Mobilisation contre le bar de danseuses L’Industri Elle
juin 15th
Posted by admin in Article de Journaux
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(Bécancour) Quatre organisations s’opposeront, lundi, devant la Régie des alcools, des courses et des jeux ((RACJ), à la demande de permis formulée par A. Allard inc. de Drummondville pour l’exploitation d’un bar de danseuses, en l’occurrence le Bar L’Industri Elle.
Il s’agit de la Ville de Bécancour, de la Sûreté du Québec, du Comité des entreprises et organismes du Parc industriel et portuaire (CEOP) de Bécancour, et de la Société du Parc industriel et portuaire de Bécancour (SPIPB).
On connaît déjà la position de la Ville de Bécancour. Dans une résolution adoptée le 2 mars dernier, celle-ci mentionnait qu’elle s’opposait «avec véhémence» à la délivrance du permis demandé pour un bar avec autorisation de spectacles (avec nudité) et danse contact au 8405, boulevard Raoul-Duchesne, dans le Parc industriel de Bécancour, soit dans le bâtiment (garage et bureau) qui abritait jusqu’à l’an dernier l’entreprise Excavation2000.
La Ville indiquait dans sa résolution qu’elle déployait de nombreux efforts pour faire de son territoire «un lieu où la qualité de vie revêt une importance primordiale permettant une synergie entre les développements social et économique» et que, dans cette perspective, elle avait su «créer un environnement où les différents usages coexistent de façon harmonieuse». Elle ajoutait que la population de Bécancour faisait sienne les valeurs de respect des personnes, de paix, de santé et de sécurité.
Le CEOP, un organisme qui représente une bonne dizaine d’entreprises dont les plus importantes du parc, ne sera pas représenté à l’audition de lundi devant la Régie des alcools à Québec mais son président, Yves Hamelin, a indiqué que l’organisme avait tenu une réunion vendredi et qu’à la suite de cette rencontre, il avait rédigé une lettre faisant part de l’opposition unanime des membres du CEOP à la demande de permis.
Selon M. Hamelin, comme ces entreprises opèrent des unités de procédés chimiques (hydrogène, peroxyde d’hydrogène, chlore, etc.) à des températures et des pressions variables, cela ne fait pas bon ménage avec l’alcool.
«Pour nous, c’est tolérance zéro, a-t-il dit. On n’a jamais accepté ça chez nous et il n’y a jamais eu même de consommation d’alcool sur le site.»
Illustrant son propos, il a mentionné que si un employé faisait un arrêt au bar à sa sortie d’usine et qu’il était rappelé au travail dans une situation d’urgence par la suite, comme pompier volontaire ou sur la brigade d’urgence, il devait être en état d’assumer ses responsabilités. C’est pourquoi l’organisme n’est pas favorable à la délivrance du permis, a-t-il fait valoir.
La SPIPB a fait savoir, de son côté, qu’elle serait représentée devant la Régie, tout comme la Ville de Bécancour, pour s’opposer à l’émission du permis. Le pdg, Me Guy LeBlanc, ou un autre, se rendra donc à Québec. Les motifs de la Société seront expliqués à cette occasion mais on croit savoir que la SPIPB n’est pas trop chaude à l’idée de voir s’ouvrir un débit de boisson dans une zone industrielle où il y a du trafic lourd. Des raisons de sécurité dans le parc, entre autres, seraient donc invoquées.
Lors de cette rencontre avec le ou les régisseurs de la Régie, le demandeur du permis, André Allard, pourra aussi faire valoir ses observations.
Source: (Marcel Aubry, Le Nouvelliste)
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