(Saint-Hyacinthe) Les huit personnes arrêtées jeudi lors de perquisitions menées par la Sûreté du Québec dans des résidences et trois bars de danseuses de la région ont comparu hier matin au palais de justice de Saint-Hyacinthe.
L’une des accusées, Nadine Lapierre, 36 ans de Cowansville, a elle-même contacté La Voix de l’Est, peu après avoir recouvré sa liberté, pour préciser certains faits. La dame, qui se trouvait au bar de danseuses le Kiosk situé en bordure de la route 112 à Marieville lors de son arrestation, a été accusée d’avoir tenu une maison de débauche et de s’y être trouvée.
«Je ne suis pas une pute, a-t-elle tenu à préciser. J’étais barmaid là-bas depuis quatre mois et là, je me fais embarquer là-dedans.»
La dame, qui fait aussi face à des accusations de complot, de possession d’amphétamines et de métamphétamines dans le but d’en faire le trafic et de trafic de drogue, craint que sa réputation ne soit indûment entachée et que son entourage ne fasse les frais de sa mésaventure.
«Je sais à quelles accusations je fais face, dit-elle, et j’ai l’intention de plaider non coupable. Tout ce que je veux, c’est que les gens sachent que je ne suis pas une prostituée.»
Rencontré aux abords de la salle d’audience, un proche de l’un des accusés s’inquiétait lui aussi de l’impact de ces arrestations sur leurs familles.
«Pourquoi ont-ils décidé de les arrêter comme ça, deux semaines avant Noël? La famille de ces gens-là vont souffrir, a fait savoir cette personne. Ils ont choisi leur propre mode de vie et maintenant, ce sont les membres de leurs familles qui vont en subir les conséquences.»
Nombreuses accusations
Pierre Auclair, 62 ans de Rougemont, a été le premier à défiler devant le juge pour répondre à des accusations de possession de cocaïne dans le but d’en faire le trafic, de possession de cannabis, de trafic de drogue, d’entreposage négligent de munitions et de possession de munitions alors que cela lui était interdit.
Comme la Couronne s’est objectée à sa remise en liberté, M. Auclair demeurera incarcéré jusqu’à son enquête sur remise en liberté qui devrait avoir lieu le 18 décembre.
Une autre accusée, Mona Bérubé, 46 ans de Saint-Paul-d’Abbotsford, a ensuite été conduite dans le box des accusés où on lui a énoncé une série de conditions qu’elle devra respecter si elle désire demeurer en liberté le temps des procédures.
Mme Bérubé est accusée d’avoir eu en sa possession un montant d’argent de moins de 5000 $ ayant été obtenu de façon criminelle, de possession de cannabis et d’amphétamines dans le but d’en faire le trafic et de trafic de drogue.
Jonathan Bourelle, âgé de 21 ans et résidant à Marieville, a pour sa part été accusé de complot, de possession de cocaïne dans le but d’en faire le trafic et de trafic de drogue.
Un Rougemontois de 37 ans, Richard Paul, a lui aussi été accusé de trafic de drogue.
Maison de débauche
Chantal Cassivi, 41 ans de Marieville, elle aussi appréhendée la veille au Kiosk, devra faire face à des accusations de complot, de trafic de drogue et de s’être trouvée dans une maison de débauche.
Nathalie Racicot, 42 ans de Marieville, et Chantal Girardot, 39 ans de Cowansville, ont elles été accusées de s’être trouvées dans une maison de débauche.
Toutes ces personnes, mis à part Pierre Auclair, ont été remises en liberté sous certaines conditions et devront revenir en cour le 2 mars prochain.
En fin d’après-midi, hier, deux des trois bars visités jeudi lors de l’opération de la SQ, le Gentlemen de Marieville et la Brasserie 112 de Saint-Césaire, avaient déjà rouvert leurs portes après avoir été fermés temporairement jeudi. Le stationnement du Kiosk était, quant à lui, complètement vide et personne ne répondait au téléphone.
source : La Voix de l’Est