Pourquoi les hommes paient pour du sexe?

Une forte proportion d’hommes dans le monde achète du sexe. Plusieurs experts arguent que c’est l’appétit sexuel des hommes et non le choix des prostituées qui guident le marché du sexe.

Les chercheurs ne s’entendent pas sur les motifs qui mènent les hommes à payer pour du sexe.

Certains parlent d’une soupape pour des problèmes psychologiques ou affectifs, d’autres de motivations chauvines et de fantasmes de domination et de contrôle.

Aux États-Unis, les policiers ont arrêté environ 78 000 personnes en 2008 pour des crimes reliés à la prostitution, selon le Bureau fédéral d’Investigation. Seulement 10% des personnes arrêtées sont des proxénètes, en grande majorité des hommes.

Certains tombent aussi amoureux des prostituées, pensant qu’ils ont une relation de confiance et d’ouverture avec ces femmes. Même s’ils paient, ils ont l’impression de vivre quelque chose de vrai. Qui plus est, les relations avec les prostituées ne sont jamais compliquées et ces filles ne refuseront jamais des rapports sexuels.

En tout, 16% des hommes américains paient pour des services sexuels. Selon une étude datant de 2000 et réalisée auprès de 998 prostituées et 83 danseuses nues à Los Angeles, 28% des consommateurs de prostitués et près de 50% des amateurs de danseuses nues sont des clients réguliers.

En Hollande, 14% des hommes ont déjà acheté du sexe alors que 40% des hommes l’ont fait en Espagne. Notons que ces deux pays ont légalisé la prostitution.

En Allemagne, où la prostitution est aussi légale, l’organisme berlinois HYDRA estime que le 3/4 des Allemands a eu recours à des services sexuels. Ce chiffre est toutefois contesté par d’autres études.

En Thaïlande, la prostitution est illégale, mais tolérée. Une étude suggère que 95% des hommes ont déjà eu recours aux services d’une prostituée.

Toutes ces informations proviennent d’un article très exhaustif de Scientific American.

Share/Save/Bookmark

Le strip-tease, un effeuillage devenu bien sage

Acte à vocation artistique, spectacle de critique sociale… Sous le couvert de l’alibi culturel, le strip-tease a perdu un peu de son aura érotique. Notre journaliste est partie à la découverte du monde de l’effeuillage. On vous en dévoile un peu plus à 18 heures avec la deuxième partie de ce reportage.

1965, Marguerite Duras interviewe une certaine Lolo Pigalle pour les spectateurs de l’ORTF.
« - C’est un vrai travail, le strip-tease ?
- Oui, c’est un vrai travail parce que s’il est bien fait, c’est quand même ­artistique. »
Un demi-siècle après l’interview durassienne, le « vrai travail » du strip-tease est volontiers occulté au profit de « l’artistique ». Le terme même de strip-tease est récusé, jusqu’au Crazy Horse, lieu historique de l’effeuillage. Aujourd’hui, ses beautés plastiques paradent en petite tenue plus qu’elles ne se dénudent, et doivent être appelées danseuses. On y nie tout lien de parenté avec les lap dance modernes (où les filles se déshabillent lascivement sur les genoux des clients), lesquels lap ­dance tiennent aussi à distinguer leurs danseuses des strippeuses de Pigalle (ou assimilées)… Et ainsi de suite. La course au supplément d’acte­ artistique - gage de vertu - est sans fin, et toujours d’actualité.

A contrario, dans le milieu des théâtres et festivals « respectables », on se pique très régulièrement, ces dernières années, de revisiter le mythique strip-tease. Avec plus ou moins de bonheur et sans véritable trouble apparent. Ainsi, en 2006, la maison de production néerlandaise Victoria commande à sept chorégraphes de renom un numéro de strip-tease avec de vraies professionnelles, pour créer le spectacle Nightshade. Wim Vandekeybus, Claudia Triozzi, Caterina Sagna, Vera Mantero, Alain Platel, entre autres, se lancent sans hésiter, les journalistes accourent, le public afflue et applaudit consciencieusement. Mais rien de révolutionnaire dans l’opération, si sophis­tiquée puisse-t-elle être sur le plan esthétique. La figure de la femme ­fatale est là, comme celle de la bimbo aux attributs ad hoc, ou de l’interprète toute en rondeurs de burlesque nouveau (1). Rien de bouleversant non plus. L’émoi se fait désirer. Faut-il en conclure que nos artistes avec un grand A rhabillent le strip-tease en le chargeant d’atours culturels ?


Dans son Histoire et sociologie du strip-tease
, publié en 1969, Jean Charvil fournit la définition du Petit Larousse : « N.m. (de l’anglais to strip, déshabiller, et to tease, agacer). Déshabillage suggestif exécuté en public sur une musique de fond ou de danse. » Le Petit Robert de 1996 évoque, quant à lui, un « spectacle de cabaret au cours duquel une femme, ou parfois un homme, se déshabille progressivement en musique ». Où est donc passé le « suggestif », fauteur de troubles ?

Avant même d’être baptisé strip-tease
, l’effeuillage a entretenu avec le monde de l’art des liens étroits et ambigus, à la je t’aime/moi non plus. Selon ses (rares) théoriciens, le spectacle du déshabillage prendrait racine dans la Grèce antique, du côté d’Aristophane et de ses burlettas, spectacles satyriques dans lesquels se miment en dansant les plaisirs de l’amour ; ou encore chez Plaute avec ses tableaux de « Nudatio Mimorum », où les comédien(ne)s se dénudent pour parodier l’accouplement. Plus tard, l’effeuillage sera l’un des éléments de critique sociale dans la comedia dell’arte. A la fin du XVIIIe siècle, il devient un spectacle en soi, suivant deux trajectoires à peu près parallèles de part et d’autre de l’Atlantique.

Là-bas, on consacre les déhanchements burlesques et épanchements populaires, vraisemblablement nés dans les saloons de la Ruée vers l’or ; Ici, on badine avec le dévoilement, amorcé en 1894 par le spectacle Le Coucher d’Yvette, soit trente minutes d’épluchage de jupons, culottes et corsets. Les scénarios de l’effeuillage vont fleurir jusqu’à la fin des années 50, entrant et sortant des théâtres et cafés-concerts au gré des modes et des interdictions, contournées avec fougue. « Neuvième art » aux muses louées par nombre d’artistes et intellectuels parisiens, « strip-tease » défendu comme typiquement américain en période de maccarthysme (et importé en 1951 par Alain Bernardin, fondateur du Crazy Horse), l’effeuillage sera, des deux côtés de l’Océan, victime de l’engouement qu’il suscite. Les foires et boîtes de nuit le récupèrent, et, par souci de rentabilité, réduisent le champ de sa dramaturgie à son plus simple appareil. Le topless généralisé fait son apparition dans les années 60, le disco (pas franchement lascif) le colonise puis la vogue lap dance l’individualise dans les années 90, lui conférant une image plus bimbo choc que porno chic.

Le corps dévoilé est lui aussi soumis aux lois et formatages du marché. Ce qui harponne alors le spectateur se résume bien souvent à l’abondance de plastique disponible. Reste un boulevard, pour tous ceux qui n’ont jamais tant frissonné qu’en regardant Rita Hayworth se défaire de ses longs gants noirs dans le film Gilda ; ou pour les nostalgiques de cet instant furtif, où l’effeuilleuse, sitôt son intimité dévoilée, la refuse au regard et disparaît en coulisses, auréolée de soufre.

« Déshabillez-vous en pleine rue et voyez ce qui se passe,
déshabillez-vous sur une scène et vous recevrez de l’argent »


Pas étonnant
, donc, que les artistes contemporains prétendent s’emparer du strip-tease pour en interroger les codes. Mais peut-on impunément jouer avec un objet si fantasmatique qu’il touche à nos pudeurs et affinités les plus personnelles et les moins admises ? Car, malgré le déferlement des images de chairs offertes sur les mille et un écrans de nos quotidiens, le strip-tease a gardé un parfum sulfureux. « Déshabillez-vous en pleine rue et voyez ce qui se passe, déshabillez-vous sur une scène et vous recevrez de l’argent », énonce Philippe Verrièle, critique de danse et auteur de La Muse de mauvaise réputation, Danse et érotisme (éd. La Musardine). La nudité, bien sûr, a largement droit de cité dans les spectacles chorégraphiques. Mais Verrièle nous met au défi d’en trouver ne serait-ce qu’une quinzaine qui aurait à voir avec l’érotisme. Pas de doute, sur les scènes du théâtre public, le corps est désexualisé plus souvent qu’à son tour.

Philippe Découflé fait partie des chorégraphes qui sont titillés par un désir de mise à nu scénique, au propre comme au figuré. Il y a joué avec une bande de cabaretistes rompus à l’effeuillage ultraparodique. Rien à redire côté malice, quand un grand type en costume de squelette s’effeuille jusqu’à perdre « ses os ». Mais entre vahinés, icônes SM ou transformistes, danseurs de salon, nains, lapins géants, pin-up et matrones ouvreuses, leur Cœurs croisés, créé en août 2007 au festival Paris quartier d’été, tenait surtout de la guignolesque revue de clichés. Question de pudeur ? « Peut-être, répond l’intéressé, qui ne renonce pas devant les pièges de l’exercice. Avec le strip-tease, on n’est ni dans le public ni dans le privé, et ça peut très vite déraper vers le mauvais goût. Je me suis rendu compte par exemple qu’avec cette forme, quand on fait le noir dans le théâtre, on transforme le spectateur en voyeur. Il faut qu’il puisse accepter de voir et d’être vu. »

Le contexte du spectacle, justement, voilà qui peut distancier le public des performeurs-strippeurs, l’intimité étant rarement assurée dans des salles de plusieurs centaines de places. Mais est-ce que l’alibi culturel fourni par le théâtre avec un grand T ne priverait pas aussi le spectateur d’une part de transgression nécessaire ?

.
Cathy Blisson
Télérama n° 3056

(1) Du « new burlesque », mouvement né aux Etats-Unis dans les années 90. D’outrancières amazones y réhabilitent une féminité joyeuse et décomplexée sans contraintes de mensurations.

A lire
« Strip-tease », Histoire et légendes, de Rémy Fuentes, éd. La Musardine, 2006.
« Histoire et sociologie du strip-tease », de Jean Charvil, éd. Planète, 1969.
“Strip-tease” dans « Mythologies », de Roland Barthes, éd. du Seuil, 1957.

Share/Save/Bookmark

Les Québécois amateurs de sexe en plein air

Exit le confort de la chambre à coucher, place aux escapades en nature ! D’après une recherche menée par le fabriquant de condoms Trojan, les campeurs québécois profitent pleinement des joies de la nature.

Une étude de Trojan effectuée auprès de 700 campeurs adultes canadiens âgés de 18 à 34 ans révèle que 70 % d’entre eux ont fait l’amour en camping.

D’après cette étude, les Québécois de 18 à 34 ans se classent parmi les plus grands amateurs de sexe en plein air : 78 % ont déjà fait l’amour en camping.

Alors qu’en Ontario, ils sont 67 % à avoir eu du plaisir en nature. Dans les provinces de l’Atlantique, ce chiffre atteint 80%. Le phénomène touche 71% des jeunes en Colombie-Britanique et 67 % au Manitoba et en Saskatchewan.

L’air pur serait peut-être une véritable source d’inspiration…

cyberpresse

Share/Save/Bookmark

Xtina generation porno sur ARTE faux témoignage

“On m’a demandé : est-ce que tu peux exagérer tes propos ?”»
Une jeune femme qui témoignait dans le reportage “Génération Porno” (Arte) raconte comment on l’aurait encouragée à “parler cru” pour “faire de l’audience”.

Dans une vidéo du site streetreporters.net (relayée sur le Post), Xtina (c’est son pseudo), revient sur son témoignage à visage masqué dans le reportage d’Arte “A l’école du X”, diffusé le 2 juin.

Un reportage où « de jeunes blasés du porno se confient, révélant un monde caché et dérangeant, entre hyper-sexualisation et déshumanisation » (dixit la présentation sur le site de la chaîne).

Xtina y était présentée comme une jeune fille de 18 ans, « étudiante en langues orientales, qui vit dans les beaux quartiers de Paris ». « Un témoignage étonnant » souligne le journaliste, avant de laisser la jeune femme raconter : « Ce qui m’excite, c’est d’être embrochée comme un morceau de viande ».

Mais Xtina détaille aujourd’hui le contexte de ce récit, et accuse indirectement les journalistes de l’avoir poussée à « être un peu crue », pour faire de l’audimat.

« Il y a les montages, qui ont fait que les questions ont été coupées (…) du coup on a l’impression que je suis une nymphomane primitive, ce que je suis pas vraiment

Contactée par @si, Doc en Stock, la société de production des soirées Thema d’Arte, dément en bloc les accusations de “Xtina” : « En aucun cas des termes comme “embrochée” n’ont été suggérés à la jeune femme par la réalisatrice, qui ne lui a pas non plus demander d’exagérer ses propos. »

Share/Save/Bookmark

Danseuses Nues, un emploi fluctuant

Les Danseuses Nues pourront désormais invoquer l’instabilité de l’emploi, mais pas pour des raisons juridiques ou économiques…La cause est biologique : les pourboires varient du simple au double selon qu’elles sont en période d’ovulation ou non.

Les Danseuses Nues pourront désormais invoquer l’instabilité de l’emploi, mais pas pour des raisons juridiques ou économiques… La cause est biologique : les pourboires varient du simple au double selon qu’elles sont en période d’ovulation ou non.
Cette étude réalisée dans des bars et boîtes de nuit d’Albuquerque, aux États-Unis, avait initialement pour but de déterminer si l’ensemble des modifications biologiques qui accompagnent la phase d’ovulation chez la femme a réellement une influence sur les rencontres entre hommes et femmes, et joue encore, dans notre espèce comme chez d’autres animaux, un rôle dans la sélection des partenaires sexuels. Geoffrey Miller et ses collègues ont donc suivi 18 danseuses de bar pendant 60 jours, en consignant les phases de leur cycle ovarien et en demandant aux intéressées de leur communiquer le montant des pourboires qu’elles recueillaient jour après jour.
Le résultat de leur enquête a montré que les pourboires atteignaient une moyenne de 185 dollars lorsque la femme était en période menstruelle, 260 dollars lors de la phase lutéale qui sépare la phase menstruelle de la phase ovulatoire, et 335 dollars lors de la phase ovulatoire (pour une même danse). L’ovulation fait s’envoler les prix.
Pourquoi ? Parce que les femmes sont plus attirantes et plus belles quand les hormones de l’ovulation irriguent leur organisme. C’est déjà ce qu’avait montré une étude, où des hommes devaient indiquer, parmi deux photos d’une même femme prises en phase lutéale ou en phase ovulatoire, laquelle était la plus jolie. Dans presque tous les cas, ils désignaient la photo prise en phase ovulatoire.
Le surcroît d’éclat des femmes en période ovulatoire est une astuce bien rodée de l’évolution pour optimiser les chances de procréation. La nature nous poursuit même dans l’artifice des grandes villes…

Share/Save/Bookmark

Criminalisation de la prostitution : l’enfer suédois

Etre travailleuse du sexe en Suède : un enfer rempli de dangers !

Allocution prononcée en 2001 par Rosinha Sambo lors de la Conférence des travailleuses du sexe à Taipei

Être travailleuse du sexe en Suède est dangereux.

C’est un enfer rempli de dangers. Nous ne savons plus comment exercer notre métier. Ce que nous avons en Suède, c’est une loi contraignante, qui ne nous sert pas du tout. Le gouvernement suédois veut “réadapter” les travailleuses du sexe, comme si nous étions atteintes d’une espèce de maladie dangereuse. Ils doivent nous réadapter, comme si nous avions le pouvoir de répandre cette maladie.

J’ai essayé en vain d’expliquer aux politicien-nes, aux féministes et à d’autres intellectuel-les ignorants que nous exerçons un métier et que l’exercice de ce métier est un choix. J’ai essayé d’expliquer qu’il devrait plutôt exister des cours sur le travail du sexe. Pour en faire un meilleur métier, plus sécuritaire – surtout pour les travailleuses plus jeunes.

L’état suédois se borne à faire abstraction de notre travail visant à améliorer les conditions des plus jeunes. C’est très difficile en Suède à l’heure actuelle. Très, très difficile. Surtout pour ce qui a trait à la santé. La question de la santé est en suspens et personne ne semble s’en préoccuper. Les travailleuses du sexe sont les victimes du dangereux silence qui les entoure.

Elles doivent protéger leurs clients pour les garder. Elles sont exposées à toutes sortes de criminels, des malades, des sadiques, parce qu’elles doivent protéger leurs clients. La Suède vit de son image – le regard que pose le reste du monde sur le pays est d’une importance primordiale aux yeux du gouvernement. Ils veulent bien paraître, mais ils se foutent de savoir comment nous allons y arriver. Les politicien-nes savent très bien que le travail du sexe continue et que leur tentative ridicule de se débarrasser de nous a complètement échoué. Ce n’est pas parce qu’ils ne nous voient plus que nous n’existons plus. Ils le savent bien. Mais bien sûr, comme la Suède est très loin du reste de la planète, on ne vient pas à tous les mois voir si les putes vont bien.

Une des pires conséquences de cette loi c’est l’augmentation de la prostitution des mineures en Suède. La mafia est arrivée – la mafia russe qui n’a rien à voir en Suède. Si au moins c’était la mafia suédoise ! La mafia russe arrive en Suède avec beaucoup de jeunes filles qui ont été enlevées, des femmes plus âgées, des femmes de tous les âges. Beaucoup de putes suédoises ont été assassinées parce qu’elles ne pouvaient plus faire appel à la police. Parce que si une pute appelle la police, tout le monde finit par savoir qu’elle a appelé les flics, ensuite elle a des problèmes et elle perd tous ses clients. Alors beaucoup de femmes et d’hommes sont tués. Des prostituées, des travailleuses du sexe. Comme moi. Comme plusieurs d’entre nous. D’autres ont déménagé. D’autres sont devenues alcooliques, ont perdu leurs enfants et ainsi de suite.

Moi, il y a trois ans, avant l’arrivée de cette loi, je vivais avec mes deux enfants. Plus maintenant. J’ai installé mes enfants au Portugal et je dois bien veiller à ce que l’État ne me les enlève pas. C’est très facile en ce moment en Suède d’enlever ses enfants à une prostituée. S’ils savent que tu te prostitues, ils t’ont à l’œil. Si jamais tu as un problème, ils t’enlèvent tes enfants immédiatement. Comme je ne veux pas courir ce risque, je préfère que mes enfants vivent avec la famille de mon père au Portugal, plutôt qu’avec moi. Cette loi est donc en train de déchirer des familles ; je ne suis pas la seule qui vit séparée de ses enfants maintenant à cause de la loi.

Une autre conséquence de la loi, c’est que plusieurs travailleuses du sexe suédoises se déplacent en Norvège, le pays voisin. Il ne faut que quelques heures pour s’y rendre en train. Mais bien sûr quand on vit à 5, 6 ou 7 heures de la Norvège, on ne peut pas revenir à la maison tous les jours. Ce qui veut dire qu’il faut une gardienne. Il faut faire drôlement confiance à sa gardienne. Parce qu’on ne revient que les week-ends, et encore, pas à tous les week-ends. Et ça aussi c’est très difficile. Non seulement c’est gênant, ce n’est pas ça le pire : c’est très dur de laisser ses enfants avec une gardienne pendant une semaine, ou pour deux semaines, parce qu’il faut quitter le pays pour aller travailler. En plus, ça sursature le marché du sexe en Norvège. Les putes norvégiennes n’en peuvent plus, parce qu’elles sont submergées par la compétition. Donc les prix en Norvège se sont effondrés à cause de la loi suédoise.

Les putes fuient vers les pays voisins – le Danemark et la Norvège. Mais les prix au Danemark sont plus bas, alors les putes danoises vont elles aussi en Norvège. Tout d’un coup, la Norvège se retrouve avec des putes danoises et suédoises. Alors ils ne savent plus quoi faire en Norvège. C’est vraiment un problème. Disons que la Suède a eu la gentillesse de passer ses problèmes à ses voisins. Ils sont reconnus pour ça dans les pays scandinaves.

Ensuite il y a l’ancienne pute de luxe scandinave qui n’est plus de luxe et qui craint pour l’avenir. La loi suédoise fait paniquer toutes les putes scandinaves, du nord au sud. Tous les pays voisins, le Danemark, la Finlande, la Norvège, veulent que la Suède change cette loi, mais c’est si difficile. Très, très difficile. Parce que la Suède est contente étant donné qu’elle fait de l’argent sur tous les voyages vers la Norvège et le Danemark. Les transports sont toujours pleins de putes. Et de clients. Les clients prennent parfois le bateau pour se rendre au Danemark ou en Finlande pour baiser. Ceux qui sont paranoïaques et qui craignent la police, ils partent. Ce sont les clients réguliers qui ne veulent pas être pris. C’est un gros problème.

Le gouvernement suédois se montre très égoïste en appliquant cette loi. Tant que l’image du pays est belle aux yeux de leurs homologues conservateurs imbéciles de partout dans le monde, ils sont contents. Ils ne se gênent pas pour envoyer leurs problèmes dans la cour du voisin. C’est comme si, par exemple, je ne voulais pas d’un gros arbre qui pousse dans ma cour ; au milieu de la nuit, je vais le déraciner et le lendemain, mon voisin se réveille avec beaucoup d’ombre dans sa fenêtre. On rit, mais c’est vrai. Toutes les putes de la Scandinavie, nous sommes d’accord, la loi suédoise nous met vraiment en colère : ils redonnent leurs problèmes aux voisins. Je crains vraiment que ce genre de choses pourrait se reproduire dans d’autres pays qui veulent se servir du modèle suédois.

Il est donc nécessaire que les pays qui veulent copier ce modèle, surtout les pays voisins, fassent très attention que leur marché ne devienne pas comme celui qu’il y a en Norvège actuellement. C’est la panique. L’organisation norvégienne, la Prostitute Interests Organisation of Norway, la PION, qui est formée de bonnes amies à moi, aide toutes les putes qui traversent les frontières et qui arrivent en cherchant des chambres pas chères et tout, même des choses fondamentales, comme l’asile politique. Mais la travailleuse du sexe norvégienne moyenne, qui a des enfants et des comptes à payer, est très fâchée parce qu’elle n’arrive plus à faire assez d’argent pour payer ses comptes à cause des nouvelles qui arrivent en masse et qui font baisser les prix du marché, et les clients qui se font rares.

C’est dur. Très dur. Et c’est ce qui attend tous les pays voisins de pays qui tenteront d’instaurer le modèle suédois. C’est un modèle dangereux pour les pays voisins. Ces lois sont terribles pour nous les travailleuses du sexe qui vivons dans ces pays. Terribles. Mais pour les voisins, c’est pire, comme ils doivent se débarrasser non seulement des putes locales mais en plus de celles qui ont envahi le pays. Et finalement, je ne sais pas comment ils feront. Je ne sais pas. Est-ce qu’ils vont nous tuer? Nous exterminer? Dans des cavernes à gaz? Nous enfermer pour de bon? Je ne sais pas. Cette politique est extrêmement dangereuse. Personne n’y avait pensé, et elle est très, très, très, très dangereuse.

Je ne me suis pas rendue à l’université, mais j’ai l’impression d’avoir un bac. Un bac en prostitution. J’en sais plus sur la prostitution. Je dirais même que je suis docteure ès prostitution. Et c’est pourquoi je suis assise ici, pour vous parler. Et aussi je veux envoyer un énorme SOS à la Suède, et à tous les pays qui tenteront de copier cette loi manifestement terrible et nulle et inutile. Je veux attirer votre attention, parce que la Suède est un exemple puissant de là où cette stratégie peut mener. Là où la loi et “l’ordre public” peuvent nous amener. S’ils ne reculent pas, nous ne devons pas reculer non plus. S’ils sont un modèle maintenant et qu’ils veulent le rester, nous leur laisserons ce rôle et nous nous assurerons qu’ils échoueront internationalement. Et nous veillerons à ce qu’ils reconnaissent leur erreur, puisqu’en tant que modèle, tout le monde les observe et tout le monde les verra échouer. Tous les pays qui imitent la Suède et qui tentent de nous chasser de la surface de la Terre n’auront qu’à constater que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne et ça, nous ne pouvons le faire qu’à partir de la Suède.

Tous les yeux sont sur la Suède à ce sujet et c’est pour cela que je suis ici, pour faire encore une fois un appel à tous mes collègues, de partout dans le monde.”

Source : Allocution prononcée en 2001 par Rosinha Sambo lors de la Conférence des travailleuses du sexe à Taipei (version anglaise : audio et verbatim)

Share/Save/Bookmark

Pour les hommes, ce sera bière plutôt que sexe… à New York

- Ils préfèrent aller promener le chien plutôt que d’aller voir le film -

TORONTO, le 25 mai /CNW/ - Des millions de femmes attendent avec
impatience le retour des quatre mordues de chaussures et de sacs à main, le 30
mai, au contraire des hommes, chez qui la sortie du film Sexe à New York ne
provoque aucune réaction particulière. En fait, selon un sondage commandé par
Moosehead Lager et réalisé auprès de 500 hommes au pays, seulement 4 % des
répondants prévoient (volontairement ou non) aller voir le film le jour de sa
sortie.
Une large part des hommes interrogés (36 %) ont plutôt affirmé qu’ils
iraient prendre une bière et regarder les finales de la Coupe Stanley, tandis
que 28 % prévoient aller promener le chien et 12 %, aller soulever des poids
au gym, question de prouver leur virilité.

Les métrosexuels et les martinis
——————————–
Un cosmo? Pour le Canadien ordinaire, la réponse est non. Selon le
sondage, 33 % des répondants optent pour la Moosehead par rapport à 5 %, qui
préfèrent siroter un martini cosmo. Parmi les autres boissons les plus
fréquemment citées, mentionnons le jus de canneberge (23 %); un verre de
whisky (18 %) et un double latte (10 %).
Qu’est-ce qu’un métrosexuel? En tout cas, ne le demandez pas aux
Canadiens des provinces de l’Atlantique, qui sont le moins “dans le coup”
(44 %) quant à la signification du mot et les moins susceptibles (4 %) de
considérer qu’ils sont eux-mêmes un métrosexuel. Les Québécois sont les plus
nombreux à se décrire comme des métrosexuels, et 12 % d’entre eux ont choisi
cette description, soit plus du double de la moyenne nationale.

Des personnages sexy
——————–
Pour les hommes canadiens, Samantha est la plus sexy (11 %) des
personnages de Sexe à New York, suivie de Charlotte (10 %), Carrie (7 %),
Miranda (4 %) et Big (2 %). Fait intéressant, parmi toutes les régions où des
répondants ont choisi Big comme le personnage le plus sexy, c’est au Québec
qu’ils sont les plus nombreux (6 %).

Réaffirmer sa masculinité
————————-
Malgré les images de talons aiguilles et de haute couture et les discours
féministes, les hommes canadiens peuvent se prendre en main et reprendre
contact avec leur côté masculin. La meilleure façon de le faire, selon le
sondage de Moosehead Lager, c’est de boire une bonne bière bien fraîche à même
la bouteille. Pour les répondants, la façon la plus virile de boire une bière
est directement de la bouteille (49 %) et dans un verre (22 %). Seulement 8 %
considèrent viril de boire directement du baril.
“Il semble que la soirée du 30 mai sera excellente pour l’industrie de la
bière. Ce sondage confirme ce que nous savions déjà, c’est-à-dire que les
hommes canadiens préfèrent déguster une bière plutôt qu’un martini. Nous
espérons que le film aura beaucoup de succès. Nous devrions peut-être penser à
lancer une bière cosmo”, a indiqué Andrew Oland, président, Moosehead
Breweries.

Le sondage

Ce sondage téléphonique national, dans le cadre duquel on a interrogé 477
hommes canadiens de 18 ans et plus choisis au hasard, a été réalisé par Nanos
Research entre le 1er et le 6 mai 2008. Un échantillon aléatoire de 477
répondants est considéré exact dans une proportion de plus ou moins 4,5 %, 19
fois sur 20. La marge d’erreur sera plus importante pour les
sous-échantillons. Les pourcentages étant arrondis, leur somme pourrait être
supérieure à 100.
Le sondage a été enregistré auprès de l’Association de la recherche et de
l’intelligence marketing dont Nanos Research est membre en tant que Société de
recherche - Sceau d’or.

Moosehead

La société Moosehead Breweries est la troisième brasserie canadienne en
importance quant au volume de production et la dernière brasserie d’envergure
encore détenue par des Canadiens. Etablie à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick,
la société est exploitée par la famille Oland depuis sa fondation en 1867.

Moosehead Breweries

Renseignements: ou pour les résultats complets du sondage, veuillez
communiquer avec Stephanie Neilson, coordonnatrice, affaires publiques,
Moosehead Lager, Tél.: (506) 635-4499, Cell.: (506) 636-1788, Courriel:
stephanie.neilson@moosehead.ca

Share/Save/Bookmark

Sexe en groupe: un reflet de l’égalité des sexes, croient les jeunes

Louise Leduc

La Presse

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les partys d’ados et que vous regretterez peut-être de savoir maintenant.

Les journaux font grand cas des initiations salées à l’université et de l’hypersexualisation des jeunes. Mais les jeunes, eux? Que pensent-ils des concours de t-shirt mouillés, des danses sandwichs, des stripteases et des simulations de fellation qui ont cours dans leurs partys de sous-sol?

Pour 80% de jeunes interrogés sur la question, ce type d’activités sexuelles de groupe représente en fait «un bel exemple de relations égalitaires entre les gars et les filles».

C’est ce que révèle une étude coproduite par Francine Lavoie, professeure de psychologie à l’Université Laval, dévoilée hier au Congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), à Québec.

Des relations égalitaires, vraiment? Mme Lavoie en doute pourtant. Après tout, les filles de son étude ne sont-elles pas très majoritairement celles qui sont mises en scène dans ces jeux sexuels collectifs? Ne sont-elles pas nettement plus nombreuses à éprouver un malaise le lendemain, une fois dégrisées?

Au total, Mme Lavoie et son équipe ont distribué 1500 questionnaires dans quatre écoles de la région de Québec en 2006 auprès d’adolescents de 15 à 17 ans. Les parents devaient donner leur consentement, et l’anonymat des réponses était assuré. Dans ces conditions, 819 questionnaires ont été retournés.

Populaire, la «danse sandwich»?

À quel point les «activités sociales sexualisées» sont-elles répandues chez les mineurs? Sur les 819 répondants, 55% y ont pris part au moins une fois. La «danse sandwich», où trois personnes ou plus dansent en se frôlant ou en se caressant, sont les plus répandues.

Le lendemain de ces partys, c’est le striptease qui crée, a posteriori, le plus grand malaise (chez 34% des filles et 4% des garçons l’ayant pratiqué), suivi de l’activité filmée sur webcam (32% chez les filles, 0% chez les garçons).

Difficile de cerner ce qui incite les filles à participer volontiers à ces activités, nettement plus que les garçons: la recherche de statut? Le «Girl Power», l’affirmation d’une sexualité triomphante? En tout cas, personne, parmi les jeunes interrogés, n’a dit avoir agi sous le coup de la menace. Les pressions verbales sont aussi peu fréquentes, sauf pour 9% des cas de striptease et 15% des activités filmées sur webcam. Plus fréquemment, ce sont les «encouragements» qui ont fait la différence, notamment pour le striptease.

Mme Lavoie ne se montre pas dupe de cette supposée liberté alléguée par les participants à ces pratiques. «Pas grand-monde ne dira qu’il s’est senti obligé d’agir comme ça parce que, dans une large part, les jeunes intègrent le fait que tout ça est prétendument “normal”, “coo

Share/Save/Bookmark

De l’érotisme classé X

De l’érotisme classé X
Par Julie Pelletier - sexologue
C’est connu, les hommes et les femmes ont une vision très différente de la sexualité. Non seulement nous ne la voyons pas de la même façon, mais nous la vivons chacun à notre manière. Ce qui excite l’un n’excite pas nécessairement l’autre.
Et c’est ainsi que nous tentons de nous rejoindre… quelque part entre les deux! Mais si les hommes ont leur testostérone, les femmes ont…

Porter un nouveau regard

La croyance populaire veut que les images pornographies excitent autant les hommes que les femmes. Comme si le sexe se résumait à quelques attouchements insistants et à vingt ou vingt-cinq mouvements de va-et-vient. La réalité est toute différente. Certaines femmes se sentiront très excitées à la vue d’images précises, mais pour la plupart d’entre elles susciteront… un manque d’intérêt.

Renée, 29 ans, nous dit: «J’ai un chum qui adore la porno. Je dois avouer que les premiers temps, ça me fâchait vraiment. Je me sentais trahie et surtout, rabaissée. Je lui ai dit que je ne partageais pas son engouement pour ces types de films. Il ne comprenait pas, et il ne comprend toujours pas pourquoi ça ne m’excite pas. J’ai toujours l’impression que les filles dans ces films font pitié. Des pénis dans tous les orifices en même temps, ne venez pas me faire croire que c’est excitant pour une fille! Ça doit faire tellement mal!

«En tout cas, moi, ça m’écoeure. Mais je sais que si mon chum aime ça, au moins il me demande pas de le faire. Et honnêtement, il ne le faudrait pas.

«Moi, j’aimerais ça qu’il y ait des films pour nous, les femmes. J’aimerais ça une fois de temps en temps pouvoir m’exciter moi aussi sur des images érotiques, mais de bon goût. Est-ce que ça va venir un jour?»

Porter un nouveau regard sur la sexualité, c’est accepter qu’elle ne se résume pas à un mot de 5 lettres: jouir. Ce nouveau regard permettrait d’explorer différents scénarios: sexualité pour aînés, sexualité des hommes et des femmes qui ont des horaires de parents, sexualité des célibataires, sexualité des endeuillés…

Bref, ce serait d’accepter de regarder la sexualité avec des yeux d’humains et non de consommateurs de sexe…

Changements à apporter

Et c’est là que ça fait mal! Les hommes autant que les femmes ont intérêt à faire des changements dans leur façon de voir et de vivre la chose! Certes, ce n’est pas tous les couples ou tous les hommes et toutes les femmes qui doivent à tout prix effectuer des changements – heureusement! –, mais un grand nombre aurait avantage à faire quelques modifications, ne serait-ce que dans la façon de percevoir ce qui est excitant pour l’autre.

Voici le témoignage de Stéphane: «À 33 ans, je ne peux prétendre tout connaître chez une femme. Mais je pense que je me suis suffisamment renseigné pour savoir ce qu’elle désire.

«Ma dernière blonde n’avait pas beaucoup d’intérêt pour la chose. J’ai vite compris que c’était le genre de fille à faire l’étoile. À se laisser faire et à faire porter à l’autre – moi, en l’occurrence – la responsabilité (ou l’absence) de notre vie sexuelle. Je suis un gars et je suis donc tombé dans le piège. Mais les gars, ne faites pas ça. Ne laissez pas vos blondes vous faire croire que vous êtes le meilleur ou celui qui décide. Parce que dans le fond, ce sont elles qui commandent: ça se passe où, quand et comment elles le veulent.

«Maintenant je lui dis de prendre les commandes autant que moi et ça va drôlement mieux!»

Si vous souhaitez approfondir le sujet, sachez qu’il existe des films érotiques pour les femmes. SecondSexe lance les films X pour filles. Vous désirez? est le premier de la série réalisée par Caroline Loeb.

Amusez-vous bien!

Share/Save/Bookmark

Résumé d’une étude sur le métier de danseuse

Les danseuses ont vraiment beaucoup de seins…kronisme
–Arnak, de feu Attach Tatuq
Recherché ; assistant de recherche pour étude sur les relations interpersonnelles des danseuses avec leurs clients. La tâche consiste à visiter 5 clubs et à observées les interactions entre clients et les danseuses pour ensuite en produire un rapport écrit. Partant ? Deux universitaires américains se sont attelés à cette tâche nécessaire et ont dégagés des informations ma foi très utile. Voici donc le guide du petit futé aux danseuses, prise 1.

Je te donne des sous, tu me donnes ton aide…
Voici un aperçu de ce que pourrait avoir l’air un contrat entre une danseuse et son client. Je te laisse me voir en petit tenu ou à poil en échange de quoi, j’anticipe que tu me feras venir à table et que tu payeras 10 $ pour que je danse devant toi et/ou que tu puisses me toucher. Tu peux aussi me regarder lors de ma performance sur le stage, qui est un échantillon de ce que je peux t’offrir en privé, en échange de pourboire volontaire. Pour que ce contrat puisse rapporter le maximum de dividende aux deux parties, l’ambiance du club se doit d’être empreinte de sexualité et de sensualité. Ceci se base sur le postulat que les clients ont besoin de ressentir qu’ils y a possibilité de créer des liens intimes, aussi superficielle soit-il, avec les danseuses. Un semblant d’intimité entre les deux parties est nécessaire pour que puisse se produire des transactions à saveur économique.

C’est une question de feeling
Le travail émotionnel vous dit quelque chose ? Vous y avez déjà participé en prenant l’avion. Cela consiste au devoir de l’agent de bord de vous faire sentir le plus en sécurité possible, en autre en vous souriant et en se souciant de votre confort. Une danseuse efficace se doit d’être très habile au travail émotionnel. Cela consiste dans leur cas à faire croire au client que l’interaction entre elle et lui est plus qu’une simple transaction de service en échange d’argent. Dire au client qu’il est spécial, qu’elle se sent bien avec lui pourrait être des exemples concret utilisés par la travailleuse émotionnelle pour créer un lien plus personnalisé.

Pou…voir
Les relations homme-femme aux clubs de danseuses sont réduites à leurs formes les plus instinctives. L’homme de par son argent est le pourvoyeur, la tâche de la femme étant de répondre aux besoins de celui-ci. Une métaphore à peine voilée du vieux modèle patriarcale. Les féministes insistent sur le fait que ce n’est pas la femme mais bien l’homme qui est ici objet de désir. Ceux-ci ont le pouvoir d’attirer la femme, de par leur statut de client, parallèlement, ce sont les danseuses qui se retrouvent en position de devoir les séduire. Ce jeu de pouvoir peut tourner à l’avantage des danseuses, surtout lors des soirées très achalandées. Celles-ci peuvent alors se permettent de refuser des clients, de les trier sur le volet ou de se restreindre au minimum demandé lors d’une danse.

L’écolière
Une des différences entres les danseuses débutantes et celles plus expérimentés est le costume choisie pour performer. Les première sont plus souvent qu’autrement (dé)vêtu
de lingerie fine tandis que les secondes intègrent un jeux de rôle à leur performance. L’écolière étant un des personnages utilisé qui est le plus connus. La stratégie de jeux de rôle semble générer plus de revenu pour la danseuse qui l’utilise. Cette stratégie permet en plus à celle-ci d’établir plus facilement un premier contact avec son client en lui donnant un sujet de conversation ; lui parler de son déguisement.

La pêche
D’abord pour aller à la pêche, ça prend des hameçons. Une des façons les plus efficaces d’accrocher un client passe par le langage non-verbal. Sourire et clin d’œil font partie d’un bon coffre de pêcheur(resse). Les danseuses décrivent le coté sexuelle de leurs danses comme étant un des aspects les moins importants lorsqu’elles établissent un liens avec leurs clients. La clé pour les danseuses ; que le client croit qu’il est spécial à ses yeux, unique, qu’il ait l’impression qu’elle se préoccupe de lui. En somme, personnaliser sa vente. Pour lui prouver qu’il est spécial, elles feront souvent des petits extra qui ne sont pas officiellement permis au club où elle travaille. L’aspect sexuel du geste n’est pas ici primordial. L’important pour la danseuse ; que le client croit qu’elle transgresse les règles du club pour lui faire plaisir, parce qu’elle le trouve intéressant. Cela renforcera par la suite la volonté de celui-ci à continuer de payer pour ses services.

On se revoit tout à l’heure
Vu le nombre élevé de client, une danseuse qui veut maximiser son profit se doit de se déplacer de table en table au cours de la soirée, et ce d’une façon continue. Ceci implique qu’elle doit souvent quitter une table rapidement à la suite de service rendu ou une table avec des clients jugés non-rentable. De cette manière, cela lui permet de travailler avec le maximum de client dans un laps de temps concentré. Plus de client veut dire plus de profit. Elle se doit dès lors de couper les ponts momentanément avec le client, souvent après un laps de temps assez court, et ce tout en restant courtoise et disponible pour d’éventuelle danse. Des phrases du genre « je reviens te voir dans pas long» et «tu vas-tu être la tantôt ?» combiner avec un sourire peuvent par exemple être utilisées a cette fin. Le problème survient lorsque le client adopte une attitude de possession face à la danseuse, ne voulant plus la payer tout en la retenant à sa table. Ce genre de problème serait en autre dû à la forme des relations homme-pourvoyeur/femme-soumise qui a cours aux clubs de danseuses. Ceci donnerait l’impression à l’homme trop impliquer au niveau émotionnel de possédé la danseuse, qui en faite ne fait qu’exercer son métier. La phrase culte «attends toi pas à ressortir de là avec une danseuse» serait à prescrire à forte dose à ce genre d’individu. Le nerf de la guerre pour ces travailleuses du sexe ; identifier efficacement les clients prêts à payer pour ses services en perdant le moins de temps possible. Cela en sachant qu’en moyenne, une table visitée sur quatre aura ce type de Jean Guy.

Les informations ici résumé se retrouvé dans le texte intégral ayant pour titre « A Personal Dance ; Emotional Labor Fleeting Relationships and Social Power in Strip Bar» des auteurs Joseph Massey et Trina Hope, tiré du livre « together alone ; personnal relationships in public places» publié en 2005 au presse de l’Université de Californie


source

Share/Save/Bookmark

Jobboom : Article Sex - Night Life - Danseuses Nues - Escorts

Jobboom - Jobboom Magazine juin 2007 -
RECHERCHE ET RÉDACTION: Marie-Hélène Proulx
Aide à la recherche : Jean-Sébastien Marsan
Coordonatrice: Eric Grenier et Annick Poitras

”Richard Poulin a calculé que sur le plan mondial, la prostitution à elle
seule générait 1 000 milliards de dollars US par année, soit l’équivalent
du produit intérieur brut du Canada! Le marché de la pornographie fait aussi
sonner la caisse : dans le monde, il rapporte 87 milliards de dollars CA par
an, suffisamment pour faire fonctionner le réseau de la santé du
Québec pendant quatre ans.

SEX BOUM
Malgré un manque de données officielles, spécialistes et travailleurs
du milieu s’entendent pour dire que l’industrie du sexe explose au Québec
depuis les années 1990, comme dans le reste de l’Occident.
Films 3X et vidéos érotiques sur le Web connaissent un essor appréciable
grâce à l’expertise technologique accessible à Montréal. «Au Québec, un
vedettariat est même en train de naître chez les acteurs pornos», mentionne
Pascale Robitaille. Cette sexologue a donné en 2005 des cours sur la
prévention des MTS à Porn Star Académie - un pastiche impudique de
Star Académie présenté sur le Web, où Français et Québécois apprennent les
rudiments du métier d’acteur porno. La figure la plus célèbre de cette industrie
est sans doute la Montréalaise Lanny Barbie, première actrice porno
québécoise à être choisie «Penthouse Pet» en juin 2003, dans le magazine du
même nom. Sur son site, elle affirme que les Québécoises sont les filles les
plus cochonnes du monde; leur absence naturelle d’inhibitions ferait
d’elles les meilleures pornstars… Cela dit, l’industrie de la porno québécoise
- films, magazines et vidéos sur le Web - est un poids plume en
comparaison de celles des États-Unis et de l’Europe. Selon Yolande Geadah,
féministe et auteure de l’essai La prostitution, un métier comme un
autre? (VLB éditeur, 2003), près de 80 % du contenu pornographique
mondial serait produit chez nos voisins du Sud. «À Montréal, il y a seulement
deux ou trois gros producteurs, dont Érobec, et quelques indépendants,
affirme David Blum, président de la boîte de production de contenus 3X
Montreal Studio Multimedia. On a plus tendance à s’entraider qu’à se nuire.»
Outre le marché de la porno, salons de massages érotiques et agences
d’escortes se multiplient. À Montréal surtout, car là convergent les
consommateurs potentiels - touristes et gens d’affaires friqués. Depuis dix
ans, beaucoup de nouveaux joueurs tentent de faire leur marque, si bien
que la concurrence est vive. «C’est la jungle! s’exclame Johanna,
gérante de l’agence V.I.P. Escortes. Juste dans la métropole, il y a de 150 à
200 agences.» Cette concentration entraîne même à l’occasion des
pénuries de main-d’?uvre! Quant aux salons de massages, leur nombre
aurait doublé depuis cinq ans à Montréal, estime une propriétaire de
salon qui souhaite rester anonyme.
4stripper.jpg
ADIEU JAGUAR
Richard Poulin explique cette prolifération du commerce de la luxure par le
climat de permissivité qui règne en Occident depuis la révolution sexuelle
et la valorisation des droits individuels. «Acheter des services sexuels ou
consommer de la porno est devenu banal; vendre du sexe est désormais
un métier comme un autre.»
DANS L’INDUSTRIE DE LA VIDÉO PORNO,
UNE ACTRICE A DU MAL À PERCER SI ELLEREFUSE LA DOUBLE
PÉNÉTRATION OU LA SODOMIE.

L’appât du gain dope aussi cette industrie. Beaucoup sont persuadés
de pouvoir y faire fortune. Mais une surprise les attend : l’argent facile est
un leurre. En 1999, Gilles Thibault et deux autres
partenaires ont mis sur pied Mea Culpa, un site où les internautes
peuvent consulter des «photos de charme». «Au départ, on pensait devenir
millionnaires. Mais on a déchanté : on fait à peine 9 000 dollars de profits
par année, qu’on se partage à trois! C’est devenu un revenu d’appoint.»
L’argent ne coule pas non plus à flots dans la fabrication de produits érotiques,
même si les Québécois sont les plus grands amateurs de jouets
lubriques au Canada et les clients les plus assidus des sex shops. «Chaque
année, des fabricants se cassent les dents en tentant de percer le marché
local et mondial», estime Sylvain Séguin, créateur des produits Shunga,
à Montréal. Lui a eu plus de chance : ses crèmes
orgasmiques et ses peintures pour le corps au chocolat, lancées sur le marché
en 2001, sont maintenant vendues dans 70 pays. «J’avais de bons contacts
avec des distributeurs étrangers, car je travaille dans l’industrie de la
fabrication de produits érotiques depuis plus de 20 ans.» C’est d’ailleurs
à lui qu’on doit les fameuses fleurs en condom, qui ont fait un malheur à la fin
des années 1980. Quant aux danseuses nues, masseuses
érotiques, actrices pornos ou prostituées, «elles ne font pas une
tonne d’argent, comme certains l’imaginent», affirme Jenn Clamen,
porte-parole de Stella, un organisme communautaire géré par et pour les
travailleuses du sexe. Par exemple, une escorte à temps plein dans une
agence peut gagner 40 000 dollars par année - une somme cependant
exempte d’impôt, puisque la plupart ne déclarent pas leur revenu. Les actrices
gagnent environ 1 000 dollars pour le tournage d’un film pornographique à
Montréal. Cependant, la notoriété peut faire gonfler les cachets.
Selon la sexologue Pascale Robitaille, les mieux nanties sont en général les
escortes indépendantes, suivies des danseuses nues et des masseuses
érotiques. Leurs horaires sont toutefois variables et leurs journées
de travail exigeantes - 12 heures en ligne dans les salons de massages,
entre autres. Aucune ne reçoit de salaire de base garanti, sauf exception.
Et pour les avantages sociaux, on repassera.
Une situation que René Thibert entend améliorer, du moins pour les danseuses
nues. Propriétaire depuis 10 ans du bar d’effeuilleuses Le Faucon
bleu à Mont-Tremblant et d’une agence de placement de danseuses, il a lancé
ce printemps un projet d’association professionnelle pour les danseuses
nues du Québec, dont il évalue le nombre à 10 000. Le but premier est de
leur délivrer un permis de travail. Ce document garantirait aux propriétaires
de bars qu’elles sont majeures tout en permettant aux femmes de bénéficier
d’assurances collectives pour les soins dentaires et les médicaments. «Je suis
devenu prospère grâce aux danseuses; je veux maintenant faire quelque chose
pour elles.» «PLUS PLUS»
Reste qu’en général, selon des spécialistes et artisans du milieu, les
conditions des travailleuses du sexe

À LA UNE | SEXE INC. se dégradent, principalement à cause
de la concurrence. Selon le calcul de Johanna, il y aurait déjà 7 000 prostitués
dans la métropole, répartis dans les agences d’escortes, les salons de
massages et les clubs de danse nue «Beaucoup de filles tentent leur
chance comme escortes à Montréal», constate Pascale Robitaille. Selon
Yolande Geadah, ces femmes sont séduites par l’argent facile et une vie
en apparence festive. «Dans un contexte où presque toutes les
activités sexuelles sont permises, la prostitution est devenue glamour,
récréative», dit-elle. Hélas, la concurrence a des effets
pervers sur la santé des travailleuses. «Pour attirer les clients, les filles font
maintenant des pipes sans condom», remarque Pascale Robitaille. «Les
masseuses acceptent aussi d’avoir des relations sexuelles pour le prix
d’un massage afin de garder leur clientèle», déplore la propriétaire d’un
salon de massages à Montréal, qui souhaite garder l’anonymat.
Dans l’industrie de la vidéo porno, une actrice a du mal à percer si elle refuse
la double pénétration ou la sodomie. «La mode est aussi au sexe sans
protection, note Richard Poulin. Act Up, une association française qui s’oppose
à la porno sans préservatif, a publié une impressionnante liste d’acteurs
morts du sida. Aussi, une enquête menée aux États-Unis en 2003-2004
auprès de 243 acteurs pornos indiquait que 43 % d’entre eux avaient une
infection transmise sexuellement.» Selon Yolande Geadah, la banalisation
de la pornographie est en partie responsable de la dégradation des
conditions de travail dans l’industrie. «Plus les gens consomment de la
porno, plus ils ont besoin de scènes qui transgressent leurs limites pour
ressentir de l’excitation. Cela va jusqu’à la violence.» Certains hommes
cherchent ensuite à reproduire ce qu’ils ont vu dans ces films, avec l’aide
des marchands de sexe. René Thibert fait un constat similaire.
«Les bars de danseuses n’attirent plus les foules, car la nudité est devenue
banale. À la télé, il ne se passe pas une demi-heure sans qu’on voie une paire
de seins. Il faut offrir toujours plus aux clients, d’où l’arrivée de la danse
contact, où ils peuvent toucher les filles.»”
”What’s next?”

Jobboom - Jobboom Magazine juin 2007 -
http://jobboom.v1.myvirtualpaper.com/magazine/2007061801/?page=23

Share/Save/Bookmark