Mareva Galanter très sexy dans un strip-tease

L’ancienne Miss France réalise un strip-tease sur le web. Pour la bonne cause…

« Baisse ton thermostat à 19° et j’enlèverai le haut. En plus tu réduis ta consommation de chauffage de 7%. Alors tu brûles ? », susurre d’une voix langoureuse Mareva Galanter, en s’effeuillant dans un clip digne de publicités tardives pour des numéros coquins surtaxés.

Mêler érotisme et leçon d’écologie, tel est le scénario de God Save The Green, trois clips de deux minutes visibles depuis le 10 décembre sur la web-tv Konbini.
Ces petits films mettent en scène trois pin-ups écolos de charme : l’actrice Joana Preiss, la chanteuse Mareva Galanter et Tamara, danseuse.
God Save The Green vise à informer les internautes des gestes simples pour l’environnement, comme utiliser des ampoules basse consommation, baisser le chauffage…

Ces strip-teases écolos marchent dans les traces de Fuck For Forest : des Norvégiens qui réalisent des films pornographiques dont les bénéfices sont destinés à des projets de reforestation. Des initiatives qui rendent l’écologie beaucoup plus excitante.

Une Miss qui se déshabille pour la bonne cause…C’est sûr cette fois Geneviève ne sera pas verte de rage !

Voici la bande-annonce de God save the green :

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Dita Von Teese enlève tout pour George Michael !

George Michael a fait appel à Dita Von Teese pour tourner le clip de son dernier titre, “Feeling Good”, reprise de Nina Simone.


C’est un joli cadeau de noël avant l’heure que nous propose George Michael en ce mois de décembre. Il a demandé à la très pulpeuse Dita Von Teese de bien vouloir participer au tournage de son dernier clip, Feeling Good, extrait de son album Twenty five, qui se trouve être une reprise de Nina Simone. Et heureusement, la jeune femme a accepté.

Le résultat, c’est un clip très érotique où Dita Von Teese apparaît plus sublime que jamais. Elle dévoile ses courbes de pin-up qu’elle a su entretenir. Et on peut même constater que Dita Von Teese s’est un peu fait aider pour que la fatalité de la gravité ait moins d’emprise sur sa poitrine. Dita Von Teese est sensuelle à souhait, se dandine comme une vraie meneuse de revue, s’adonne à un bain dans une coupe de champagne géante, se frotte l’arrière train avec une délicatesse extraordinaire. Bref, elle est radieuse. Elle semble même être le sosie parfais de la femme de Roger Rabbit, Jessica Rabbit, pourtant personnage de fiction.

Une belle répétition donc pour Dita Von Teese qui devrait se produire de nouveau sur la scène du Crazy Horse en février, pour fêter les amoureux. A voir cette vidéo, on sait déjà que la pin-up offrira un spectacle digne de sa réputation, toujours hyper sensuelle et érotique chic !

De son côté, George Michael a effectué sa dernière performance sur scène le 1er décembre à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis. Il clôturait ainsi une grande tournée qui fêtait ses 25 ans de carrière. Il annonçait d’ailleurs la fin de sa carrière à la suite de ce tour du monde, mais il semblerait que le chanteur n’ait pas fini de nous faire danser !

Source: Plurielles

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Une prof fait un strip tease devant ses élèves (vidéo)


La professeure était censée surveiller des adolescents de 15 ans durant leur fête de fin d’année académique d’une école hongroise, jusqu’à ce qu’elle entame un strip tease sous les yeux ébahis des collégiens, révèle The Sun. Elle a été filmée par l’un d’entre eux à l’aide de son téléphone portable.

La scène semble se dérouler dans un gymnase. Sur la vidéo, on voit la professeure, âgée d’une vingtaine d’années, se déhancher langoureusement sur la B.O. de 9 semaines et demi. Elle ôte une veste, un gilet, puis un t-shirt, se retrouvant alors en soutien-gorge. Elle continue à danser, ouvre la tirette de son pantalon jusqu’à ce qu’une autre professeure intervienne et la recouvre d’une veste.

“C’est dégoûtant. Quel genre de professeur agit de cette façon devant ses élèves? Elle devrait travailler dans un bar d’hôtesses, pas dans une école”, s’est exclamé un parent en colère.

Les élèves étaient en train de jouer à “Action ou vérité”. La professeure s’est jointe à eux et a relevé le défi d’effectuer un strip tease devant toute l’assisstance.

La directrice de l’établissement de Zalaegerszeg, dans l’Ouest de la Hongrie, a refusé de licencier la jeune professeure, malgré la pression des parents.

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Dita Von Teese : Profession pin-up

Le véritable sadisme selon elle ? Faire croire que la perfection peut être naturelle. Or Dita Von Teese est une bonne fille. Elle n’a pas honte de clamer qu’être belle et pimpante en permanence lui demande beaucoup de travail, ni qu’elle doit son admirable poitrine à un chirurgien. La sincérité paie : ce genre de confession n’a pas empêché la strip-teaseuse-performeuse, qui s’effeuille dans les soirées les plus chics de la planète sans jamais perdre son mystère, d’acquérir le statut de célébrité culte. Ni même aujourd’hui de devenir le mannequin et la styliste de la marque Wonderbra, le temps d’une collection à son image : raffinée, craquante, délicate.

Dita Von Teese la brune aux cheveux de jais est née blonde avec des taches de rousseur et un nom, Heather Sweet, qui ressemblait déjà à un pseudonyme. La future jet-setteuse, qui réalise aujourd’hui ses shows dans le monde entier, voit le jour en 1972 dans la ville très paumée de West Branch, dans le Michigan, d’un père mécanicien et d’une mère manucure. « J’étais beaucoup moins jolie que mes sœurs et que ma mère », raconte-t-elle, selon la classique fable du vilain petit canard.

A ce stade de l’histoire, normalement, les actrices ou mannequins adeptes de ce récit de leur enfance embraient sur les changements formidables de la puberté, ou sur la beauté, la vraie, qui est intérieure… Pas Dita, qui jure devoir tout au maquillage, à la teinture capillaire, au sport… et à la collection de « Playboy » – cachée sous le lit de son père. Dans le journal de Hugh Hefner, elle découvre la magie des bas et des porte-jarretelles. A 14 ans, quand ses copines achètent encore des brassières sans trop comprendre ce qui leur arrive, elle travaille dans une boutique de lingerie. A 17, elle a réuni assez d’argent pour acquérir son premier corset. Dans la foulée, elle découvre la personnalité de Bettie Page, idole des années 50 à la frange bombée et aux cheveux presque bleus à force d’être noirs. Elle a trouvé le modèle de sa vie, qu’elle s’applique à reproduire avec beaucoup d’intelligence, en gardant bien en tête sa volonté d’être unique.

A 18 ans, devenue maquilleuse, la voilà prête à devenir strip-teaseuse. Dans un bar, elle assiste à la démonstration d’une jeune femme blonde beaucoup trop bronzée, nue avant même que le show ait commencé. La jeune Heather promet au patron qu’elle a quelque chose de différent à lui proposer. Le lendemain, elle monte sur scène avec une robe à crinoline et un corset, et se lance dans un spectacle mutin et sexy. Le public adore.

A l’orée des années 90 et du grunge, une pin-up est officiellement née. Elle n’arrêtera jamais de prendre son époque à rebours, ni de connaître le succès.

La fan des « Ziegfeld Follies » de Vincente Minnelli améliore sans arrêt son spectacle, ses costumes et ses coiffures aujourd’hui encore, c’est elle qui s’occupe de tout, se met à poser, enserrée dans des liens très complexes, pour des revues fétichistes, joue dans des films pornographiques qu’elle trouve cohérents avec son image. Loin d’en avoir honte, cette fine mouche et femme d’affaires les vend aujourd’hui sur son site Internet.

En 2002, elle fait la couverture de « Playboy » pour la première fois. Consécration de son style que l’on dit « burlesque » aux Etats-Unis mélange de cabaret et de vaudeville à connotation sexuelle et début de la cour effrénée que lui livre l’Antéchrist en personne. Le chanteur Marilyn Manson, improbable créature aux allures de démon, est amoureux d’elle. Elle se méfie puis finit par céder à ce garçon « adorable et romantique », dit-elle, qui passe au moins autant de temps qu’elle à se maquiller et s’est lui aussi inventé un nom. Elle a emprunté son prénom à l’actrice des années 30 Dita Parlo et pioché le patronyme dans l’annuaire, quand lui s’est inspiré de Marilyn Monroe et du gourou du crime Charles Manson. Leur mariage, célébré en Irlande en décembre 2005, ne durera qu’un an. « Différends irréconciliables », disent les communiqués. Si ce divorce fait beaucoup souffrir Dita, son ancienne alliance avec la Bête a fait de cette Belle une star absolue aux Etats-Unis. Dans le même temps, la population de ses fans change. Les femmes deviennent presque majoritaires à venir l’applaudir. Son discours de franchise a quelque chose de rafraîchissant pour les simples mortelles fascinées par cette déesse.

Il est pourtant un domaine où elle semble croire encore qu’il faut respecter l’ordre des choses. Très éprise d’un beau Français depuis six mois, elle interroge des astrologues sur la compatibilité de leurs signes. Et si ça n’était pas le cas ? Elle se rebellerait, une fois de plus, contre la nature. Jusqu’à présent, ça lui a plutôt réussi.

Par Raphaëlle Leyris/Paris Match

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Une prof fait un strip tease devant ses élèves

La professeure était censée surveiller des adolescents de 15 ans durant leur fête de fin d’année académique d’une école hongroise, jusqu’à ce qu’elle entame un strip tease sous les yeux ébahis des collégiens, révèle The Sun. Elle a été filmée par l’un d’entre eux à l’aide de son téléphone portable.

La scène semble se dérouler dans un gymnase. Sur la vidéo, on voit la professeure, âgée d’une vingtaine d’années, se déhancher langoureusement sur la B.O. de 9 semaines et demi. Elle ôte une veste, un gilet, puis un t-shirt, se retrouvant alors en soutien-gorge. Elle continue à danser, ouvre la tirette de son pantalon jusqu’à ce qu’une autre professeure intervienne et la recouvre d’une veste.

“C’est dégoûtant. Quel genre de professeur agit de cette façon devant ses élèves? Elle devrait travailler dans un bar d’hôtesses, pas dans une école”, s’est exclamé un parent en colère.

Les élèves étaient en train de jouer à “Action ou vérité”. La professeure s’est jointe à eux et a relevé le défi d’effectuer un strip tease devant toute l’assisstance.

La directrice de l’établissement de Zalaegerszeg, dans l’Ouest de la Hongrie, a refusé de licencier la jeune professeure, malgré la pression des parents.

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Le strip tease fait recette au Camerou!

Les clubs d’exhibition de strip tease avec port du string ou avec le sexe totalement à découvert, gagnent du terrain au Cameroun. Autrefois courus par les occidentaux, aujourd’hui, les africains s’y adonnent à cœur joie.

Carrefour Paris dancing à Akwa à Douala. Il est 22 heures ce samedi. Des véhicules de toutes marques sont garés devant le « St père », un complexe qui compte une discothèque et une gogo dance où a lieu tous les jours, des exhibitions de strip tease. L’accès à la discothèque est conditionné par le paiement d’un ticket. Tout le contraire de la Gogo dance ouverte à tout buveur. La petite allée tapissée qui y mène s’ouvre sur une grande salle rectangulaire avec des sièges disposés sur le pourtour. Deux bars parés de miroirs et où sont exposés des vins et liqueurs de toutes marques, ravivent le décor. Au centre de la pièce, un comptoir rectangulaire avec tout autour des chaises adaptées, reçoit des clients séparés d’environ 50 centimètres des serveuses, et à environ un mètre d’un podium de même forme.

Long de près de six mètres, avec trois poteaux en métal, ce podium a été conçu pour les exhibitions de strip tease, spécialité de ce bar appartenant à des indo-pakistanais. Sous un air de disco, deux jeunes filles chaussées de bottillons, et abhorrant des strings à corde, se donnent en spectacle. A cette heure de la nuit, la moitié des clients est constituée de personnes de race blanche. Au moindre geste du postérieur de l’une des danseuses ou à une démonstration qui laisse apercevoir un trait du sexe, des têtes se réajustent. Les clients de race blanche semblent être les plus attentifs. Flanqués de lunettes, cigarettes aux lèvres pour la plupart, ils n’entendent rien rater du spectacle pendant que de jeunes prostituées les caressent la poitrine et le sexe.

Des jeunes filles effilées ou voluptueuses, à la poitrine plus ou moins généreuses se relaient ainsi toutes les heures sur ce podium. Leurs pas de danse cadencés et rythmés de mouvements qui interpellent tout le corps frisent la séduction. Le client satisfait, acquiesce de la tête et interpelle la danseuse qui se rapproche. Il lui glisse alors quelques billets de banque dans le string. Les mouvements qui simulent l’acte sexuel sont les plus captivants. Ils s’accompagnent chaque fois des youyous dans la salle et d’un mouvement de billets. Deux heures plus tard, à 24 heures, les Noirs sont de plus en plus nombreux. A cet instant précis, un jeune homme de race blanche déjoue la sécurité et se retrouve sur le podium. Après quelques minutes d’exhibition, il se sépare de tous ses vêtements et exhibe sa verge. La salle exulte et applaudit. L’homme se rhabille et quitte la scène non sans avoir gratifié les danseuses de quelques sous. “C’est impressionnant quand tu y assistes pour la première fois, mais après l’engouement tombe car, ce sont toujours les mêmes visages et les mêmes pas de danse”, explique un client habitué des lieux. Le spectacle commencé à 19 heures s’étend ainsi jusqu’à 4 heures tous les jours.

Autres lieux, autres réalités
Spectacle identique tous les jours dès 22 heures dans le bar de l’hôtel Fortuna à Bessengué. Là clientèle de ce soir, toute africaine apprécie le spectacle que donne une jeune fille ronde, le sexe à découvert. Son corps enduit d’huile scintille sous l’effet de la chaleur. Avec la dextérité d’une athlète, elle fait un bond, récupère son slip déposé non loin et fixe du regard un coin de la salle. Là, les clients qui connaissent la suite baissent la tête, craignant d’être choisi. Encore deux bonds et elle s’immobilise devant un infortuné, lui enfile le slip à la tête et s’assied sur ses pieds. La salle exulte. “Paie… caresse…tu es servi…attrape son sexe”, entend-on dans la salle. L’animateur de la soirée, du fond de sa cabine joue les reporters. Elle ne le libérera qu’après qu’il l’ait gratifié d’un billet de 1000 Fcfa.

Ce type de scène se multiplie avec d’autres clients. Cette fois, une dame pourtant accompagnée de son compagnon est la cible. La danseuse d’un signe de la main fait débarrasser sa table par une serveuse. Elle s’en sert alors comme estrade, s’y pose et entraîne la tête de la femme dans ses entrecuisses. “Lèche…ça c’est le secret des lesbiennes….ouhh…. c’est bon?…”, lancent les clients. Le tout agrémenté par l’animation du Disc Jockey qui trouve les mots justes pour expliquer la scène. La danseuse disparaît un instant. Elle est aussitôt relayée par une de ses collègues.

Des clients sont alors à chaque fois approchés et doivent subir les caprices de ses filles. Quelques courageux ne manquent pas de les solliciter. Un jeune homme, d’un signe de la main en interpelle une. Sans perdre de temps, la strip teaseuse saute sur ses jambes, envoie la main sous les vêtements et caresse le sexe. Elle se relève ensuite et lui enfourche la tête dans l’entrecuisse. La salle explose de cris. Satisfait, il la gratifie de 2000 Fcfa.

Une pratique pourtant interdite.

Les exhibitions de strip tease ont été introduites au Cameroun au début des années 90 par des expatriés. Commencées à Douala et Yaoundé, les deux principales métropoles, elles gagnent progressivement les villes secondaires. “Les gens sont très intéressés et cela justifie la création des nouveaux clubs dont le nôtre”, confie un personnel du Maxim’s Night club, une discothèque où a lieu deux fois par semaine des exhibitions. Les hostilités commencent ici après 24 heures et sont assurées par des filles aux rondeurs remarquables. Mamelles au vent, le sexe à découvert, les danseuses du Maxim’s font le tour des tables, taquinant au passage quelques hommes. La spécialité de ce club fréquenté presque exclusivement par des Noirs est la simulation de l’acte sexuel avec des bouteilles.

Une pratique très appréciée par les hommes qui réagissent à chaque fois par des salves d’applaudissement. Les danseuses introduisent à chacun de leur passage sur scène le bout d’une bouteille dans leur sexe et l’accompagnent des mouvements de va et vient. Les clientes dépitées se couvrent alors la face des deux mains pendant que les hommes gratifient les danseuses de quelques sous. La pratique du strip tease tout comme la création des clubs d’exhibition sont pourtant interdites au Cameroun. Les autorités font ainsi souvent fermées ces clubs qui malgré tout réussissent toujours à coup de bakchich à reprendre leurs activités.
Charles Ngah Nforgang.

Eclairage; Dr Louis René Kemayou, sociologue

Qu’est ce qui explique l’engouement des africains pour le strip tease?

Dr Louis René Kemayou: Nous avons pris l’habitude en Afrique de mimer l’occident. Les mêmes cause produisant les mêmes effets , nous avons adopté depuis la colonisation les modes de vie occidentaux et à force de vouloir les reproduire, nous avons fini par accepter des pratiques qui jusqu’à hier paraissait inconcevable sur le continent. On peut concevoir qu’aujourd’hui pour faire moderne qu’on puisse rentrer dans des boites où sont offert des exhibitions de strip tease. C’est tout simplement la conséquence de ce que nous africains d’aujourd’hui voulons entrer dans ce qu’on appelle la modernité .Raison pour laquelle, il faut épouser la culture occidentale qui se veut moderne sous toutes ses couleurs.

Pourquoi aujourd’hui plus que hier?

A partir du moment où nous avons réussi à tourner complètement le dos à la culture africaine qui guidait nos actes, et qui contient des interdits pour embrasser la “modernité”, alors on peut comprendre que nous soyons plus disposé aujourd’hui plus qu’il y’a 10, 20, 30 ans à pouvoir accepter ces pratiques qui pour nos parents relevaient tout simplement du non sens.

Doit-on craindre à la longue des conséquences?

Pour les trip teaseuses qui sont pour la plupart de très jeunes filles, on peut craindre que ce soit là une porte ouverte vers la prostitution. S’agissant des spectateurs, l’exposition à ces pratiques traduit une certaine dépravation des mœurs.

Source

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Les différents strip-teases

Alors que le simple effeuillage a été la norme pendant de nombreuses décennies, le vingtième siècle a vu l’apparition de nouvelles façons de dévoiler son corps de façon artistique et imaginative. On peut le faire avec humour, avec les capacités d’une véritable gymnaste ou avec des accessoires… Le strip-tease ne cesse de se réinventer.

Effeuillage

L’art de se déshabiller en musique existerait depuis la Grèce antique, sur scène et en comédie. Mais le strip-tease moderne est né à Paris, plus précisément au Moulin Rouge. Mona, adepte du Bal des quat’z'arts, ôte ses vêtements en musique, inaugurant là le retour d’un art que la pudeur avait fait tomber dans l’oubli. Depuis, le strip-tease s’est importé dans toute l’Europe et les Etats-Unis, inspirant bien des dérives des plus folles aux plus sensuelles. Après plusieurs décennies où le strip-tease semblait cantonné aux clubs malfamés et tripots, l’effeuillage revient aujourd’hui et se pratique aussi bien dans la chambre nuptiale que dans une chic discothèque.

Burlesque

Le vaudeville est bourgeois, le burlesque est populaire. Né au XIXe siècle dans les foires et les marchés, on y découvre aussi bien des pièces de théâtre que des spectacles de cirque, mais aussi et surtout, du divertissement pour adultes. Les hommes y admirent des femmes peu timides, prêtes à jouer de leur image érotique pour mieux détendre l’atmosphère. Pleins d’accessoires loufoques, qui vont des ballons aux boas de plume, en passant par les bijoux les plus excentriques, le strip burlesque devient véritablement un art érotique après la seconde guerre mondiale, avec ses icônes, comme Lili St Cyr ou Tempest Storm (lien vers les strip-teaseuses connues).
Aux Etats-Unis, il suscite une véritable folie qui provoque de nombreuses censures. A l’origine, sans doute, de la perte de la ferveur pour cette danse drolatique. Mais comme l’effeuillage, le burlesque est à nouveau l’objet de l’engouement de danseuses contemporaines, puisant dans cet art une inspiration sans cesse renouvelée.

Néo-burlesque

Inspiré par Dixie Evans, Lili St Cyr ou Sally Rand, le néo-burlesque naît dans les salles de spectacle américaines de Los Angeles et de New York. Plus particulièrement grâce à des danseuses comme Michelle Carr ou Ami Goodheart, le néo-burlesque, comme son prédécesseur, fait du strip-tease un véritable show esthétique, où danse et accessoires prennent beaucoup plus d’importance que le déshabillage. Ainsi en est-il de Dita Von Teese, qui a notamment contribué à faire connaître cet art oublié.
A l’origine également de la création de troupes dans le monde entier, le néo-burlesque a tout de son ancêtre : l’humour, l’érotisme et surtout, le style.

Lap dance

Un strip tellement simple qu’il conquiert de plus en plus de clubs. Une chaise, un spectateur, une danseuse. Les règles du jeu se fixent à l’avance : le client peut seulement voir ou également toucher, la danseuse a le droit, ou non, de toucher celui qu’elle doit satisfaire. Le tout se fait au sein du club ou dans une “champagne room”, pour un peu plus d’intimité. S’exécutant dans une danse lascive et très érotique, le lap dance a malheureusement contribué à donner mauvaise réputation au strip-tease, tant il reste lié, dans les mentalités, à une pratique vulgaire digne des prostituées. Né aux Etats-Unis (où certaines localités l’ont interdit), il a néanmoins vite conquis le Canada et le Royaume-Uni. Pour les patrons de clubs, le lap dance représente un excellent moyen de faire payer les danseuses et d’attirer les clients. Beaucoup de chances, donc, pour que le lap dance devienne de plus en plus populaire en France.

Pole dance

Une barre en fer, et l’imagination s’enflamme. La pole dance serait née dans les fêtes foraines, où les acrobates s’accrochaient à la barre pour exécuter des figures érotiques. Avec le développement du burlesque, les bars et clubs se fournissent et popularisent le concept. Mais il faut attendre les années 70 pour que le pole dance devienne l’une des références du strip-tease. Au point que nombre de professionnelles aujourd’hui sont d’ex-danseuses classiques, athlétiques et capables des figures les plus impressionnantes. Car la pole dance n’est pas seulement un strip : c’est un spectacle gracieux, sportif et acrobatique. Capable de rendre un spectateur aussi heureux qu’un enfant au cirque.

Go-go dancers

A New York, le Peppermint Lounge organise des soirées twist dans les années 60 où les filles se retrouvent souvent à danser sur les tables. Elles portaient alors des go-go boots à la mode, ce qui aurait donné l’origine du nom. Une autre version suppose que les premières go-go danseuses sont apparues au fameux Whisky a gogo, le célèbre club de Los Angeles.
Toujours est-il que ces drôles de strip-teaseuses ont conquis l’Europe et même l’Asie, plus particulièrement en Thaïlande, qui compte nombre de gogo clubs. La communauté homosexuelle a également masculinisé la pratique. Désormais, les émissions de divertissement, à la télévision, comptent également leurs danseurs sur plateformes, en cages ou en cube.

Fan dance

La danse des éventails existait déjà dans le flamenco espagnol ou dans la haute société coréenne. Mais elle n’avait pas le potentiel érotique de la danse inventée par Sally Rand. Une tenue plus que légère et deux grandes plumes d’autruche sont tout le matériel nécessaire. A la danseuse, ensuite, de susciter l’imagination et l’envie du spectateur, tout en réussissant à ne montrer que d’infimes parties de son corps. Aujourd’hui dépassé par d’autres formes de strip-tease, la danse aux plumes garde néanmoins beaucoup d’attrait et de mystère, notamment au sein de la communauté homosexuelle, où les spectacles de travestis munis de ces magnifiques accessoires fascinent encore les spectateurs.

Cancan

Dans une société aussi frivole que celle qui existait à Paris durant le XIXe siècle, le cabaret devient presque un lieu de pèlerinage. Le Chat noir, le Moulin rouge et les Folies Bergère sont autant de lieux où l’on invente une danse folle et dévoyée : le cancan. A l’origine en couple et créé par Céleste Mogador, danseuse du Bal Mabille, il semble que le cancan a vite été repris par la célèbre Nina Pattes en l’air, immortalisée par le peintre Toulouse-Lautrec. Le but : tournoyer, sauter, montrer ses jambes et surtout, sa culotte fendue. A mesure qu’il se professionnalise, le cancan devient une danse plus respectable, telle qu’on la connaît aujourd’hui : des danseuses en rang, jambes en l’air et culottes non fendues. Sans doute un peu trop provocateur pour l’époque.

Faris Sanhaji

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Le strip-tease, un effeuillage devenu bien sage

Acte à vocation artistique, spectacle de critique sociale… Sous le couvert de l’alibi culturel, le strip-tease a perdu un peu de son aura érotique. Notre journaliste est partie à la découverte du monde de l’effeuillage. On vous en dévoile un peu plus à 18 heures avec la deuxième partie de ce reportage.

1965, Marguerite Duras interviewe une certaine Lolo Pigalle pour les spectateurs de l’ORTF.
« - C’est un vrai travail, le strip-tease ?
- Oui, c’est un vrai travail parce que s’il est bien fait, c’est quand même ­artistique. »
Un demi-siècle après l’interview durassienne, le « vrai travail » du strip-tease est volontiers occulté au profit de « l’artistique ». Le terme même de strip-tease est récusé, jusqu’au Crazy Horse, lieu historique de l’effeuillage. Aujourd’hui, ses beautés plastiques paradent en petite tenue plus qu’elles ne se dénudent, et doivent être appelées danseuses. On y nie tout lien de parenté avec les lap dance modernes (où les filles se déshabillent lascivement sur les genoux des clients), lesquels lap ­dance tiennent aussi à distinguer leurs danseuses des strippeuses de Pigalle (ou assimilées)… Et ainsi de suite. La course au supplément d’acte­ artistique - gage de vertu - est sans fin, et toujours d’actualité.

A contrario, dans le milieu des théâtres et festivals « respectables », on se pique très régulièrement, ces dernières années, de revisiter le mythique strip-tease. Avec plus ou moins de bonheur et sans véritable trouble apparent. Ainsi, en 2006, la maison de production néerlandaise Victoria commande à sept chorégraphes de renom un numéro de strip-tease avec de vraies professionnelles, pour créer le spectacle Nightshade. Wim Vandekeybus, Claudia Triozzi, Caterina Sagna, Vera Mantero, Alain Platel, entre autres, se lancent sans hésiter, les journalistes accourent, le public afflue et applaudit consciencieusement. Mais rien de révolutionnaire dans l’opération, si sophis­tiquée puisse-t-elle être sur le plan esthétique. La figure de la femme ­fatale est là, comme celle de la bimbo aux attributs ad hoc, ou de l’interprète toute en rondeurs de burlesque nouveau (1). Rien de bouleversant non plus. L’émoi se fait désirer. Faut-il en conclure que nos artistes avec un grand A rhabillent le strip-tease en le chargeant d’atours culturels ?


Dans son Histoire et sociologie du strip-tease
, publié en 1969, Jean Charvil fournit la définition du Petit Larousse : « N.m. (de l’anglais to strip, déshabiller, et to tease, agacer). Déshabillage suggestif exécuté en public sur une musique de fond ou de danse. » Le Petit Robert de 1996 évoque, quant à lui, un « spectacle de cabaret au cours duquel une femme, ou parfois un homme, se déshabille progressivement en musique ». Où est donc passé le « suggestif », fauteur de troubles ?

Avant même d’être baptisé strip-tease
, l’effeuillage a entretenu avec le monde de l’art des liens étroits et ambigus, à la je t’aime/moi non plus. Selon ses (rares) théoriciens, le spectacle du déshabillage prendrait racine dans la Grèce antique, du côté d’Aristophane et de ses burlettas, spectacles satyriques dans lesquels se miment en dansant les plaisirs de l’amour ; ou encore chez Plaute avec ses tableaux de « Nudatio Mimorum », où les comédien(ne)s se dénudent pour parodier l’accouplement. Plus tard, l’effeuillage sera l’un des éléments de critique sociale dans la comedia dell’arte. A la fin du XVIIIe siècle, il devient un spectacle en soi, suivant deux trajectoires à peu près parallèles de part et d’autre de l’Atlantique.

Là-bas, on consacre les déhanchements burlesques et épanchements populaires, vraisemblablement nés dans les saloons de la Ruée vers l’or ; Ici, on badine avec le dévoilement, amorcé en 1894 par le spectacle Le Coucher d’Yvette, soit trente minutes d’épluchage de jupons, culottes et corsets. Les scénarios de l’effeuillage vont fleurir jusqu’à la fin des années 50, entrant et sortant des théâtres et cafés-concerts au gré des modes et des interdictions, contournées avec fougue. « Neuvième art » aux muses louées par nombre d’artistes et intellectuels parisiens, « strip-tease » défendu comme typiquement américain en période de maccarthysme (et importé en 1951 par Alain Bernardin, fondateur du Crazy Horse), l’effeuillage sera, des deux côtés de l’Océan, victime de l’engouement qu’il suscite. Les foires et boîtes de nuit le récupèrent, et, par souci de rentabilité, réduisent le champ de sa dramaturgie à son plus simple appareil. Le topless généralisé fait son apparition dans les années 60, le disco (pas franchement lascif) le colonise puis la vogue lap dance l’individualise dans les années 90, lui conférant une image plus bimbo choc que porno chic.

Le corps dévoilé est lui aussi soumis aux lois et formatages du marché. Ce qui harponne alors le spectateur se résume bien souvent à l’abondance de plastique disponible. Reste un boulevard, pour tous ceux qui n’ont jamais tant frissonné qu’en regardant Rita Hayworth se défaire de ses longs gants noirs dans le film Gilda ; ou pour les nostalgiques de cet instant furtif, où l’effeuilleuse, sitôt son intimité dévoilée, la refuse au regard et disparaît en coulisses, auréolée de soufre.

« Déshabillez-vous en pleine rue et voyez ce qui se passe,
déshabillez-vous sur une scène et vous recevrez de l’argent »


Pas étonnant
, donc, que les artistes contemporains prétendent s’emparer du strip-tease pour en interroger les codes. Mais peut-on impunément jouer avec un objet si fantasmatique qu’il touche à nos pudeurs et affinités les plus personnelles et les moins admises ? Car, malgré le déferlement des images de chairs offertes sur les mille et un écrans de nos quotidiens, le strip-tease a gardé un parfum sulfureux. « Déshabillez-vous en pleine rue et voyez ce qui se passe, déshabillez-vous sur une scène et vous recevrez de l’argent », énonce Philippe Verrièle, critique de danse et auteur de La Muse de mauvaise réputation, Danse et érotisme (éd. La Musardine). La nudité, bien sûr, a largement droit de cité dans les spectacles chorégraphiques. Mais Verrièle nous met au défi d’en trouver ne serait-ce qu’une quinzaine qui aurait à voir avec l’érotisme. Pas de doute, sur les scènes du théâtre public, le corps est désexualisé plus souvent qu’à son tour.

Philippe Découflé fait partie des chorégraphes qui sont titillés par un désir de mise à nu scénique, au propre comme au figuré. Il y a joué avec une bande de cabaretistes rompus à l’effeuillage ultraparodique. Rien à redire côté malice, quand un grand type en costume de squelette s’effeuille jusqu’à perdre « ses os ». Mais entre vahinés, icônes SM ou transformistes, danseurs de salon, nains, lapins géants, pin-up et matrones ouvreuses, leur Cœurs croisés, créé en août 2007 au festival Paris quartier d’été, tenait surtout de la guignolesque revue de clichés. Question de pudeur ? « Peut-être, répond l’intéressé, qui ne renonce pas devant les pièges de l’exercice. Avec le strip-tease, on n’est ni dans le public ni dans le privé, et ça peut très vite déraper vers le mauvais goût. Je me suis rendu compte par exemple qu’avec cette forme, quand on fait le noir dans le théâtre, on transforme le spectateur en voyeur. Il faut qu’il puisse accepter de voir et d’être vu. »

Le contexte du spectacle, justement, voilà qui peut distancier le public des performeurs-strippeurs, l’intimité étant rarement assurée dans des salles de plusieurs centaines de places. Mais est-ce que l’alibi culturel fourni par le théâtre avec un grand T ne priverait pas aussi le spectateur d’une part de transgression nécessaire ?

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Cathy Blisson
Télérama n° 3056

(1) Du « new burlesque », mouvement né aux Etats-Unis dans les années 90. D’outrancières amazones y réhabilitent une féminité joyeuse et décomplexée sans contraintes de mensurations.

A lire
« Strip-tease », Histoire et légendes, de Rémy Fuentes, éd. La Musardine, 2006.
« Histoire et sociologie du strip-tease », de Jean Charvil, éd. Planète, 1969.
“Strip-tease” dans « Mythologies », de Roland Barthes, éd. du Seuil, 1957.

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A la recherche de l’effeuillage idéal, ou les dessous d’un reportage sur le strip-tease

Artistiques ou pas artistiques, érotiques ou pas érotiques ? Suite de notre incursion dans le monde du strip-tease avec un retour en images sur quelques effeuillages.

Etape n°1 : un petit bar à concerts de type chaleureux (Le Zèbre de Belleville)

Tout commence à l’été 2005. A priori, quand on travaille pour Télérama, on n’est pas plus prédisposée que ça à écumer les coulisses du strip-tease. Mais cet été là, le festival Paris quartier d’été fait venir le Cabaret New Burlesque, soit de dignes représentantes d’un mouvement instauré par des femmes à gouaille dans les Etats-Unis des années 90. « Kitten on the keys », « Dirty Martini »… Celles-ci chantent, s’effeuillent, flirtent avec le one-woman show au fil d’une succession de numéros. Tenues sexy-yankee, malice féminine voire néo-féministe, éventail de corps du plus fluet au plus plantureux… Le cabaret est réjouissant, parfois touchant. Et exotique. Sous les soutiens-gorges qui valsent sur scène, on trouve presque invariablement les « nippies », choses à pompons fixées sur les tétons de ces dames, et appelées à tournoyer par le truchement de chorégraphies mammaires très spécifiques. Joyeusement burlesque.
http://www.myspace.com/newburlesque

Etape n°2 : Un théâtre au cœur de l’institution (le Quartz de Brest, la Grande Halle de la Villette…)

En 2006, il semblerait que l’effeuillage titille sensiblement un certain microcosme artistique (et, de fait, les curiosités journalistiques). Dirk Pauwels, de la maison de Production néerlandaise Victoria, friande d’expériences transgenres, propose à sept chorégraphes de revisiter un strip-tease avec des professionnelles de la profession. Alain Platel, Vera Mantero, Wim Vandekeybus, Caterina Sagna, Johanne Saunier, Claudia Triozzi, et le metteur en scène Eric de Volder, s’y attellent. Espoir : on se dit que cet art du dévoilement pourrait bien revêtir une séduisante voire métaphysique dimension, débarrassé des clichés qui collent au genre. Déception : d’accord, les sept strip-teases de ce Nightshade/Belladone sont plus lents que la moyenne, et esthétiquement léchés. Platel remporte la palme avec un très beau numéro, isolant à l’aide de mouvements de rideaux les jambes et autres parties du corps de sa performeuse-geisha ; et Caterina Sagna se démarque en évoquant, avec une fluette jeune fille aux airs appeurés couchée sur le sol, le viol d’une intimité. Mais globalement, les caricatures ont la peau dure…
http://www.victoria.be

Etape 3 : un noble lieu public (La cour du Palais royal)

Eté 2007, c’est encore un coup du festival Paris quartier d’été, complice du chorégraphe Découfflé. Celui-ci se prend au jeu d’une certaine Blanche Alix (émule made in France de l’effeuillage transformiste, outrancier, parodique), et de quelques autres héritier(e)s du New Burlesque américain. Le résultat s’appelle Cœurs croisés et l’on y croise une Betty Boop haute comme trois pommes, un grand type en costume de squelette… Et encore, vahinées, icônes SM ou transformistes, danseurs de salons, nains, lapins géants, pin-ups et matrones ouvreuses. N’y a-t-il point de salut pour le strip-tease hors des icônes guignolesques et clichés ès « sexy », demande-t-on à Philippe Découfflé un an plus tard ? Un strip-tease dont l’héroïne serait plus girl next door que bimbo, pseudo femme fatale ou phénomène burlesque, et dévoilerait une part de vulnérabilité, par exemple ? « Bonne idée, je vais peut-être essayer », rétorque en riant le chorégraphe qui ne compte pas s’arrêter là en matière d’expérience strip-teaseuse.
www.cie-dca.com

Etape n°4 : un lieu d’accueil de performances contemporaines (la maison de la Villette)

Décembre 2007. Dans la programmation du festival 100 Dessus-Dessous, dédié au théâtre pluridisciplinaire et plutôt minimaliste, Miss Marion. Soit Marion Boucard, attachée de presse pour Vivienne Westwood dans le civil. Miss Marion la joue glamour et rétro, sur un genre qu’elle a baptisé « slow-burlesque ». Elle n’est pas taille mannequin, mais sensuelle et bien faite. Elle descend avec grâce et classe l’escalier de la mezzanine métallique plantée dans l’octogonale maison de la Villette avant de s’effeuiller. Jeux de regards… Sauf que, depuis le public, composé en grande partie d’initiés qui cultivent un air pensif et revenu de tout, notre cœur balance. Pour ne pas dire qu’il peine à s’emballer. Ce n’est pas encore cette fois là que l’on vibrera vraiment devant un effeuillage… Et si « l’alibi culturel » du lieu nous ôtait toute capacité à être ému, troublé, émoustillé ? Pas pour Miss Marion. La performeuse s’est retirée des circuits spectaculaires où sa fragilité, dit-elle, n’était pas perçue. Mais elle tente une reconversion… du côté des lieux d’art contemporain.
http://missmarion.fr/

Etape n°5 : un haut-lieu de lap-dance parisien (le Pink Paradise)

Dans la presse (Le Monde compris), cet endroit-là est considéré comme un temple du « porno-chic ». Dès l’entrée, soit un long couloir tapissé de moquette léopard, l’endroit nous paraît plutôt « bimbo-choc ». Comme les filles, qui strippent autour de barres métalliques verticales en trois minutes chrono ou presque, quand elles ne se livrent pas au même exercice (moyennant supplément financier) sur les genoux de trentenaires cols blancs. Le panel de « danseuses » va de l’asiatique filiforme à la blonde très siliconée, et toutes semblent se déhancher en pilote automatique, gestuelle aussi formatée que dans un clip de R’n‘B. Pas bien gai, en somme, même si ce haut-lieu de l’enterrement de vie de garçon s’avère plus tristement hypnotique que glauque. Le public ? Des (jeunes) gens qui semblent aussi « bien sous tous rapports » que visiblement étrangers aux interrogations existentielles et grands horizons du désir. L’un d’entre eux briefe gentiment ses camarades venus à la sortie d’un séminaire professionnel : attention, les filles sont des business women, très douées pour vous vider le portefeuille à coups de lap-dance individuelle. « Pour le même prix, précise-t-il, en Espagne, on fait l’acte. »
www.pinkparadise.fr

Etape n°6 : un lieu historique du strip-tease (le Crazy-Horse)

C’est LE lieu où le strip-tease à l’américaine a conquis Paris, en 1951. “LE lieu où l’on trouve les meilleures danseuses du monde”, nous avait assuré Philippe Verrièle, critique danse et auteur de La Muse de mauvaise réputation – danse et érotisme (éd. La Musardine). Ah bon ? « Vous avez déjà vu ailleurs 14 danseuses sur une scène de sept mètres d’ouverture et trois mètres de profondeur ?» Précisons qu’au Crazy Horse en 2008, le strip-tease à proprement parler est devenu une activité résiduelle. On y pratique plutôt la parade (chorégraphiée) de beautés plastiques jumelles – et parfaitement assorties aux canons de l’époque. Alors au final, c’est kitsch, c’est suranné, c’est presque bon enfant, et le champagne qui va avec finit par faire son petit effet. Mais il faut bien avouer que le numéro le plus applaudi s’avère être… le duo de claquettes de deux hommes en costume.
http://www.lecrazyhorseparis.com/

Etape n°7 : Les clubs de Pigalle

Pigalle. La voilà, la référence la plus populaire du strip-tease made in France, celle que Crazy-Horse comme Pink Paradise veulent exorciser d’un vade retro, la raison pour laquelle ils emploient le terme « strip-teaseuse » du bout des lèvres. Dans le quartier, on a le choix entre les supermarchés du sexe de type « sexodrome », où des hotesses qui semblent droit sorties d’un film porno du 21e siècle affirment que le strip-tease est ici bien plus « intéressant » qu’ailleurs (on fera l’impasse), et les bouis-bouis bien sombres, qui suintent la solitude. Des filles moins stéréotypées, souvent étudiantes dans le civil, se succèdent entre la scène et le dessus du bar. On trouve dans leur maladresse quelque chose de touchant mais… l’odeur de la solitude et d’une certaine nécessité financière a là un arrière-goût un peu amer…

Etape n° 8 : Un bar de Montmartre (Le Soleil de la Butte)
« C’est frais, c’est con, c’est tout ce que j’aime », a soufflé Philippe Découfflé, dans l’assistance. On vient de retrouver une partie de sa dream team de comiques strippeurs dans un « nano-cabaret » de leur invention. Blanche Alix a sorti le grand jeu de la dentelle en Madame Loyal narquoise, l’homme squelette ôte sa panoplie d’os, Betty Boop chante (faux mais drôle), et le public se gondole. Sympathique.
http://www.myspace.com/nanocabaret

Bilan du voyage… et strip-tease du futur ?
Mais alors, va-t-il falloir se résoudre, en 2008, à ne ranger le strip-tease scénique que dans une case réservée au burlesque, aux armées de filiformes playmobils (au féminin) et superbimbos, ou aux modèles de glamour ou de rétro (telles que la très people Dita Von Tesse) ? Le marché – plus récent – du strip-tease masculin, qui semble inexistant hors des bandes de gogo boys body-huilés-buildés ne nous donne pas beaucoup d’espoir. Mais sur la piste d’un effeuillage redoré de trouble, voici qu’apparaît Naema Boudoumi, comédienne et étudiante en ethno-scénologie qui, après un mémoire sur Rita Renoir, légendaire « tragédienne du strip-tease » des années 50, monte en guise de thèse un spectacle de strip-tease sur des textes de Pierre Louÿs, auteur de la fin du XIXe siècle connu pour son théâtre érotique. Peut-être une chance de retrouver la grâce de ce fameux instant furtif, où l’effeuilleuse, sitôt son intimité dévoilée, la refuse au regard et disparaît en coulisses ? A suivre…

Source : Cathy Blisson

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Un aperçu de ce qui vous attend lors du Bal Érotique III

Il ne reste que 3 jours avant le retour de l’événement le plus SENSUEL À MONTRÉAL et de l’été! Si vous avez aimé Le Bal Érotique l’année dernière, vous serez encore plus ravie cette année avec ce que nous avons planifié.
Bal Érotique III
Musique par :
Le légendaire ANGEL MORAES
Ouverture par: Luke Native (21:00 – 22:00)
Et prestation surprise par un invité spécial!
Le tout pour vous offrir une expérience musicale hors pair!

Prestations artistiques par :
Les 7 doigts de la main

Musée des fantasmes en direct présenté par:
Scarlett James et Lola Lamb

Studio photo sur place par:
Urban Stylz Photographie

Photo journalisme par:
Photo Terra
et Angenoir

Bal Érotique “Confessions” avec votre hôtesse ROZA

Body Painting par:
Rem-X Body Art

Goûter Nexcite

ET

Une chance de gagner un voyage au Mexique gracieuseté de:
Desire/ Temptation Resorts (pour les détails, consultez www.balerotique.com)

Le Bal Érotique dirigé par MONDE OSÉ

* Début des prestations et de l’animation à 22:00
** Prestation principale à minuit et demie (00:30)

PRENEZ AVANTAGE DE LA FIN DE SEMAINE ET L’ÉVÉNEMENT SEXY LE MOINS DISPENDIEUX DE MONTRÉAL.