Étoile de la piste tourangelle Marie en pole (dance) position !
A 31 ans, Marie la Tourangelle est la reine de la pole dance. Elle portera les couleurs françaises (avec Caroline, de Castres), le 12 septembre, à l’Escape d’Amsterdam (la plus grande discothèque d’Europe). Douze championnes seront en lice pour un titre, celui de Miss Pole Dance, qui récompensera la meilleure Européenne.
La pole dance ? « Une danse très tendance, acrobatique et sportive, tout en ayant un soupçon de sensualité », explique Marie, qui s’entraîne au Triangle d’or et au Moving, à Tours. D’origine américaine, la pole dance date de la grande dépression de 1929, quand les prostituées se déhanchaient autour du pole (le poteau d’acier) pour aguicher le client. Vieille histoire qui n’a plus rien à voir avec la spécialité actuelle. Si ce n’est le vêtement : « Il faut un haut, un bas, des chaussures à talon : mais ce n’est pas du strip-tease, tient à préciser d’emblée Marie, assistante de gestion dans le civil. Il est interdit par la Fédération internationale de travailler dans l’industrie du nu ou de la pornographie, si l’on souhaite participer aux championnats. » Voilà qui est clair et net !
Marie, malgré un handicap visuel (elle est malvoyante) s’est passionnée pour cette danse acrobatique, mélange de gym et de danse. Faire de la pole dance en compétition, ce n’est pas une sinécure : « Je veux me frotter aux meilleures danseuses du continent, même si la pole dance est encore trop embryonnaire en France. Moi, je ne pratique que depuis un an et demi : nous, les deux Françaises, ne serons pas avantagées face aux meilleures Européennes. Mais représenter la France, c’est tellement exaltant. Et puis, c’est à nous de donner une bonne image de ce sport, si l’on veut le développer en France. »
Formée à Tours à la dure école de la danse classique, Marie consacre tout son temps libre à travailler la souplesse, l’équilibre, le stretching, l’échauffement, l’enchaînement entre les figures, autour du « pole », le poteau autour duquel il n’est jamais facile de s’enrouler : « Nous avons obligation de travailler à mains nues, toutefois nous pouvons les recouvrir de magnésie, comme pour la gymnastique. » L’entraînement est similaire à celui des autres sportifs de haut niveau : il est indispensable à qui veut progresser et tutoyer les meilleurs.
Une chorégraphie de cinq minutes
A Amsterdam comme pour chaque compétition, les candidates seront jugées sur plusieurs critères, tant esthétiques que sportifs et gymniques. « Dans les championnats, nous sommes jugées sur la présentation, la danse, les figures, les enchaînements. La pole dance, c’est une chorégraphie sur fond musical, limitée dans le temps : cinq minutes. Il ne faut donc pas se louper. »
A Amsterdam, face aux dix concurrentes venues notamment de l’Europe du Nord, où la pole dance est une institution, le niveau sera très relevé : « Nos concurrentes ont une dizaine d’années de pratique derrière elle. Mais Caroline et moi donnerons le maximum pour les battre. »






































Say something hot