Les strip-teaseuses suédoises sur Internet poursuivies par le fisc

2910186STOCKHOLM (AFP) — La Suède a mis sous surveillance rapprochée les strip-teaseuses sur Internet, soupçonnées de gagner des sommes importantes en se déshabillant devant les webcams sans s’acquitter de leurs impôts, a indiqué jeudi à l’AFP un inspecteur fiscal du pays nordique.

« Nous devions faire quelque chose. Nous voulons que toutes ces filles soient en règle avec le système », a déclaré Dag Hardyson, chef de projet chargé du commerce en ligne au sein l’administration fiscale suédoise, à l’AFP.

Le marché du strip-tease sur Internet représente près de 40 millions de couronnes (3,7 millions d’euros) selon les autorités du pays scandinave, qui pense réclamer la moitié au titre d’impôts.

Le contrôleur des impôts et son équipe ont dû faire de nombreuses visites sur des sites pornographiques pour tenter de trouver des fraudeuses.

« Nous avons également dû faire du travail manuel. Nous avons identifié les sites internet, puis nous les avons visités. Nous avons regardé les filles et ensuite nous avons téléchargé leurs contacts et leurs photos », a expliqué M. Hardyson.

Environ 200 strip-teaseuses soupçonnées de frauder le fisc -sur les 300 à 500 qui pratiqueraient cette activité sur Internet- ont déjà été recensées par l’équipe de M. Hardyson, qui suggère cependant que toutes ne sont peut être pas de mauvaise foi.

« Ce sont des très jeunes filles donc évidemment il pourrait s’agir d’un manque d’information sur la façon d’être en règle ». La plupart des femmes concernées ont moins de 25 ans, observe le fonctionnaire.

Mais pour les enquêteurs chargés d’écumer le web et de faire des visites hebdomadaires sur les sites érotiques, la fraude fiscale des strip-teaseuses est « un problème croissant ».
Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés.

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Les strip-teaseuses suédoises sur Internet poursuivies par le fisc

STOCKHOLM (AFP) — La Suède a mis sous surveillance rapprochée les strip-teaseuses sur Internet, soupçonnées de gagner des sommes importantes en se déshabillant devant les webcams sans s’acquitter de leurs impôts, a indiqué jeudi à l’AFP un inspecteur fiscal du pays nordique.

« Nous devions faire quelque chose. Nous voulons que toutes ces filles soient en règle avec le système », a déclaré Dag Hardyson, chef de projet chargé du commerce en ligne au sein l’administration fiscale suédoise, à l’AFP.

Le marché du strip-tease sur Internet représente près de 40 millions de couronnes (3,7 millions d’euros) selon les autorités du pays scandinave, qui pense réclamer la moitié au titre d’impôts.

Le contrôleur des impôts et son équipe ont dû faire de nombreuses visites sur des sites pornographiques pour tenter de trouver des fraudeuses.

« Nous avons également dû faire du travail manuel. Nous avons identifié les sites internet, puis nous les avons visités. Nous avons regardé les filles et ensuite nous avons téléchargé leurs contacts et leurs photos », a expliqué M. Hardyson.

Environ 200 strip-teaseuses soupçonnées de frauder le fisc -sur les 300 à 500 qui pratiqueraient cette activité sur Internet- ont déjà été recensées par l’équipe de M. Hardyson, qui suggère cependant que toutes ne sont peut être pas de mauvaise foi.

« Ce sont des très jeunes filles donc évidemment il pourrait s’agir d’un manque d’information sur la façon d’être en règle ». La plupart des femmes concernées ont moins de 25 ans, observe le fonctionnaire.

Mais pour les enquêteurs chargés d’écumer le web et de faire des visites hebdomadaires sur les sites érotiques, la fraude fiscale des strip-teaseuses est « un problème croissant ».
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le gouvernement devrait-il mettre sont nez dans les bar de danseuses et les webcams au Québec?

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Montréal est le plus important centre de pornographie en ligne au Canada

MONTREAL — En passant les portes en verre de l’entreprise 2 Much Internet Services et on peut voir une entreprise en produits et services électroniques tout à fait habituelle – on y voit des murs en briques et des gens qui tapent au clavier.

Mais à l’écart du bureau principal, dans une pièce décorée avec des motifs de la jungle et dans laquelle se trouve Violet Manson, on voit bien plus que des briques.

« J’ai des ballons », indique cette hôtesse à peine vêtue à l’auditoire de son site de clavardage pornographique, tout en s’étirant pour fouiller dans un sac près d’elle. Peu après, elle sort un ballon et le gonfle jusqu’à ce qu’il éclate.

« Il y a un engouement pour le fétichisme du ballon », affirme Mme Manson, une jeune femme aux yeux bruns et aux lèvres rouges. Les gens sont prêts et disposés à payer cher – 5 $ la minute pour une session de clavardage privé – pour voir ces ballons éclater.

« C’est nouveau pour moi, mais il y a plusieurs clients qui s’adonnent au fétichisme du ballon, alors nous les accommodons. »

Violet Manson est l’une des nombreuses filles webcameurs qui travaillent dans le secteur florissant du divertissement en ligne pour adultes de Montréal, un secteur qui, selon certains, fait partie de la troisième plus importante industrie pornographique au monde, après celles de Los Angeles et d’Amsterdam.

« Montréal figure au sommet en ce qui concerne les produits de réalisation, affirme Michael Plant, un entrepreneur établi à Québec qui travaille en divertissement pour adultes. Il organise également un congrès à Montréal en août qui réunira des centaines de fournisseurs de contenu en ligne pour adultes.

Montréal a toujours été la femme fatale des villes canadiennes. Elle était reconnue pour sa vie nocturne avant les mesures de répression durant les années 1950, même si les bars de danseuses, les boutiques érotiques et les services d’escorte et d’échangisme y prospèrent toujours de nos jours. Au cours des dernières années, une industrie prolifique de films pornographiques a été ajoutée à tout cela.

La croissance dans le secteur de la pornographie en ligne est tout à fait naturelle, parce que Montréal est une plaque tournante en technologie de l’information, croit Greg Jones, directeur général de 2 Much Internet Services et de LiveCamNetwork 2.0.

« Nous avons les grandes entreprises en jeux électroniques. Nous avons plusieurs producteurs en graphisme informatique notoires. »

Pour sa part, Michael Plant croit que l’ouverture d’esprit des Québécois y est également pour quelque chose.

« Les filles sont moins gênées de poser nues ou d’avoir des relations sexuelles devant la caméra, comparativement aux filles de l’Ontario, par exemple », a-t-il dit.

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