Prostitution: l’Etat va mettre au pas les salons de massage

Genève | Le canton souhaite mieux contrôler le marché du sexe. Il sera interdit aux mineurs de 16 et 17 ans de se prostituer.
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Aussi incroyable que cela puisse paraître, une jeune fille (ou un jeune garçon) de 16 ans peut en toute légalité s’adonner à la prostitution en Suisse. Ce ne sera toutefois bientôt plus le cas à ­Genève. Le Conseil d’Etat a décidé de mettre le holà dans le cadre d’une nouvelle législation qui vise à mieux contrôler les nouvelles formes de prostitution: les salons de massage et les agences d’escorte.

En raison d’une lacune de la législation fédérale, le jour anniversaire de la majorité sexuelle autorise les postadolescents à faire ce qu’ils veulent de leur corps, y compris en faire commerce s’ils sont consentants. A Zurich, une agence d’escorte se vantait récemment de ne proposer que des filles de 16 à 21 ans (nos éditions du 13 novembre 2008).

En Suisse romande, les cas semblent rares, mais Laurent Moutinot veut clarifier les choses. Et sans attendre une législation fédérale, exigée notamment par l’Association pour la protection de l’enfance: «Oui, je prends le risque que ce ne soit pas tout à fait conforme au droit supérieur, explique le conseiller d’Etat. Mais je pense qu’il est de mon devoir d’agir.»

Reprendre le contrôle

Si elle est spectaculaire, la décision de rendre illégale la prostitution des mineurs s’inscrit en réalité dans un cadre plus large et important qui vise à reprendre le contrôle de tout un pan du marché du sexe: celui qui a pour cadre les salons de massage et les agences d’escorte.

Le projet de loi adopté hier par le Conseil d’Etat entend donner à la police les instruments pour surveiller ces nouvelles formes de prostitution et fournir à l’administration les compétences de sanctionner les abus qui y seraient décelés.

«La Brigade des mœurs nous a expliqué qu’elle maîtrisait la prostitution «classique» (dans la rue ou en cabaret) avec la réglementation actuelle, poursuit le chef du Département des institutions. En revanche, elle est dépourvue de moyens ­concernant les salons ou les agences. Aujourd’hui, faute de dispositions légales, on ne peut fermer ces lieux.»

Mesures administratives

Le projet de loi reprend des dispositions éparses sur la réglementation de ce qui serait le plus vieux métier du monde et innove en incluant des devoirs et des sanctions à l’adresse des responsables de salons de massage et d’agences. Leurs tenanciers devront ainsi – tout comme les professionnelles – s’annoncer aux autorités compétentes. Et si des infractions devaient être constatées, l’autorité administrative pourrait fermer le lieu, voire interdire au responsable d’exploiter tout autre salon ou agence pour une durée de dix ans.

Le Conseil d’Etat se décide aujourd’hui à agir parce que cette «activité économique» (dixit le Tribunal fédéral) est en plein essor. Alors que 350 personnes se consacraient officiellement à la prostitution en 1990, on en comptait 800 en 2004 et… 2070 en octobre 2008. Aujourd’hui, 140 salons de massage et 15 agences d’escort girls se font concurrence à Genève et marchent sur les pieds d’autres belles de nuit.

Selon Laurent Moutinot, Neuchâtel, qui a adopté une loi similaire, a vu le nombre de salons baisser de manière significative. «Cette problématique concerne tous les cantons, ­conclut le magistrat. Il n’est du reste pas impossible qu’un ­concordat romand sur la prostitution voit le jour.»
Source : [ Tribune de Genève ]

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Prostitution: les filles passent au salon de massage érotique

Depuis quelques années, la prostitution valaisanne s’est déplacée des cabarets vers les salons de massage. Cette situation complique la tâche des associations de prévention.

Ils étaient des lieux incontournables du monde de la nuit, connus loin à la ronde pour leurs spectacles affriolants. Ils ne le sont plus. Le Brasilia et le Galion, deux cabarets de la capitale sédunoise, ont mis la clé sous le paillasson, remplacés par des discothèques. Selon l’un des anciens propriétaires, la cause de ces fermetures est facile à expliquer: «Lorsqu’en 2004, le gouvernement a limité l’obtention du permis L aux artistes de l’Union européenne, cela a été le début de la fin. Il n’a plus été possible de faire venir des danseuses d’Afrique du Nord ou d’Asie. Elles étaient les seules à proposer des shows de qualité appréciés par nos clients.»

Si du côté des tenanciers, on déplore cette action, au Service cantonal de la population et des migrations, on se félicite de la mesure: «Le permis L n’est pas responsable de la mort des cabarets. Avant 2004, la situation financière était déjà difficile. Les night-club souffraient de la concurrence avec les salons de massage moins chers et plus discrets. L’attribution du permis L a été limitée car nous savions que certaines filles des cabarets arrivaient en Suisse par des filières mafieuses. L’objectif était donc d’enrayer cette traite des blanches», souligne Françoise Gianadda, cheffe de service.

Mais tous ne partagent pas ce point de vue, notamment les organisations de défense des prostituées. «Quand les filles se sont rendu compte qu’il n’était plus possible de rejoindre la Suisse grâce au permis L, croyez-vous qu’elles ont décidé d’attendre des jours meilleurs? Ou de reprendre leurs études?». Joanna Pioro Serrand, coordinatrice à l’association Aspasie qui vient en aide aux prostituées, déplore cette mesure. Selon elle, l’abandon du permis L n’a pas apporté de réponse claire à la question de la prostitution. «Le problème s’est simplement déplacé des cabarets vers les salons de massage.»

Prévention de plus en plus difficile

Cette situation nouvelle complique la tâche de l’antenne Sida du Valais romand, active dans le milieu de la prostitution. «Avant, notre médiatrice était bien accueillie dans les cabarets. Elle y avait pris ses habitudes et le courant passait bien avec les filles. Dans les salons de massage, c’est beaucoup plus difficile, ne serait-ce que pour les contacter. C’est un milieu très fermé», explique Valérie Morard Ducrey, coordinatrice de l’antenne. Selon elle, les cabarets avaient aussi l’avantage de proposer des contrats de travail aux artistes. Les filles avaient donc des droits, notamment une assurance maladie et un accès facile à des conseils de prévention. Dans les salons, la situation est plus nébuleuse. La loi du silence règne. Les filles sont à la merci de leur souteneur.

Autre problème soulevé cette fois par Joanna Pioro Serrand, dans les cabarets, il y a une sorte de hiérarchie entre les filles. Les plus anciennes apprennent les ficelles du métier aux plus jeunes, elles se soutiennent en cas de problèmes. Maintenant les filles sont livrées à elles-mêmes. Et comme la concurrence est rude avec notamment une offre qui dépasse la demande, les prostituées sont prêtes à accepter des rapports non protégés ou à casser leurs prix.

Le problème se déplace

D’après la loi concernant les dossiers de police judiciaire, «Toute personne s’adonnant à la prostitution ou désireuse de s’y adonner est tenue de s’annoncer sans délai à la police cantonale». Selon Jean-Marie Bornet, porte-parole de la police cantonale, des contrôles fréquents sont effectués pour vérifier si les registres sont tenus à jour. Françoise Gianadda, cheffe du Service des étrangers, dresse un bilan positif de cette mesure: «Peu de filles en situation irrégulière ont été appréhendées.» Mais ces contrôles se limitent à l’autorisation de séjour et de travail. La question de la prévention n’est pas abordée ici.

Offres sur l’internet

Plus préoccupant, l’avènement de l’internet complique également la tâche de la police et des spécialistes de la prévention. Un vaste marché parallèle s’est développé dans lequel les salons essaient même de recruter des filles de la région. En témoigne ce message trouvé en deux clics sur un grand site d’annonces gratuites: «Vous êtes une femme avec du charme? Vous désirez arrondir vos fins de mois et joindre l’utile à l’agréable? Je peux vous aider, le tout dans la discrétion et le respect. Région de Sion.» Plus loin sur le site, une autre annonce interpelle: «Jeune femme de 25 ans, divorcée et avec des problèmes financiers, propose ses services pour arrondir les fins de mois difficiles.»

Et elle n’est pas la seule dans ce cas. Selon Valérie Morard Ducrey, ce genre de prostituées occasionnelles échappent totalement à toute forme de prévention alors qu’elles sont très exposées aux risques puisqu’elles travaillent en dehors des structures habituelles et qu’elles débarquent au milieu d’un univers qu’elles ne connaissent pas. Le problème est donc loin d’être résolu, le plus vieux métier du monde a encore de belles nuits devant lui.

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Entreprise cherche secrétaire pour massage érotique

Agence France-Presse

Bucarest

Secrétaire. Salaire: 1000 euros. Fiche du poste: gérer la correspondance et la documentation, puis … faire des massages relaxants au chef, du body massage et des massages érotiques. Une Roumaine a découvert avec stupéfaction les clauses de son contrat de travail, trois jours après sa signature.

«En plus de ses tâches d’assistante de direction, la fiche du poste prévoyait le massage érotique et le body-massage», a déclaré vendredi à l’AFP une inspectrice du travail du département de Sibiu (centre). Elle a précisé que la femme avait démissionné après avoir découvert les termes du contrat.

Selon l’inspection locale du travail, la formulation du contrat n’est pas illégale, mais une inspection sera conduite prochainement dans cette compagnie de construction.

«Le seul problème, c’est que la femme n’était pas masseuse, mais assistante, si elle avait été masseuse, ces tâches auraient été normales», a cependant estimé l’inspectrice.

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