La vie amoureuse des danseuses nues
déc 13th
Posted by admin in Artistes Nues
Pas facile de gérer sa vie sentimentale et sexuelle quand on exerce le métier de danseuse nue dans un bar
Inspirés par la nouvelle émission d’Anne- Marie Losique, Pole position, nous avons voulu percer les secrets intimes des danseuses nues.
Le constat de départ est que toutes les filles qui pratiquent ce métier ont de la misère à avoir une vie sentimentale stable, notamment en raison de leur difficulté à trouver un copain compréhensif. «Comparativement à la majorité des femmes, les danseuses ont davantage demal à avoir un chumstable ou des relations amoureuses saines. Ce métier est souvent rédhibitoire pour les gars, qui ont dumal à faire confiance», affirme Samantha, actuellement célibataire. Pourtant, elle préfère jouer franc jeu dès le départ quand elle rencontre quelqu’un. «Moi, je dis que je suis danseuse dès le premier jour. Si le gars n’est pas content, il va voir ailleurs.Mais, la plupart du temps, je rencontre des gens par l’intermédiaire d’amis. C’est très rare que je fais la connaissance de quelqu’un dans un bar.»
«Mon chum trouve difficile de me partager avec plusieurs hommes.»
Heureusement, certaines danseuses arrivent à avoir une vie stable en dehors de leur travail. C’est le cas de Kayla. «C’est difficile d’avoir une relation normale, mais pas impossible.
Je suis avec mon chum depuis six ans. Je l’ai connu quand je commençais à danser. Il sait pourquoi je le fais. Quand j’ai besoin d’argent, j’y vais. Je ne prends pas de plaisir à le faire; c’est d’abord et avant tout un travail. Mon chum n’apprécie pas forcément, mais il comprend», avoue-t-elle. Elle confie aussi que son copain lui a déjà demandé d’arrêter, mais que danser lui permet de gagner de l’argent facilement, parfois même beaucoup d’argent. «Mon chum trouve difficile de me partager avec plusieurs hommes. Moi, je n’ai pas l’impression qu’il me partage. Quand je danse, je joue une game. Je me coupe de ma vie réelle, j’entre dans la peau d’un personnage. Je n’ai plus d’émotions, je ne suis plus la même.»
«Quand on est danseuse, on est souvent un peu plus cochonne.»
Toutes les danseuses confient qu’elles n’agissent pas de la même façon au travail et dans la vie de tous les jours. «Quand on danse, on joue un rôle. Dans la vie privée, on reste nous-mêmes, c’est notre véritable personnalité qui ressort», explique Samantha. C’est la même chose quand elle se retrouve dans l’intimité. On peut donc dire que la sexualité des danseuses est la même que celle des infirmières ou des secrétaires. «La seule différence, c’est que, quand on est danseuse, on est souvent un peu plus cochonne que les autres, précise Samantha. On a un peu plus d’imagination, parce qu’on essaie tous les jours de trouver des choses différentes à présenter pour mettre de l’ambiance dans le bar. À part ça, ça ne change pas grand chose.» Kayla parle dans le même sens: «Je danse et je suis mère de famille, mais ma sexualité n’a pas changé pour autant.» Il ne faut pas oublier que les danseuses offrent avant tout du rêve et du fantasme.
Bisexualité
Dans l’émission Pole position, comme dans la plupart des endroits branchés, on voit de plus en plus de filles s’embrasser à pleine bouche. Est-ce une nouvelle mode? «Embrasser une fille, je vous dirais que c’est le gros de notre job, explique Samantha. Moi, je suis bisexuelle; ça ne me dérange donc pas de le faire. Quand on fait un numéro de lesbienne sur la scène d’un club de danseuses, on est assurée d’avoir un gros succès. C’est le fantasme de presque tous les hommes de voir deux femmes s’embrasser et se toucher. Dans les bars branchés, une fille qui a pris un petit verre de trop et qui a le goût de frencher n’a qu’à se pogner une fille et à l’embrasser. Elles se laissent plus facilement aller qu’avant. Et puis, si on embrasse une autre fille, on ne se fait pas traiter de salope, alors que si on embrasse n’importe quel gars dans un bar, on est une salope aux yeux des autres.» Il semblerait d’ailleurs que plusieurs danseuses nues sont bisexuelles et se laissent facilement aller sur scène. Elles se font plaisir et, en plus, c’est payant!
Source: Canoë
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Perquisition aux danseuses
juin 24th
Posted by admin in Article de Journaux
Les policiers et enquêteurs du service de police de Saint-Jérôme ont perquisitionné trois bars de danse contact dans la ville de Saint-Jérôme. Les établissements Body-Shop, Studio 378 et Séduction ont reçu la visite des limiers le jeudi 19 juin vers 20 h 30.
Suite à plusieurs semaines d’enquête sur les activités illicites dans ces bars de danse contact, les policiers ont réuni assez d’éléments de preuve pour des actes de sollicitation de faveurs sexuelles, pour obtenir trois mandats de perquisition. Plus d’une trentaine de policiers ont participé aux opérations qui se sont déroulées simultanément dans les trois bars.
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Bilan
Au total, c’est plus de trente danseuses (dont une d’âge mineur), sept portiers, trois serveuses et un client, sur les 27 clients présents sur les lieux, qui feront face à des accusations d’avoir tenu et de s’être tenu dans une maison de débauche. Aussi une employée sera accusée de voies de fait sur un agent. Une petite quantité de stupéfiants ainsi qu’un nombre important de préservatifs ont été saisis dans ces établissements.
Les personnes arrêtées lors de cette perquisition ont été libérées en fin de soirée et feront face à ces accusations par voie de sommation au cours des prochaines semaines.
par isabelle houle
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Dossier Archive : Les danseuses mettent le Lap Dancing sur la table
juin 16th
Posted by admin in Article de Journaux
* Cet article a paru dans le numéro de mars-avril de La Gazette des femmes. Printemps 1996
Les danseuses mettent le Lap Dancing sur la table
par Pascale Navarro*
Étonnamment, le lap dancing n’est pas nouveau. Ici et là, la danse-contact se pratiquait en toute discrétion… Si, au cours de la dernière année, le sujet s’est soudainement retrouvé sous les feux des médias, c’est que les danseuses ont décidé d’en parler ouvertement.
Parce que cette pratique est fort lucrative, pour les danseuses bien sûr mais surtout pour les tenanciers de bars, et que les clients y voient un bon « rapport qualité-prix », le lap dancing a connu une expansion fulgurante au cours des derniers mois. Si bien que les bars qui n’offrent que des « danses straight » et se refusent à ce genre de « services » connaissent des heures difficiles: certains auraient subi une baisse de fréquentation de 60% selon l’évaluation de danseuses. Dans ces conditions, on le devinera, les danseuses ont de moins en moins le choix: pour se maintenir dans le métier, elles sont quasi obligées, pour quelques dollars de plus, de se laisser toucher par les clients.
« Pas question! », se sont élevées, dès 1994, des danseuses de Toronto, indignées du glissement équivoque de leur métier: pour elles, la danse-contact est définitivement une forme de prostitution. Quelques mois plus tard, le mouvement de résistance atteignait Montréal: ainsi, en septembre 1995, une vingtaine de danseuses manifestaient devant le palais de justice pour les mêmes raisons que leurs collègues torontoises.
Les moyens de se faire respecter
L’automne dernier, le propriétaire d’un établissement de Montréal décidait d’offrir des danses-contacts et, pour ce faire, installait un isoloir. Le soir même, les danseuses faisaient la grève et obtenaient la démolition de l’isoloir… Va pour l’exemple, mais on ne retrouve pas cette audacieuse solidarité dans tous les bars, et pour cause! Lors du mouvement de protestation à Montréal, une danseuse a révélé que son employeur l’avait menacée de lui faire casser les jambes si elle dénonçait les « danses à 10$ » dans l’établissement où elle travaillait. Pour une qui ose transgresser la loi du silence, combien se taisent par crainte de représailles?
C’est pourquoi, dans la plupart des cas, les danseuses ont plutôt réclamé que les municipalités interviennent pour interdire la danse-contact en appliquant les règlements existants. Ainsi, à Toronto, c’est en invoquant le Règlement sur la santé et la sécurité publiques que la Ville a interdit le lap dancing. Les associations de bars et spectacles ont bien interjeté appel, mais la décision a été maintenue dans un jugement rendu en octobre 1995. À Montréal, on a recours au règlement de la Régie des permis et alcools du Québec qui interdit aux employés de bar de se mêler aux clients. Avec un succès relatif cependant puisque, le règlement ayant été déclaré inconstitutionnel, le lap dancing continue de se pratiquer. Bien que la cause soit devant les tribunaux, le gouvernement l’ayant portée en appel, les forces de l’ordre ne se privent pas d’intervenir. La police dit s’en prendre d’abord aux bars, mais, comme dans le cas de la prostitution, les danseuses sont aussi mises à l’amende.
Bref, pendant que se déroulent ces joutes autour des lois et règlements, on nage toujours en plein vide juridique. Et les danseuses, adversaires ou partisanes de la danse-contact, en font les frais, si on en croit Minni Alakkatusery, jeune féministe, qui coordonne l’organisation d’un colloque sur la prostitution qui se tiendra en mai 1996 à l’UQAM. « Le flou juridique se répercute sur les danseuses: les clients se disent que si le lap dancing est répandu, ils peuvent demander ça à toutes les danseuses. Je trouve légitime que certaines veulent faire des danses à 10$ ou plus, mais il faudrait que celles qui refusent ne soient pas pénalisées. »
S.O.S.: solidarité féministe demandée
Les groupes féministes ne devraient-ils pas intervenir dans ce débat? Après tout, certaines femmes du milieu sont forcées de pratiquer la danse-contact, alors que celles qui choisissent de le faire ne peuvent pas à cause du flou juridique que la police invoque pour les arrêter. D’une manière ou d’une autre, le problème demeure: ce sont les femmes qui écopent.
« Je pense qu’à l’intérieur du mouvement des femmes, les travailleuses du sexe sont discréditées, déplore Minni Alakkatusery. Elles sont encore vues comme étant toutes des femmes manipulées. Personnellement, je pense qu’elles font ce travail librement, par choix. Le problème, c’est qu’elles sont invisibles, sans voix, pas reconnues. En ce sens, elles sont facilement réprimées: si on reconnaissait leur choix, elles seraient moins exploitées. »
Marie-Andrée Bertrand, criminologue à l’Université de Montréal, croit aussi que le féminisme n’accorde pas assez de crédibilité aux femmes du « milieu ». « Autant je suis prête à m’engager demain matin contre la traite des mineures, autant je ne suis pas d’accord pour interférer avec le choix de femmes adultes. Ce n’est pas à moi de les juger si elles veulent gagner de l’argent avec des rapports sexuels. Dans le cas du débat sur la danse-contact, je pense que les pratiques d’un établissement doivent être claires: si ça fait partie des règles du bar, la danseuse sait à quoi s’attendre et dans quoi elle s’engage. »
Porte-parole de l’Association québécoise des travailleurs et travailleuses du sexe, Claire Thiboutot renchérit: « Peut-on être pour ou contre le lap dancing? C’est mal poser la question. Prenons l’exemple de l’avortement: ce n’est pas parce qu’on est pour le libre choix qu’on est pour l’avortement. D’un côté, celles qui font de la danse à 10$ disent offrir un service sexuel différent, et qu’il y a une demande pour ça. D’un autre côté, c’est sûr qu’il y a des conséquences pour les femmes qui dansent à 5$, parce que, effectivement, la danse à 10$ devient de plus en plus populaire et prend une grande place sur le marché. La décriminalisation clarifierait les choses… Moi, je propose qu’on définisse localement, bar par bar, la vocation de l’établissement… Le plus important, c’est que les femmes continuent de pouvoir exercer un libre choix. »
« À mon avis, conclut Frances Shaver, sociologue de l’Université Concordia qui travaille avec des prostituées de Montréal, Toronto et San Francisco, ce sont les conditions dans lesquelles travaillent ces femmes qui sont déplorables, pas leur travail. »
Mais pour réussir à obtenir la décriminalisation, les travailleuses du sexe doivent être soutenues par d’autres femmes. C’est à cette condition qu’elles pourront proposer de nouvelles règles du jeu.
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Dossier Archive: La décriminalisation des danses contacts au Canada
juin 13th
Posted by admin in Danse Contact
La décriminalisation des danses contacts au Canada : La loi sur l’indécence et l’évolution de la société
Par Mélodie, 2005
Les performances de danseuses nues existent au Canada depuis un bon moment. Les premiers strip-teases sont apparus dans les cabarets au cours des années 50 avec le burlesque. Depuis, les danses nues sont pratiquées légalement au Canada.
Les danses-contact ont fait leur apparition au courant des années 90. Les établissements de danses érotiques qui permettaient les danses-contact ont toujours fait l’objet de répression et de contrôle judiciaire. En 1999, la Cour suprême affirme que les mœurs de la société ont évolué et annonce que les danses-contact sont légales au Canada.
LA LOI SUR L’INDÉCENCE
La première Loi sur l’indécence remonte en Angleterre, le common law disposait d’une infraction « d’outrage à la pudeur. » L’indécence était considérée comme une offense aux normes de la convenance et un danger au maintient de l’ordre moral. Le premier jugement en vertu de la Loi sur l’indécence a été effectué dans l’affaire Sydley en 1963 où un homme s’était montré nu sur son balcon.
Au Canada, la première loi qui criminalise l’indécence a été adoptée dans le Code criminel canadien en 1892. En 1931, une infraction relative à la nudité dans un lieu public a été ajoutée aux dispositions du Code criminel. La Loi sur l’indécence a finalement été modifiée en 1954 pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui :
Dispositions du Code criminel
PARTIE V INFRACTIONS D’ORDRE SEXUEL, ACTES CONTRAIRES AUX BONNES MOEURS, INCONDUITE
Article 173
(1) Est coupable d’une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire quiconque volontairement commet une action indécente :
(a) soit dans un endroit public en présence d’une ou de plusieurs personnes;
(b) soit dans un endroit quelconque avec l’intention d’ainsi insulter ou offenser quelqu’un. Article 174
(1) Est coupable d’une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire quiconque, sans excuse légitime, selon le cas :
(a) est nu dans un endroit public;
(b) est nu et exposé à la vue du public sur une propriété privée, que la propriété soit la sienne ou non.
(2) Est nu, pour l’application du présent article, quiconque est vêtu de façon à offenser la décence ou l’ordre public.
Les autres infractions du Code criminel qui comporte la notion d’indécence :
Alinéa 163(2)b) Spectacle indécent
Article 167 Représentation théâtrale indécente
Deux principes sont généralement évalués pour déterminer si un acte est indécent ou non. Les actes ne doivent pas outrepasser la norme sociale de tolérance et les actes ne doivent pas causer de préjudice à la société.
LE JUGEMENT DE LA COUR SUPRÊME DANS LE PROCÈS DU PUSSY CAT – 1993
Dans l’affaire du Pussy cat, cinq personnes ont été accusées d’avoir tenu une maison de débauche à des fins de pratique d’actes d’indécence. Les danseuses qui y travaillaient, recevaient leurs clients dans une chambre privée. Les clients pouvaient se dévêtir et se masturber devant les posent suggestives des danseuses. Ces dernières simulaient, elles aussi, la masturbation et l’utilisation de vibrateurs était une pratique courante lors des performances. Les contacts entre les clients et les danseuses étaient strictement interdits par le propriétaire du Pussy cat.
En 1993, la Cour suprême statue que les activités exercées au Pussy cat ne sont pas indécentes et qu’un individu peut se masturber devant une danseuse dans une chambre privée. La décision de la Cour s’est appuyée sur les éléments suivants : absence de contact, absence de préjudice, consentement éclairé à l’accomplissement des actes, absence de plaintes et similitude avec les spectacles de danseuses nues qui sont acceptés par la société.
Le tribunal a également statué que les actes de masturbations de la part des danseuses et des clients ne pouvaient être considérés comme de la prostitution compte tenu de l’absence de contact entre les clients et les danseuses. Un témoin expert a aussi affirmé que la masturbation est une pratique exercée par la majorité des citoyens et qu’elle est une pratique acceptée par la société. Même si les actes étaient accomplis dans un lieu considéré public, les jugent ont déterminé que le caractère privé des chambres permettait à deux adultes consentants de jouir d’une intimité suffisante. Si les actes avaient été exposés aux regards des gens, les jugent auraient probablement considéré ces actes comme étant indécents.
Les juges ont finalement décidé que les pratiques exercées au Pussy cat n’étaient pas indécentes. Les propriétaires du Pussy cat ont été acquittés et les danseuses de l’établissement ont pu reprendre leur travail.
LE JUGEMENT DE LA COUR SUPRÊME DANS LE PROCÈS MARA – 1997
Patrick Mara était le propriétaire de la taverne Cheaters située à Toronto. L’établissement servait de l’alcool et de la nourriture et offrait des services de divertissement pour adulte. Patrick Mara et son gérant, Allan East, responsable des divertissements, ont tous deux été accusés en vertu de la Loi 167 pour avoir permis la présentation de spectacles indécents. Les spectacles impliquaient des contacts sexuels entre les danseuses et les clients. Les clients pouvaient caresser et embrasser les seins des danseuses, ceux-ci pouvaient également se masturber mutuellement.
Dans ce procès, les juges ont statué que les activités étaient indécentes et causaient préjudice aux autres spectateurs présents dans la taverne. Les attouchements pouvaient être effectués à la vue de tous et outrepassaient la norme de tolérance sociale. Ils ont également décidé que les attouchements aux organes génitaux entre les clients et danseuses étaient préjudiciables à la société puisque selon eux, ces actes dégradent et déshumanisent les femmes, banalise la sexualité et contreviennent à la dignité et l’égalité des individus. Les jugent ont dit que les attouchements mettaient les danseuses et les clients à risque de contracter une maladie infectieuse. Ils ont décidé que les danseuses pratiquaient une forme de prostitution.
Contrairement à l’affaire du Pussy cat où se sont les actes pratiqués en privé qui devaient être qualifiés ou non d’indécents, ce sont les spectacles de la taverne Cheaster qui ont été jugés indécents. En 1997, la Cour a décidé dans l’affaire Mara, en vertu de l’article 167 de la Loi C-46 du Code criminel, que les attouchements aux seins et aux fesses causaient préjudices aux danseuses.
LE JUGEMENT DE LA COUR SUPRÊME DANS LE PROCÈS TREMBLAY – 1999
Tout juste deux ans après que la Cour suprême a condamné les attouchements entre les clients et les danseuses dans l’affaire Mara, la Cour suprême statue que les danses-contact sont légales au Canada.
Thérèse Blais Pelletier, propriétaire d’un club de danseuse situé à Joliette, dans la province de Québec, est accusée de permettre des actes indécents et de tenir une maison de débauche. À la fin du procès, les juges ont décidé que les danses-contact qui étaient pratiquées dans les isoloirs dont les rideaux sont partiellement ouverts ne constituent pas des actes indécents. La Cour a également mentionné que les seins et les fesses ne sont pas des organes génitaux et que les normes de tolérance de la société vis-à-vis les attouchements aux seins et aux fesses ont changé, ces pratiques sexuelles sont maintenant admises par la société.
Le 13 décembre 1999, la Cour suprême du Canada affirme que les attouchements aux seins et aux fesses des danseuses à l’intérieur des isoloirs ne peuvent être qualifiés d’indécents et annonce que les danses-contact sont légales au canada.
LA NORME DE TOLÉRANCE DE LA SOCIÉTÉ : UN CONCEPT QUI VARIE
C’est la Cour qui possède le pouvoir de décider si des actes sont tolérables ou non selon les standards de la norme de tolérance de la société. Les juges doivent évaluer le degré de préjudice qui peut résulter de la pratique d’actes sexuels. Ils vont notamment tenter d’évaluer si les actes sont nocifs pour la société et permettent à des personnes d’adopter des comportements antisociaux.
Ce qu’une société accepte et tolère peut changer et c’est la raison pour laquelle les jugent doivent tenir compte du contexte dans lequel se sont accomplis ces actes. Par exemple, la norme de tolérance de la société varie souvent en fonction du lieu où l’acte se pratique et de la composition de l’auditoire. On peut, par exemple, déterminer en partie que la société tolère les actes pratiqués dans un club de danseuses lorsqu’il n’y a aucune plainte de la part des voisins ou des clients.
En ce qui concerne le Canada, la danse-contact ne contrevient plus aux dispositions du Code criminel sur l’indécence. La Cour suprême a appuyé son raisonnement sur le fait que les mœurs de la société ont changé et cette activité est maintenant admise socialement. Les danseuses qui, dans un isoloir, permettent à leurs clients de toucher leurs seins et leurs fesses peuvent dorénavant le faire sans craindre d’être arrêtées et criminalisées.
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