Planet Erotik, le salon de tous les plaisirs…

Choix, diversité et élégance sont les maîtres mots du 1er salon de l’érotisme Planet Erotik qui aura lieu les 5, 6 et 7 décembre à la Grande Halle d’Auvergne de Clermont-Ferrand.

Pendant 3 jours, près de 40 exposants, choisis pour leur professionnalisme et la qualité de leurs produits, viendront présenter aux visiteurs avertis, lingerie de charme, sex-toys, objets divers, cuir-latex, bijoux sexy, DVD coquins, etc. Un tour d’horizon complet des nouveautés en matière d’érotisme et de sexe qui transportera les visiteurs sur une autre planète, celle des sens et de tous les plaisirs.

Côté animations, c’est dans un décor digne des plus belles soirées de la Jet Set que les artistes se succéderont pour faire le show ! Stripteases sensuels, revues transformistes et défilés de mode sexy feront monter la température pour le bonheur des spectateurs. Le salon propose ainsi des espaces gay et lesbien, libertin, sm fetish, un gogo bar avec de charmantes hôtesses ainsi qu’un espace photos et dédicaces avec les stars de Planet Erotik. Vous pourrez même dîner sans sortir du salon en profitant d’un service en topless !

Et pour compléter le programme des conférences pédagogiques menées par des spécialistes permettront d’échanger, en toute liberté et sans préjugé, sur des thèmes tels que l’amour, le désir mais aussi la sexualité sous toutes ses formes.

Rendez-vous les 5, 6 et 7 décembre pour découvrir Planet Erotik, un événement ludique et sensuel qui offrira au public rencontres, divertissements et plaisirs des sens dans le plus grand respect de chacun. Et comme le billet d’entrée est tout de même fixé à 25 euros, vous apprécierez ce bon de réduction de 5 euros

Salon Planet Erotik de Clermont-Ferrand

Du 5 au 7 décembre 2008 à la Grande Halle d’Auvergne
Vendredi : 18h - 1h, samedi : 14h - 1h, dimanche : 14h - 20h
Tarif : 25 euros
Entrée interdite aux moins de 18 ans..

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Sexe sur la plage: peine de prison suspendue pour deux Britanniques à Dubaï

Une Cour d’appel de Dubaï a suspendu mardi une peine de prison de trois mois prononcée contre un couple de Britanniques pour avoir eu des relations sexuelles hors mariage sur une plage publique, et ils doivent être expulsés du pays, a indiqué leur avocat.

“La peine de trois mois de prison a été suspendue”, a indiqué un juge de la Cour d’appel en lisant le verdict.

L’avocat des deux Britanniques, Hassan Matar, a indiqué à l’AFP que la Cour d’appel a maintenu l’amende contre les deux Britanniques mais que ces derniers allaient être déportés.

“La partie du jugement concernant l’expulsion reste valide”, a précisé Me Matar, ajoutant: “Il ne reste qu’à accomplir quelques procédures routinières pour régler le départ” des deux personnes qui étaient en liberté sous caution.

Les deux prévenus ne sont pas apparus devant le tribunal mardi.

En première instance, un tribunal de Dubaï avait condamné le 16 octobre Michelle Palmer, 37 ans, et Vince Acors, 34 ans à trois mois de prison pour avoir eu des relations sexuelles hors mariage sur une plage publique et à une amende de 1.000 dirhams (272 dollars) chacun pour consommation d’alcool.

Michelle Palmer, responsable d’une maison d’édition à Dubaï, qui a été licenciée après le début de l’affaire, et Vince Acors, en visite dans l’émirat, ont été accusés d’avoir eu des relations sexuelles le 5 juillet sur une plage publique après avoir consommé de l’alcool.

Les relations sexuelles hors mariage sont interdites dans l’émirat.

Le 12 août, Michelle Palmer avait nié avoir eu des relations sexuelles avec son compagnon mais admis l’avoir “embrassé et pris dans les bras”, selon la presse locale. M. Acors avait aussi nié avoir eu des relations sexuelles avec Mme Palmer, mais un représentant du parquet avait souligné qu’il avait d’abord admis les faits avant de se rétracter.

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Le strip tease fait recette au Camerou!

Les clubs d’exhibition de strip tease avec port du string ou avec le sexe totalement à découvert, gagnent du terrain au Cameroun. Autrefois courus par les occidentaux, aujourd’hui, les africains s’y adonnent à cœur joie.

Carrefour Paris dancing à Akwa à Douala. Il est 22 heures ce samedi. Des véhicules de toutes marques sont garés devant le « St père », un complexe qui compte une discothèque et une gogo dance où a lieu tous les jours, des exhibitions de strip tease. L’accès à la discothèque est conditionné par le paiement d’un ticket. Tout le contraire de la Gogo dance ouverte à tout buveur. La petite allée tapissée qui y mène s’ouvre sur une grande salle rectangulaire avec des sièges disposés sur le pourtour. Deux bars parés de miroirs et où sont exposés des vins et liqueurs de toutes marques, ravivent le décor. Au centre de la pièce, un comptoir rectangulaire avec tout autour des chaises adaptées, reçoit des clients séparés d’environ 50 centimètres des serveuses, et à environ un mètre d’un podium de même forme.

Long de près de six mètres, avec trois poteaux en métal, ce podium a été conçu pour les exhibitions de strip tease, spécialité de ce bar appartenant à des indo-pakistanais. Sous un air de disco, deux jeunes filles chaussées de bottillons, et abhorrant des strings à corde, se donnent en spectacle. A cette heure de la nuit, la moitié des clients est constituée de personnes de race blanche. Au moindre geste du postérieur de l’une des danseuses ou à une démonstration qui laisse apercevoir un trait du sexe, des têtes se réajustent. Les clients de race blanche semblent être les plus attentifs. Flanqués de lunettes, cigarettes aux lèvres pour la plupart, ils n’entendent rien rater du spectacle pendant que de jeunes prostituées les caressent la poitrine et le sexe.

Des jeunes filles effilées ou voluptueuses, à la poitrine plus ou moins généreuses se relaient ainsi toutes les heures sur ce podium. Leurs pas de danse cadencés et rythmés de mouvements qui interpellent tout le corps frisent la séduction. Le client satisfait, acquiesce de la tête et interpelle la danseuse qui se rapproche. Il lui glisse alors quelques billets de banque dans le string. Les mouvements qui simulent l’acte sexuel sont les plus captivants. Ils s’accompagnent chaque fois des youyous dans la salle et d’un mouvement de billets. Deux heures plus tard, à 24 heures, les Noirs sont de plus en plus nombreux. A cet instant précis, un jeune homme de race blanche déjoue la sécurité et se retrouve sur le podium. Après quelques minutes d’exhibition, il se sépare de tous ses vêtements et exhibe sa verge. La salle exulte et applaudit. L’homme se rhabille et quitte la scène non sans avoir gratifié les danseuses de quelques sous. “C’est impressionnant quand tu y assistes pour la première fois, mais après l’engouement tombe car, ce sont toujours les mêmes visages et les mêmes pas de danse”, explique un client habitué des lieux. Le spectacle commencé à 19 heures s’étend ainsi jusqu’à 4 heures tous les jours.

Autres lieux, autres réalités
Spectacle identique tous les jours dès 22 heures dans le bar de l’hôtel Fortuna à Bessengué. Là clientèle de ce soir, toute africaine apprécie le spectacle que donne une jeune fille ronde, le sexe à découvert. Son corps enduit d’huile scintille sous l’effet de la chaleur. Avec la dextérité d’une athlète, elle fait un bond, récupère son slip déposé non loin et fixe du regard un coin de la salle. Là, les clients qui connaissent la suite baissent la tête, craignant d’être choisi. Encore deux bonds et elle s’immobilise devant un infortuné, lui enfile le slip à la tête et s’assied sur ses pieds. La salle exulte. “Paie… caresse…tu es servi…attrape son sexe”, entend-on dans la salle. L’animateur de la soirée, du fond de sa cabine joue les reporters. Elle ne le libérera qu’après qu’il l’ait gratifié d’un billet de 1000 Fcfa.

Ce type de scène se multiplie avec d’autres clients. Cette fois, une dame pourtant accompagnée de son compagnon est la cible. La danseuse d’un signe de la main fait débarrasser sa table par une serveuse. Elle s’en sert alors comme estrade, s’y pose et entraîne la tête de la femme dans ses entrecuisses. “Lèche…ça c’est le secret des lesbiennes….ouhh…. c’est bon?…”, lancent les clients. Le tout agrémenté par l’animation du Disc Jockey qui trouve les mots justes pour expliquer la scène. La danseuse disparaît un instant. Elle est aussitôt relayée par une de ses collègues.

Des clients sont alors à chaque fois approchés et doivent subir les caprices de ses filles. Quelques courageux ne manquent pas de les solliciter. Un jeune homme, d’un signe de la main en interpelle une. Sans perdre de temps, la strip teaseuse saute sur ses jambes, envoie la main sous les vêtements et caresse le sexe. Elle se relève ensuite et lui enfourche la tête dans l’entrecuisse. La salle explose de cris. Satisfait, il la gratifie de 2000 Fcfa.

Une pratique pourtant interdite.

Les exhibitions de strip tease ont été introduites au Cameroun au début des années 90 par des expatriés. Commencées à Douala et Yaoundé, les deux principales métropoles, elles gagnent progressivement les villes secondaires. “Les gens sont très intéressés et cela justifie la création des nouveaux clubs dont le nôtre”, confie un personnel du Maxim’s Night club, une discothèque où a lieu deux fois par semaine des exhibitions. Les hostilités commencent ici après 24 heures et sont assurées par des filles aux rondeurs remarquables. Mamelles au vent, le sexe à découvert, les danseuses du Maxim’s font le tour des tables, taquinant au passage quelques hommes. La spécialité de ce club fréquenté presque exclusivement par des Noirs est la simulation de l’acte sexuel avec des bouteilles.

Une pratique très appréciée par les hommes qui réagissent à chaque fois par des salves d’applaudissement. Les danseuses introduisent à chacun de leur passage sur scène le bout d’une bouteille dans leur sexe et l’accompagnent des mouvements de va et vient. Les clientes dépitées se couvrent alors la face des deux mains pendant que les hommes gratifient les danseuses de quelques sous. La pratique du strip tease tout comme la création des clubs d’exhibition sont pourtant interdites au Cameroun. Les autorités font ainsi souvent fermées ces clubs qui malgré tout réussissent toujours à coup de bakchich à reprendre leurs activités.
Charles Ngah Nforgang.

Eclairage; Dr Louis René Kemayou, sociologue

Qu’est ce qui explique l’engouement des africains pour le strip tease?

Dr Louis René Kemayou: Nous avons pris l’habitude en Afrique de mimer l’occident. Les mêmes cause produisant les mêmes effets , nous avons adopté depuis la colonisation les modes de vie occidentaux et à force de vouloir les reproduire, nous avons fini par accepter des pratiques qui jusqu’à hier paraissait inconcevable sur le continent. On peut concevoir qu’aujourd’hui pour faire moderne qu’on puisse rentrer dans des boites où sont offert des exhibitions de strip tease. C’est tout simplement la conséquence de ce que nous africains d’aujourd’hui voulons entrer dans ce qu’on appelle la modernité .Raison pour laquelle, il faut épouser la culture occidentale qui se veut moderne sous toutes ses couleurs.

Pourquoi aujourd’hui plus que hier?

A partir du moment où nous avons réussi à tourner complètement le dos à la culture africaine qui guidait nos actes, et qui contient des interdits pour embrasser la “modernité”, alors on peut comprendre que nous soyons plus disposé aujourd’hui plus qu’il y’a 10, 20, 30 ans à pouvoir accepter ces pratiques qui pour nos parents relevaient tout simplement du non sens.

Doit-on craindre à la longue des conséquences?

Pour les trip teaseuses qui sont pour la plupart de très jeunes filles, on peut craindre que ce soit là une porte ouverte vers la prostitution. S’agissant des spectateurs, l’exposition à ces pratiques traduit une certaine dépravation des mœurs.

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Le strip-tease, un effeuillage devenu bien sage

Acte à vocation artistique, spectacle de critique sociale… Sous le couvert de l’alibi culturel, le strip-tease a perdu un peu de son aura érotique. Notre journaliste est partie à la découverte du monde de l’effeuillage. On vous en dévoile un peu plus à 18 heures avec la deuxième partie de ce reportage.

1965, Marguerite Duras interviewe une certaine Lolo Pigalle pour les spectateurs de l’ORTF.
« - C’est un vrai travail, le strip-tease ?
- Oui, c’est un vrai travail parce que s’il est bien fait, c’est quand même ­artistique. »
Un demi-siècle après l’interview durassienne, le « vrai travail » du strip-tease est volontiers occulté au profit de « l’artistique ». Le terme même de strip-tease est récusé, jusqu’au Crazy Horse, lieu historique de l’effeuillage. Aujourd’hui, ses beautés plastiques paradent en petite tenue plus qu’elles ne se dénudent, et doivent être appelées danseuses. On y nie tout lien de parenté avec les lap dance modernes (où les filles se déshabillent lascivement sur les genoux des clients), lesquels lap ­dance tiennent aussi à distinguer leurs danseuses des strippeuses de Pigalle (ou assimilées)… Et ainsi de suite. La course au supplément d’acte­ artistique - gage de vertu - est sans fin, et toujours d’actualité.

A contrario, dans le milieu des théâtres et festivals « respectables », on se pique très régulièrement, ces dernières années, de revisiter le mythique strip-tease. Avec plus ou moins de bonheur et sans véritable trouble apparent. Ainsi, en 2006, la maison de production néerlandaise Victoria commande à sept chorégraphes de renom un numéro de strip-tease avec de vraies professionnelles, pour créer le spectacle Nightshade. Wim Vandekeybus, Claudia Triozzi, Caterina Sagna, Vera Mantero, Alain Platel, entre autres, se lancent sans hésiter, les journalistes accourent, le public afflue et applaudit consciencieusement. Mais rien de révolutionnaire dans l’opération, si sophis­tiquée puisse-t-elle être sur le plan esthétique. La figure de la femme ­fatale est là, comme celle de la bimbo aux attributs ad hoc, ou de l’interprète toute en rondeurs de burlesque nouveau (1). Rien de bouleversant non plus. L’émoi se fait désirer. Faut-il en conclure que nos artistes avec un grand A rhabillent le strip-tease en le chargeant d’atours culturels ?


Dans son Histoire et sociologie du strip-tease
, publié en 1969, Jean Charvil fournit la définition du Petit Larousse : « N.m. (de l’anglais to strip, déshabiller, et to tease, agacer). Déshabillage suggestif exécuté en public sur une musique de fond ou de danse. » Le Petit Robert de 1996 évoque, quant à lui, un « spectacle de cabaret au cours duquel une femme, ou parfois un homme, se déshabille progressivement en musique ». Où est donc passé le « suggestif », fauteur de troubles ?

Avant même d’être baptisé strip-tease
, l’effeuillage a entretenu avec le monde de l’art des liens étroits et ambigus, à la je t’aime/moi non plus. Selon ses (rares) théoriciens, le spectacle du déshabillage prendrait racine dans la Grèce antique, du côté d’Aristophane et de ses burlettas, spectacles satyriques dans lesquels se miment en dansant les plaisirs de l’amour ; ou encore chez Plaute avec ses tableaux de « Nudatio Mimorum », où les comédien(ne)s se dénudent pour parodier l’accouplement. Plus tard, l’effeuillage sera l’un des éléments de critique sociale dans la comedia dell’arte. A la fin du XVIIIe siècle, il devient un spectacle en soi, suivant deux trajectoires à peu près parallèles de part et d’autre de l’Atlantique.

Là-bas, on consacre les déhanchements burlesques et épanchements populaires, vraisemblablement nés dans les saloons de la Ruée vers l’or ; Ici, on badine avec le dévoilement, amorcé en 1894 par le spectacle Le Coucher d’Yvette, soit trente minutes d’épluchage de jupons, culottes et corsets. Les scénarios de l’effeuillage vont fleurir jusqu’à la fin des années 50, entrant et sortant des théâtres et cafés-concerts au gré des modes et des interdictions, contournées avec fougue. « Neuvième art » aux muses louées par nombre d’artistes et intellectuels parisiens, « strip-tease » défendu comme typiquement américain en période de maccarthysme (et importé en 1951 par Alain Bernardin, fondateur du Crazy Horse), l’effeuillage sera, des deux côtés de l’Océan, victime de l’engouement qu’il suscite. Les foires et boîtes de nuit le récupèrent, et, par souci de rentabilité, réduisent le champ de sa dramaturgie à son plus simple appareil. Le topless généralisé fait son apparition dans les années 60, le disco (pas franchement lascif) le colonise puis la vogue lap dance l’individualise dans les années 90, lui conférant une image plus bimbo choc que porno chic.

Le corps dévoilé est lui aussi soumis aux lois et formatages du marché. Ce qui harponne alors le spectateur se résume bien souvent à l’abondance de plastique disponible. Reste un boulevard, pour tous ceux qui n’ont jamais tant frissonné qu’en regardant Rita Hayworth se défaire de ses longs gants noirs dans le film Gilda ; ou pour les nostalgiques de cet instant furtif, où l’effeuilleuse, sitôt son intimité dévoilée, la refuse au regard et disparaît en coulisses, auréolée de soufre.

« Déshabillez-vous en pleine rue et voyez ce qui se passe,
déshabillez-vous sur une scène et vous recevrez de l’argent »


Pas étonnant
, donc, que les artistes contemporains prétendent s’emparer du strip-tease pour en interroger les codes. Mais peut-on impunément jouer avec un objet si fantasmatique qu’il touche à nos pudeurs et affinités les plus personnelles et les moins admises ? Car, malgré le déferlement des images de chairs offertes sur les mille et un écrans de nos quotidiens, le strip-tease a gardé un parfum sulfureux. « Déshabillez-vous en pleine rue et voyez ce qui se passe, déshabillez-vous sur une scène et vous recevrez de l’argent », énonce Philippe Verrièle, critique de danse et auteur de La Muse de mauvaise réputation, Danse et érotisme (éd. La Musardine). La nudité, bien sûr, a largement droit de cité dans les spectacles chorégraphiques. Mais Verrièle nous met au défi d’en trouver ne serait-ce qu’une quinzaine qui aurait à voir avec l’érotisme. Pas de doute, sur les scènes du théâtre public, le corps est désexualisé plus souvent qu’à son tour.

Philippe Découflé fait partie des chorégraphes qui sont titillés par un désir de mise à nu scénique, au propre comme au figuré. Il y a joué avec une bande de cabaretistes rompus à l’effeuillage ultraparodique. Rien à redire côté malice, quand un grand type en costume de squelette s’effeuille jusqu’à perdre « ses os ». Mais entre vahinés, icônes SM ou transformistes, danseurs de salon, nains, lapins géants, pin-up et matrones ouvreuses, leur Cœurs croisés, créé en août 2007 au festival Paris quartier d’été, tenait surtout de la guignolesque revue de clichés. Question de pudeur ? « Peut-être, répond l’intéressé, qui ne renonce pas devant les pièges de l’exercice. Avec le strip-tease, on n’est ni dans le public ni dans le privé, et ça peut très vite déraper vers le mauvais goût. Je me suis rendu compte par exemple qu’avec cette forme, quand on fait le noir dans le théâtre, on transforme le spectateur en voyeur. Il faut qu’il puisse accepter de voir et d’être vu. »

Le contexte du spectacle, justement, voilà qui peut distancier le public des performeurs-strippeurs, l’intimité étant rarement assurée dans des salles de plusieurs centaines de places. Mais est-ce que l’alibi culturel fourni par le théâtre avec un grand T ne priverait pas aussi le spectateur d’une part de transgression nécessaire ?

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Cathy Blisson
Télérama n° 3056

(1) Du « new burlesque », mouvement né aux Etats-Unis dans les années 90. D’outrancières amazones y réhabilitent une féminité joyeuse et décomplexée sans contraintes de mensurations.

A lire
« Strip-tease », Histoire et légendes, de Rémy Fuentes, éd. La Musardine, 2006.
« Histoire et sociologie du strip-tease », de Jean Charvil, éd. Planète, 1969.
“Strip-tease” dans « Mythologies », de Roland Barthes, éd. du Seuil, 1957.

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A la recherche de l’effeuillage idéal, ou les dessous d’un reportage sur le strip-tease

Artistiques ou pas artistiques, érotiques ou pas érotiques ? Suite de notre incursion dans le monde du strip-tease avec un retour en images sur quelques effeuillages.

Etape n°1 : un petit bar à concerts de type chaleureux (Le Zèbre de Belleville)

Tout commence à l’été 2005. A priori, quand on travaille pour Télérama, on n’est pas plus prédisposée que ça à écumer les coulisses du strip-tease. Mais cet été là, le festival Paris quartier d’été fait venir le Cabaret New Burlesque, soit de dignes représentantes d’un mouvement instauré par des femmes à gouaille dans les Etats-Unis des années 90. « Kitten on the keys », « Dirty Martini »… Celles-ci chantent, s’effeuillent, flirtent avec le one-woman show au fil d’une succession de numéros. Tenues sexy-yankee, malice féminine voire néo-féministe, éventail de corps du plus fluet au plus plantureux… Le cabaret est réjouissant, parfois touchant. Et exotique. Sous les soutiens-gorges qui valsent sur scène, on trouve presque invariablement les « nippies », choses à pompons fixées sur les tétons de ces dames, et appelées à tournoyer par le truchement de chorégraphies mammaires très spécifiques. Joyeusement burlesque.
http://www.myspace.com/newburlesque

Etape n°2 : Un théâtre au cœur de l’institution (le Quartz de Brest, la Grande Halle de la Villette…)

En 2006, il semblerait que l’effeuillage titille sensiblement un certain microcosme artistique (et, de fait, les curiosités journalistiques). Dirk Pauwels, de la maison de Production néerlandaise Victoria, friande d’expériences transgenres, propose à sept chorégraphes de revisiter un strip-tease avec des professionnelles de la profession. Alain Platel, Vera Mantero, Wim Vandekeybus, Caterina Sagna, Johanne Saunier, Claudia Triozzi, et le metteur en scène Eric de Volder, s’y attellent. Espoir : on se dit que cet art du dévoilement pourrait bien revêtir une séduisante voire métaphysique dimension, débarrassé des clichés qui collent au genre. Déception : d’accord, les sept strip-teases de ce Nightshade/Belladone sont plus lents que la moyenne, et esthétiquement léchés. Platel remporte la palme avec un très beau numéro, isolant à l’aide de mouvements de rideaux les jambes et autres parties du corps de sa performeuse-geisha ; et Caterina Sagna se démarque en évoquant, avec une fluette jeune fille aux airs appeurés couchée sur le sol, le viol d’une intimité. Mais globalement, les caricatures ont la peau dure…
http://www.victoria.be

Etape 3 : un noble lieu public (La cour du Palais royal)

Eté 2007, c’est encore un coup du festival Paris quartier d’été, complice du chorégraphe Découfflé. Celui-ci se prend au jeu d’une certaine Blanche Alix (émule made in France de l’effeuillage transformiste, outrancier, parodique), et de quelques autres héritier(e)s du New Burlesque américain. Le résultat s’appelle Cœurs croisés et l’on y croise une Betty Boop haute comme trois pommes, un grand type en costume de squelette… Et encore, vahinées, icônes SM ou transformistes, danseurs de salons, nains, lapins géants, pin-ups et matrones ouvreuses. N’y a-t-il point de salut pour le strip-tease hors des icônes guignolesques et clichés ès « sexy », demande-t-on à Philippe Découfflé un an plus tard ? Un strip-tease dont l’héroïne serait plus girl next door que bimbo, pseudo femme fatale ou phénomène burlesque, et dévoilerait une part de vulnérabilité, par exemple ? « Bonne idée, je vais peut-être essayer », rétorque en riant le chorégraphe qui ne compte pas s’arrêter là en matière d’expérience strip-teaseuse.
www.cie-dca.com

Etape n°4 : un lieu d’accueil de performances contemporaines (la maison de la Villette)

Décembre 2007. Dans la programmation du festival 100 Dessus-Dessous, dédié au théâtre pluridisciplinaire et plutôt minimaliste, Miss Marion. Soit Marion Boucard, attachée de presse pour Vivienne Westwood dans le civil. Miss Marion la joue glamour et rétro, sur un genre qu’elle a baptisé « slow-burlesque ». Elle n’est pas taille mannequin, mais sensuelle et bien faite. Elle descend avec grâce et classe l’escalier de la mezzanine métallique plantée dans l’octogonale maison de la Villette avant de s’effeuiller. Jeux de regards… Sauf que, depuis le public, composé en grande partie d’initiés qui cultivent un air pensif et revenu de tout, notre cœur balance. Pour ne pas dire qu’il peine à s’emballer. Ce n’est pas encore cette fois là que l’on vibrera vraiment devant un effeuillage… Et si « l’alibi culturel » du lieu nous ôtait toute capacité à être ému, troublé, émoustillé ? Pas pour Miss Marion. La performeuse s’est retirée des circuits spectaculaires où sa fragilité, dit-elle, n’était pas perçue. Mais elle tente une reconversion… du côté des lieux d’art contemporain.
http://missmarion.fr/

Etape n°5 : un haut-lieu de lap-dance parisien (le Pink Paradise)

Dans la presse (Le Monde compris), cet endroit-là est considéré comme un temple du « porno-chic ». Dès l’entrée, soit un long couloir tapissé de moquette léopard, l’endroit nous paraît plutôt « bimbo-choc ». Comme les filles, qui strippent autour de barres métalliques verticales en trois minutes chrono ou presque, quand elles ne se livrent pas au même exercice (moyennant supplément financier) sur les genoux de trentenaires cols blancs. Le panel de « danseuses » va de l’asiatique filiforme à la blonde très siliconée, et toutes semblent se déhancher en pilote automatique, gestuelle aussi formatée que dans un clip de R’n‘B. Pas bien gai, en somme, même si ce haut-lieu de l’enterrement de vie de garçon s’avère plus tristement hypnotique que glauque. Le public ? Des (jeunes) gens qui semblent aussi « bien sous tous rapports » que visiblement étrangers aux interrogations existentielles et grands horizons du désir. L’un d’entre eux briefe gentiment ses camarades venus à la sortie d’un séminaire professionnel : attention, les filles sont des business women, très douées pour vous vider le portefeuille à coups de lap-dance individuelle. « Pour le même prix, précise-t-il, en Espagne, on fait l’acte. »
www.pinkparadise.fr

Etape n°6 : un lieu historique du strip-tease (le Crazy-Horse)

C’est LE lieu où le strip-tease à l’américaine a conquis Paris, en 1951. “LE lieu où l’on trouve les meilleures danseuses du monde”, nous avait assuré Philippe Verrièle, critique danse et auteur de La Muse de mauvaise réputation – danse et érotisme (éd. La Musardine). Ah bon ? « Vous avez déjà vu ailleurs 14 danseuses sur une scène de sept mètres d’ouverture et trois mètres de profondeur ?» Précisons qu’au Crazy Horse en 2008, le strip-tease à proprement parler est devenu une activité résiduelle. On y pratique plutôt la parade (chorégraphiée) de beautés plastiques jumelles – et parfaitement assorties aux canons de l’époque. Alors au final, c’est kitsch, c’est suranné, c’est presque bon enfant, et le champagne qui va avec finit par faire son petit effet. Mais il faut bien avouer que le numéro le plus applaudi s’avère être… le duo de claquettes de deux hommes en costume.
http://www.lecrazyhorseparis.com/

Etape n°7 : Les clubs de Pigalle

Pigalle. La voilà, la référence la plus populaire du strip-tease made in France, celle que Crazy-Horse comme Pink Paradise veulent exorciser d’un vade retro, la raison pour laquelle ils emploient le terme « strip-teaseuse » du bout des lèvres. Dans le quartier, on a le choix entre les supermarchés du sexe de type « sexodrome », où des hotesses qui semblent droit sorties d’un film porno du 21e siècle affirment que le strip-tease est ici bien plus « intéressant » qu’ailleurs (on fera l’impasse), et les bouis-bouis bien sombres, qui suintent la solitude. Des filles moins stéréotypées, souvent étudiantes dans le civil, se succèdent entre la scène et le dessus du bar. On trouve dans leur maladresse quelque chose de touchant mais… l’odeur de la solitude et d’une certaine nécessité financière a là un arrière-goût un peu amer…

Etape n° 8 : Un bar de Montmartre (Le Soleil de la Butte)
« C’est frais, c’est con, c’est tout ce que j’aime », a soufflé Philippe Découfflé, dans l’assistance. On vient de retrouver une partie de sa dream team de comiques strippeurs dans un « nano-cabaret » de leur invention. Blanche Alix a sorti le grand jeu de la dentelle en Madame Loyal narquoise, l’homme squelette ôte sa panoplie d’os, Betty Boop chante (faux mais drôle), et le public se gondole. Sympathique.
http://www.myspace.com/nanocabaret

Bilan du voyage… et strip-tease du futur ?
Mais alors, va-t-il falloir se résoudre, en 2008, à ne ranger le strip-tease scénique que dans une case réservée au burlesque, aux armées de filiformes playmobils (au féminin) et superbimbos, ou aux modèles de glamour ou de rétro (telles que la très people Dita Von Tesse) ? Le marché – plus récent – du strip-tease masculin, qui semble inexistant hors des bandes de gogo boys body-huilés-buildés ne nous donne pas beaucoup d’espoir. Mais sur la piste d’un effeuillage redoré de trouble, voici qu’apparaît Naema Boudoumi, comédienne et étudiante en ethno-scénologie qui, après un mémoire sur Rita Renoir, légendaire « tragédienne du strip-tease » des années 50, monte en guise de thèse un spectacle de strip-tease sur des textes de Pierre Louÿs, auteur de la fin du XIXe siècle connu pour son théâtre érotique. Peut-être une chance de retrouver la grâce de ce fameux instant furtif, où l’effeuilleuse, sitôt son intimité dévoilée, la refuse au regard et disparaît en coulisses ? A suivre…

Source : Cathy Blisson

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Une stripteaseuse entre Madonna et la star du baseball !

Une stripteaseuse vient de faire des révélations très osées sur Alex Rodriguez, la star du baseball soupçonnée d’avoir eu une relation avec Madonna. Candice Houlihan, jeune femme blonde de 32 ans à la plastique attrayante, a vendu à News of the World les informations très “privées” qu’elle détenait sur celui qui est appelé le David Beckham du baseball.
Alex Rodriguez
Hormis le fait qu’il gagne 27 millions de dollars par saison, le bel Alex aurait aussi un truc spécial qui ferait fondre les filles de plaisir. La stripteaseuse explique comment le joueur des Yankees l’a séduite : “Il m’a jetée sur ses solides épaules et m’a portée jusqu’au lit.” Candice raconte que ses deux nuits avec le batteur furent inoubliables. Alex Rodriguez est sorti avec elle tandis que Cynthia, sa femme, était enceinte. Depuis, le couple a divorcé.

Candice, qui connait certainement bien son affaire, explique que “si Madonna est sortie avec lui, alors elle aussi a découvert ce que c’est qu’être une femme heureuse.” Sans gêne, elle vante les plaisirs sexuels qu’elle a connus avec Alex. Elle ajoute : “J’imagine que Madonna est une femme expérimentée, mais je parie que rien de ce qu’elle a expérimenté n’est comparable à lui (…) Ce qu’il fait avec les femmes est merveilleux.”

Malgré ses talents, la stripteaseuse s’est sentie coupable quand elle a appris toutes les complications de cette histoire (lire la news). Candice confesse cependant que Madonna aurait fait un bon choix en sortant avec Alex : “Je pense bien qu’il est son type d’homme. Il est célèbre, c’est un gagnant, il est bronzé et athlétique, quelle fille n’en voudrait pas ? Ils pourraient être un couple très puissant”. Et la jeune femme conclue : “S’il y a bien un homme qui peut détourner Madonna de son mari, c’est bien Alex”.

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Une vidéo érotique mettant en vedette Madonna

Madonna serait au centre d’un scandale de vidéo érotique.

Selon ce que rapporte FemaleFirst, un cameraman affirme avoir en sa possession une vidéo de Madonna et du joueur de base-ball Alex Rodriguez, en pleine action sur un sofa.

L’homme tente de vendre, pour presque deux millions de dollars US, cet enregistrement, qui aurait été réalisé à l’aide d’une caméra cachée dans l’appartement d’un ami du cameraman. Cet appartement était utilisé par le couple pour leurs rencontres secrètes.

Le propriétaire de la vidéo, dont le nom est toujours inconnu, affirme avoir visité la propriété et y avoir caché une caméra, qui a immortalisé les ébats des deux vedettes, il y a deux mois.

Un avocat a expliqué qu’en diffusant cet enregistrement, l’homme court le risque d’être accusé d’invasion de la vie privée ainsi que de voyeurisme, n’ayant pas obtenu le consentement de son ami avant d’installer cette caméra.

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Entreprise cherche secrétaire pour massage érotique

Agence France-Presse

Bucarest

Secrétaire. Salaire: 1000 euros. Fiche du poste: gérer la correspondance et la documentation, puis … faire des massages relaxants au chef, du body massage et des massages érotiques. Une Roumaine a découvert avec stupéfaction les clauses de son contrat de travail, trois jours après sa signature.

«En plus de ses tâches d’assistante de direction, la fiche du poste prévoyait le massage érotique et le body-massage», a déclaré vendredi à l’AFP une inspectrice du travail du département de Sibiu (centre). Elle a précisé que la femme avait démissionné après avoir découvert les termes du contrat.

Selon l’inspection locale du travail, la formulation du contrat n’est pas illégale, mais une inspection sera conduite prochainement dans cette compagnie de construction.

«Le seul problème, c’est que la femme n’était pas masseuse, mais assistante, si elle avait été masseuse, ces tâches auraient été normales», a cependant estimé l’inspectrice.

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Seins «bazookas» d’une star porno: chirurgie déclarée illégale

La chirurgie très controversée qui a permis à la star porno Maxi Mounds de battre le record du monde de la plus proéminente poitrine avec ses seins de taille 36MMM a été déclarée illégale. Les docteurs ont reconnu qu’elle représentait des risques pour la santé.
Maxi Mounds
Maxi Mounds, avec sa poitrine qui défie la gravité, a obtenu son titre pour les seins artificiels les plus gros du monde en 2005 après une opération. Les doutes quand à la sécurité d’une telle opération – appelée la technique des cordes de polypropylène – ont mené les autorités à la bannir.

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Chez Canal, le porno n’est pas « halal »

Canal+, qui diffuse chaque premier samedi du mois un film à caractère pornographique, est la cible depuis quelques semaines de menaces apparentées à du « terrorisme ». Leur auteur se déclare « musulman » et demande l’interruption de ce programme, sous peine de représailles physiques contre la chaîne cryptée et ses employés.

« Si vous n’arrêtez pas de diffuser vos films pornos, nous nous en prendrons physiquement à vos salariés », peut-on lire dans la missive reçue la semaine dernière par des employés de Canal +. L’auteur des menaces ne signe pas, il précise seulement qu’il est « musulman ». Ces faits ont été révélés lundi par RTL et alimentent depuis le débat dans la sphère des médias.

Les dirigeants de la chaîne cryptée ont pris l’affaire très au sérieux, même s’ils assurent qu’ils ne cèderont pas au chantage. Le parquet antiterroriste a d’ores et déjà ouvert une enquête pour « menace sous conditions ». Les investigations ont été confiées en début de semaine à la Brigade Criminelle de Paris.

Si ce courrier n’a pas été assimilé à un canular, c’est parce qu’il ne s’agit pas d’une première. Canal+ - accessible au Maghreb et au Moyen-Orient via le satellite Hotbird, dont le gestionnaire Eutelsat reçoit des mises en garde depuis 2006 - a déjà fait l’objet de menaces au sujet de la diffusion de son film X. Elles ont commencé il y a quelques semaines, et le parquet de Paris a été saisi de l’affaire une première fois fin juin. Dans les premiers courriers, fax ou e-mails, la possibilité de faire « sauter le siège » de la chaîne, situé à Issy-les-Moulineaux, en banlieue parisienne, a été évoquée.

L’enquête devra déterminer s’il s’agit d’un acte isolé ou si Canal+, qui a pour le moment refusé de s’exprimer, s’est attiré les foudres d’une organisation terroriste islamiste. Le protocole mis en branle par le Quai d’Orsay est celui réservé aux affaires terroristes.

Un scandale hypocrite ?

Le scandale que semble provoquer la diffusion de films pornographiques sur les télévisions maghrébines et moyen-orientales suscite de nombreuses critiques. En effet, pour beaucoup, il suffit aux personnes réticentes de ne pas regarder cette chaîne le premier samedi de chaque mois.

Sur un forum, certains internautes musulmans s’insurgent : « Il faut juste que le premier samedi de chaque mois aux alentours de minuit le musulman résiste à l’envie d’appuyer sur l’interrupteur de son téléviseur… Une sorte de Grand Dijhad lui permettant de lutter contre ses propres travers », commente l’un. Un autre relativise : « Si Canal+ diffuse des films pornos au Moyen-Orient, c’est qu’il y a un marché porteur, y compris dans les pays musulmans. Alors laissez les gens faire ce qu’ils ont envie. Les acteurs sont consentants, le public aussi », argumente-t-il.

Par ailleurs, certains soulignent l’hypocrisie des menaces, dans des pays où l’industrie du porno est parfois florissante. Au Maroc notamment, de nombreux tournages ou reportages-photos sont réalisés à la sauvette dans des décors « couleur locale » échappant aux autorités, indique La Gazette du Maroc. Ces séances sont présentées comme des tournages publicitaires, des shoots de mode ou encore des reportages touristiques. Les acteurs eux-mêmes sont parfois dupés, découvrant le pot-au-rose après le montage, lorsqu’ils constatent qu’à leurs scènes ont été accolés des passages plus « hot » tournés ailleurs. Certains sont également filmés à leur insu.

En définitive, cette polémique devrait retomber rapidement puisque TPS, le groupe qui a fusionné avec Canal+, ne sera plus diffusé sur Hotbird dans les mois à venir. Les abonnés capteront la chaîne grâce à Astra, un autre satellite qui ne couvre ni le Maghreb, ni le Moyen-Orient. Reste que sur Hotbird de nombreuses autres chaînes diffusent des films érotiques et pornographiques qui, eux, resteront piratables et accessibles…

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Salons de massage, Internet… les nouveaux refuges du proxénétisme

Les récents coups de filet des enquêteurs de la Brigade de répression du proxénétisme se sont révélés juteux. L’exploitant de trois bars à hôtesses du Paris mondain amassant nuit après nuit les liasses d’euros de ses clients fortunés ainsi que la gérante d’un salon de massage parisien à “finition sexuelle” ont dû se rendre à l’évidence. Surpris en flagrant délit d’abriter des activités de prostitution, le premier a été écroué, la seconde est mise en examen. Naturellement, les établissements ont fermé leurs portes.

Depuis que le racolage est devenu un délit passible de 3.750 euros d’amende ou deux mois de prison, le plus vieux métier du monde a changé de visage. Les prostituées donnent de moins en moins dans l’ostentatoire des bordures des bois et des contre-allées, préférant exercer leur commerce dans des appartements privés, salons de massage et bars de nuit. En poste depuis trois ans à la direction de la Brigade de répression du proxénétisme (BRP), Guy Parent veille à ne laisser aucun terrain inoccupé par ses enquêteurs. “Si l’on ne surveille pas les salons de massage, par exemple, la prostitution se développera dans ce secteur.”

Salons de massage

Le massage comportant une “finition sexuelle” est une spécialité asiatique. Il fait partie d’une culture qui n’y voit ni honte, ni interdit. D’ailleurs, les salons abritant de telles pratiques ne s’en cachent pas. C’est sur le plus naturel des tons qu’on nous répond, au téléphone, que le massage peut être suivi d’un petit “plus”. Le défilé des hommes qui en sortent, l’air radieux, est un indice sérieux de l’orientation coquine du salon. “Il suffit de compter les clients et de les interroger à la sortie, indique Guy Parent. Certains nous disent combien ils ont payé et à qui ils ont remis l’argent.” Près de 40 % du prix versé par le client est empoché par l’exploitant. “Pour nous, ces filles sont des victimes, elles se laissent imposer des conditions de rémunération indécentes”, déplore le chef de la BRP. Munis de renseignements solides, les enquêteurs passent ensuite à la phase offensive. Ils interviennent en “flagrance”, surprenant les clients en tenue d’Adam et les filles en dessous éloquents, ils découvrent préservatifs, revues porno, écrans vidéo… “La réputation de ces salons cause préjudice aux instituts sérieux”, souligne le policier. De leur côté, les magistrats se montrent sévères à l’égard de cette forme de proxénétisme en constante progression. “Les tribunaux prononcent des amendes et peines de prison mixtes (ferme et sursis). “Les dossiers sont signalés au fisc avant qu’il ne soit trop tard pour saisir les fonds”, indique Véronique Degermann, chef de la section Criminalité organisée du Parquet de Paris. En effet, aussitôt l’argent recueilli, il est renvoyé dans le pays d’origine de l’exploitant (la Chine dans la majorité des cas).

Bars à hôtesses

La prostitution des bars à hôtesses exécute une autre partition. Ici, rien n’est visible et encore moins avoué. L’objectif est de faire consommer le client qui désire avoir une relation sexuelle avec l’hôtesse. Celle-ci tire d’ailleurs l’essentiel de son “revenu” de cette incitation. L’homme “intéressé” par la fille doit atteindre un certain “score” : deux bouteilles de champagne à raison de 300 euros en moyenne la bouteille. L’hôtesse percevra environ 10 % sur le prix des consommations. “Des profits considérables sont dégagés sur le dos de ces jeunes femmes”, déplore Véronique Degermann. Des jeunes femmes dont la motivation essentielle est de gagner de l’argent… La relation sexuelle, payante, a lieu dans l’établissement ou à l’extérieur, dans un hôtel ou un appartement. L’hôtesse fixe le prix de sa “prestation” et garde l’intégralité des sommes.

C’est le groupe Cabaret de la BRP qui repère le manège sexuel, grâce aux rumeurs qui circulent au sein de l’établissement ou en observant les attitudes suspectes de clients et d’hôtesses. Le groupe d’enquête de la BRP prend le relais en investiguant et en procédant aux interpellations, le plus souvent en flagrant délit. “La loi nous oblige à une répétition, il faut au moins deux constatations d’activités pour que l’enquête soit validée, explique Guy Parent. Nous attendons que les clients sortent et les interrogeons. Nous effectuons aussi des perquisitions en pleine nuit.” Plusieurs clients et hôtesses ont ainsi été surpris durant leurs ébats sexuels au sein des trois célèbres bars parisiens.

Appartements privés

Les appartements privés sont aussi le refuge des prostituées de toutes nationalités (chinoises, a