Perquisition dans un salon de massage à Saint-Vincent-de-Paul

Le service de police de Laval a perquisitionné, hier soir, une maison de débauche, située sur le boulevard Lévesque, dans le quartier Saint-Vincent de Paul. Le propriétaire et trois autres personnes ont été arrêtés.
En mai dernier, la police a reçu plusieurs informations concomitantes, suggérant qu’il se passait des choses «louches» au salon de massage, situé au 5021, boulevard Lévesque. De nombreuses allées et venues de «gens bizarres qui entraient et ressortaient» du salon ont été signalées à la police par des voisins. Des plaintes suffisamment précises pour que les enquêteurs du service «moralité et drogue» se penchent sur cette affaire.

Prostitution
La police a perquisitionné ce qui a été identifié comme étant un «bordel» vers 16h30, hier. Elle a interpellé le propriétaire, accusé d’être le tenancier d’une maison de débauche, et trois femmes, âgées de 35 à 40 ans, pour s’être retrouvées dans un lieu interdit par la loi, pour détention de stupéfiants et pour trafic de drogue. Leur identité et leurs éventuels antécédents judiciaires n’ont pas encore été révélés. Ils ont, tous les quatre, été remis en liberté dans la soirée. Selon le porte-parole de la police, Franco Di Genova, ils devront répondre de leurs actes devant le tribunal municipal de Laval «dans les trois ou quatre prochaines semaines».

Sur Internet, on trouve encore facilement, via des forums érotiques, des annonces explicites cherchant des «jolies filles» pour les besoins de l’établissement, appelé le «Salon ambiance».

Source

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Entreprise cherche secrétaire pour massage érotique

Agence France-Presse

Bucarest

Secrétaire. Salaire: 1000 euros. Fiche du poste: gérer la correspondance et la documentation, puis … faire des massages relaxants au chef, du body massage et des massages érotiques. Une Roumaine a découvert avec stupéfaction les clauses de son contrat de travail, trois jours après sa signature.

«En plus de ses tâches d’assistante de direction, la fiche du poste prévoyait le massage érotique et le body-massage», a déclaré vendredi à l’AFP une inspectrice du travail du département de Sibiu (centre). Elle a précisé que la femme avait démissionné après avoir découvert les termes du contrat.

Selon l’inspection locale du travail, la formulation du contrat n’est pas illégale, mais une inspection sera conduite prochainement dans cette compagnie de construction.

«Le seul problème, c’est que la femme n’était pas masseuse, mais assistante, si elle avait été masseuse, ces tâches auraient été normales», a cependant estimé l’inspectrice.

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Salons de massage, Internet… les nouveaux refuges du proxénétisme

Les récents coups de filet des enquêteurs de la Brigade de répression du proxénétisme se sont révélés juteux. L’exploitant de trois bars à hôtesses du Paris mondain amassant nuit après nuit les liasses d’euros de ses clients fortunés ainsi que la gérante d’un salon de massage parisien à “finition sexuelle” ont dû se rendre à l’évidence. Surpris en flagrant délit d’abriter des activités de prostitution, le premier a été écroué, la seconde est mise en examen. Naturellement, les établissements ont fermé leurs portes.

Depuis que le racolage est devenu un délit passible de 3.750 euros d’amende ou deux mois de prison, le plus vieux métier du monde a changé de visage. Les prostituées donnent de moins en moins dans l’ostentatoire des bordures des bois et des contre-allées, préférant exercer leur commerce dans des appartements privés, salons de massage et bars de nuit. En poste depuis trois ans à la direction de la Brigade de répression du proxénétisme (BRP), Guy Parent veille à ne laisser aucun terrain inoccupé par ses enquêteurs. “Si l’on ne surveille pas les salons de massage, par exemple, la prostitution se développera dans ce secteur.”

Salons de massage

Le massage comportant une “finition sexuelle” est une spécialité asiatique. Il fait partie d’une culture qui n’y voit ni honte, ni interdit. D’ailleurs, les salons abritant de telles pratiques ne s’en cachent pas. C’est sur le plus naturel des tons qu’on nous répond, au téléphone, que le massage peut être suivi d’un petit “plus”. Le défilé des hommes qui en sortent, l’air radieux, est un indice sérieux de l’orientation coquine du salon. “Il suffit de compter les clients et de les interroger à la sortie, indique Guy Parent. Certains nous disent combien ils ont payé et à qui ils ont remis l’argent.” Près de 40 % du prix versé par le client est empoché par l’exploitant. “Pour nous, ces filles sont des victimes, elles se laissent imposer des conditions de rémunération indécentes”, déplore le chef de la BRP. Munis de renseignements solides, les enquêteurs passent ensuite à la phase offensive. Ils interviennent en “flagrance”, surprenant les clients en tenue d’Adam et les filles en dessous éloquents, ils découvrent préservatifs, revues porno, écrans vidéo… “La réputation de ces salons cause préjudice aux instituts sérieux”, souligne le policier. De leur côté, les magistrats se montrent sévères à l’égard de cette forme de proxénétisme en constante progression. “Les tribunaux prononcent des amendes et peines de prison mixtes (ferme et sursis). “Les dossiers sont signalés au fisc avant qu’il ne soit trop tard pour saisir les fonds”, indique Véronique Degermann, chef de la section Criminalité organisée du Parquet de Paris. En effet, aussitôt l’argent recueilli, il est renvoyé dans le pays d’origine de l’exploitant (la Chine dans la majorité des cas).

Bars à hôtesses

La prostitution des bars à hôtesses exécute une autre partition. Ici, rien n’est visible et encore moins avoué. L’objectif est de faire consommer le client qui désire avoir une relation sexuelle avec l’hôtesse. Celle-ci tire d’ailleurs l’essentiel de son “revenu” de cette incitation. L’homme “intéressé” par la fille doit atteindre un certain “score” : deux bouteilles de champagne à raison de 300 euros en moyenne la bouteille. L’hôtesse percevra environ 10 % sur le prix des consommations. “Des profits considérables sont dégagés sur le dos de ces jeunes femmes”, déplore Véronique Degermann. Des jeunes femmes dont la motivation essentielle est de gagner de l’argent… La relation sexuelle, payante, a lieu dans l’établissement ou à l’extérieur, dans un hôtel ou un appartement. L’hôtesse fixe le prix de sa “prestation” et garde l’intégralité des sommes.

C’est le groupe Cabaret de la BRP qui repère le manège sexuel, grâce aux rumeurs qui circulent au sein de l’établissement ou en observant les attitudes suspectes de clients et d’hôtesses. Le groupe d’enquête de la BRP prend le relais en investiguant et en procédant aux interpellations, le plus souvent en flagrant délit. “La loi nous oblige à une répétition, il faut au moins deux constatations d’activités pour que l’enquête soit validée, explique Guy Parent. Nous attendons que les clients sortent et les interrogeons. Nous effectuons aussi des perquisitions en pleine nuit.” Plusieurs clients et hôtesses ont ainsi été surpris durant leurs ébats sexuels au sein des trois célèbres bars parisiens.

Appartements privés

Les appartements privés sont aussi le refuge des prostituées de toutes nationalités (chinoises, africaines, brésiliennes, françaises) qui, pour arrondir leurs fins de mois, louent leur “garçonnière” à des collègues. Elles récupèrent ainsi une partie substantielle des gains de charme. Lorsqu’un studio de la rue Saint-Denis est loué 10.000 ou 15.000 euros par mois, les enquêteurs présument qu’il abrite une activité de proxénétisme. Ce “proxénétisme immobilier” est mis à jour grâce aux dénonciations de voisins ou via des informateurs. La prostituée qui agit de la sorte n’est plus une “victime”, elle tombe sous le coup des sanctions du proxénétisme.

Les réseaux internationaux

La priorité des policiers de la BRP est de démanteler les réseaux à connotation internationale (pays de l’Est, Afrique, Asie). Le 18e arrondissement, par exemple, est connu pour ses réseaux de proxénétisme africain, particulièrement surveillé par la police urbaine de proximité. Faute d’atteindre la tête du réseau, ce sont les intermédiaires qui accompagnent les jeunes femmes qui sont arrêtés et sévèrement condamnés. “Nous luttons contre ces structures qui asservissent les femmes physiquement et financièrement”, assure Guy Parent.

La chasse aux webmasters proxénètes

L’Internet est un moyen idéal pour recruter des prostituées, notamment étrangères. C’est la raison pour laquelle les services de la police judiciaire opèrent une surveillance permanente du réseau. L’éditeur d’un site Web, support d’une activité de prostitution, peut être poursuivi pour proxénétisme. L’an dernier, le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné à quatre mois de prison avec sursis un informaticien qui avait créé les sites de plusieurs prostituées. L’article 225-5 du Code pénal assimile à une activité de proxénétisme le fait “d’aider, d’assister ou de protéger la prostitution d’autrui de quelque manière que ce soit”. Si l’éditeur se trouve en Europe, il peut être poursuivi grâce au mandat d’arrêt européen conduisant à l’extradition du ressortissant en direction de la France. “Le webmaster risque 10 ans de prison, rappelle Guy Parent. On en arrête plusieurs dizaines par an.”

De nombreux sites de proxénètes se dissimulent sous des appellations anodines (rencontres, soirées…) rendant leur identification plus délicate. Dès lors qu’il propose des services à caractère sexuel moyennant rémunération, le site tombe sous le coup du racolage. “Le fait, par tout moyen, y compris par une attitude même passive, de procéder publiquement au racolage d’autrui en vue de l’inciter à des relations sexuelles en échange d’une rémunération ou d’une promesse de rémunération est puni de deux mois d’emprisonnement et de 3.750 euros d’amende “, dit l’article 225-10-1 du code pénal. Les tribunaux sont partagés. “Les magistrats qui condamnent ces sites entendent lutter contre la dérive de l’Internet trottoir virtuel”, explique Guy Parent.

Par Laurence Neuer

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Le propriétaire du salon de massages sensuels projeté se défend

L’homme d’affaires qui souhaite ouvrir un salon de massages sensuels à Châteauguay fulmine. Il soutient que le commerce qu’il projette d’ouvrir boulevard D’Anjou n’a rien à voir avec une boutique érotique et que les filles qu’il a engagées ne sont pas là pour fournir des petits extras aux clients. Il déplore le fait que personne ne soit venu le voir avant de partir en guerre contre son commerce.

«Notre projet était d’offrir des produits qui aident à créer une ambiance et à se détendre. On parle de parfum, d’huiles à massage, de pots-pourris, de pétales de roses, de chandelles : pas de bébelles qu’on retrouve dans les sex-shops. Nous avions aussi des cabines où les clients auraient pu recevoir un massage relaxant ou, s’ils venaient en couple, la louer pour en donner un à leur partenaire», commente le commerçant qui a requis l’anonymat. Selon lui, le projet prévoyait également offrir les services d’une experte en cartes du ciel et d’une autre en tarots.

Des citoyens, qui craignent la mauvaise influence de ce type de commerces sur les jeunes qui fréquentent le secteur, ont demandé à la Ville de Châteauguay d’intervenir. Une pétition circule pour demander sa relocalisation loin des écoles primaires et secondaires de la municipalité. Quant à la Ville, elle étudie présentement le dossier et a demandé des avis légaux afin d’être en mesure d’encadrer plus adéquatement cette catégorie de services.

«Là, je suis bloqué. La Ville ne m’a pas encore donné mon permis et je sais qu’on veut passer un règlement qui obligerait les masseuses à détenir un diplôme reconnu», souligne l’homme d’affaires, dont l’offre d’emploi publiée dans nos pages le 7 juin dernier indiquait : «masseuse demandée, formation sur place».

«Il n’a jamais été question d’offrir des massages thérapeutiques. Tant mieux, si les filles engagées sont belles, mais l’important c’était qu’elles soient douces et que leurs massages permettent aux clients de se détendre. Mon objectif était de faire du bien aux gens», soutient le commerçant.

Le conseil municipal a, en effet, adopté un avis de motion afin d’amender son règlement relatif aux permis et certificats pour modifier le contenu obligatoire d’une demande de certificat d’occupation pour l’usage salon de massage. La Ville souhaite y indiquer que le requérant doit joindre un diplôme, un certificat ou une attestation d’une institution reconnue par le ministère de l’Éducation du Québec attestant les compétences professionnelles de chaque personne rendant les services de massage dans le commerce faisant l’objet de la demande.

Selon le commerçant, c’est le mot sensuel qui a mis du sable dans l’engrenage et qui a entraîné la série de malentendus qui le place maintenant dans une position difficile.

«J’ai fait une demande de permis pour la vente de produits d’ambiances et de massages sensuels. Personne au service des permis ne m’a fait de commentaires pour m’avertir que ça ne passerait pas. On aurait pu m’informer et j’aurais changé sensuels pour relaxants. Je n’ai jamais eu l’intention d’offrir un service de nature sexuelle. On m’a condamné sans savoir», déplore l’homme d’affaires, dont la demande de permis a été déposée le 27 mai dernier.

«Si les citoyens et les gens de la Ville étaient venus voir ce qu’il en est de mon projet, nous n’en serions pas là aujourd’hui. J’aurais été heureux de discuter et voir avec eux quelles modifications apporter pour que tout le monde soit satisfait», raconte-t-il.

Le commerçant, qui confie avoir déjà investi de grosses sommes dans ce projet, indique regarder présentement les recours légaux à sa disposition.

Nathalie Simon

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