Inquiétudes autour d’une boutique érotique

Des citoyens demandent sa délocalisation

Des parents et des représentants d’organismes communautaires de Châteauguay s’inquiètent de l’ouverture prochaine d’une boutique érotique doublée d’un salon de massage à proximité de l’école secondaire anglophone HS Billings. Mardi dernier, ils ont demandé au conseil municipal d’agir dans le dossier.

«La boutique est située à côté de deux pizzerias fortement fréquentées par les étudiants de Billings. Les élèves vont être en contact avec de la publicité pour le moins explicite, ils vont être appelés à croiser des gens qui pourraient être mal intentionnés. Étant citoyenne de Châteauguay et mère d’un élève de cette école, j’espère qu’on va faire ce qui est le mieux dans l’intérêt de notre jeunesse», soutient Tannis Brochu.

Mme Brochu aimerait que la Ville puisse délocaliser ce commerce qui représente selon elle une influence négative pour les adolescents. Elle prépare une pétition en ce sens.

Mardi soir lors de l’assemblée du conseil municipal, le pro-maire Daniel Kabasele a lu à Mme Brochu, la réponse du maire Sergio Pavone, présentement en vacances. Dans sa lettre, M. Pavone rappelle que ce qui relève des mœurs et de la moralité est de juridiction fédérale. Il indique toutefois que les élus châteauguois feront tout ce qui est en leur pouvoir pour encadrer sévèrement l’exploitation de ce commerce en utilisant tout ce que leur permet la réglementation municipale. Le maire Pavone suggère aussi Mme Brochu de mobiliser les citoyens afin de faire pression sur les propriétaires de cette boutique érotique.

Teddy Hoar, de la maison des jeunes Station 7, craint également l’influence néfaste de ce commerce sur les jeunes.

«Dans mon travail, je vois tous les jours l’impact négatif que la diffusion de matériel pornographique et érotique a sur les jeunes. Ils sont déjà bien assez exposés de toutes parts et n’ont pas besoin d’être sollicités davantage. La Ville ne pourrait-elle pas réglementer l’implantation de ce type de commerce en les limitant à un secteur de la municipalité, loin des écoles ?», questionne-t-il.

Chantal Brasseur, militante au sein du regroupement Femmes Vigilantes de Châteauguay, a salué la position du conseil municipal.

«On assiste à une hypersexualisation des jeunes. C’est un sujet qui nous préoccupe grandement. Nous appuyons la démarche de Mme Brochu et nous allons nous mobiliser en ce sens. Je suis heureuse de vous voir aussi préoccupés par la problématique soulevée par l’implantation de ce commerce et je souhaite que des actions soient posées pour protéger les jeunes filles et les jeunes garçons», commente-t-elle.

Le conseiller et pro-maire Daniel Kabasele, directeur d’école à la retraite, s’est dit très sensible au dossier. Quant à Paul Brunet, directeur général de la municipalité, il souligne que la Ville s’assurera que les activités du salon de massage soient légales.

La pétition préparée par Mme Brochu devrait circuler prochainement.

Nathalie Simon

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Le SFW Porn, c’est quoi?

Une photo d’un acteur porno+ des retouches avec le logiciel Paint aux endroits stratégiques= le SFW Porn. Kesako? C’est l’acronyme de Safe For Work Porn, c’est-à-dire du porno soft à mater au travail. Comprendre: sans se faire repérer.

Car ces images détournées n’ont plus rien de choquant. On voit encore ici une bouche toute langue dehors, là des corps en positions osées, mais une fois le tout recouvert d’aplats de peinture disposés sur les parties intimes, l’icono porno en prend un coup. Et vire au ridicule. «La représentation de l’acte sexuel lui-même n’a plus rien d’attirant, explique le site Fluctuat, toujours en avance d’une tendance. Seules priment les mimiques ridicules des acteurs, transformés en personnages de cartoon.»

Détournement tous azimuts

Et sur le Web, ça cartonne. Un regret? «Il n’y a pas encore de vidéos de SFW Porn, malgré les avancées en effets spéciaux permises par les nouvelles technologies», se désole l’auteur de cet article en ligne.

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