(Québec) Un bar de danseuses de Matane qui a employé une mineure en fugue perdra son permis d’alcool et de loteries pour 10 jours, a tranché la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec.

Les faits remontent à plus de deux ans. Le 7 octobre 2006, la police de Laval a informé la Sûreté du Québec de Matane qu’une jeune fille de 16 ans qui avait fui son centre d’accueil se trouvait au bar de danseuses Le Clan-Destin, sur l’avenue D’Amours, à Matane.

Les policiers de la SQ se sont alors rendus au deuxième étage du bar, où ils ont trouvé une adolescente qui correspondait à la description donnée. Interrogée, celle-ci a affirmé avoir perdu ses cartes d’identité. Mais elle a admis son identité plus tard, après avoir été identifiée par une travailleuse de la DPJ. La jeune fille a aussi mentionné qu’elle avait dansé plus tôt dans la soirée et qu’elle avait gagné 250 $.

Interrogé à son tour, le gérant du bar, Joël Bernier, a affirmé que c’est le propriétaire, Wilfrid Gauthier, qui allait chercher les filles à Montréal et qui vérifiait les cartes d’identité. Ce dernier a ensuite déclaré aux policiers qu’il avait identifié la jeune fille lors de son embauche à Montréal à l’aide d’une carte d’assurance sociale.

Dix jours

Comme M. Gauthier avait plaidé coupable, la Régie n’avait plus qu’à déterminer la sévérité de la sanction. Estimant, entre autres, que le propriétaire a «manqué de rigueur» en ne demandant qu’une carte d’assurance sociale à la jeune fille, les régisseurs ont écarté la sanction symbolique et ont opté pour une suspension de son permis d’alcool et de loteries durant 10 jours.

La sanction entrera en vigueur dès que la SQ de Matane l’exécutera. Mais le bar de danseuses peut demander un sursis et, s’il l’obtient, demander une révision auprès du Tribunal administratif du Québec.

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