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(Québec) André Allard, l’auteur de la demande de permis pour l’exploitation d’un bar de danseuses (L’Industri Elle) dans le parc industriel et portuaire de Bécancour, ne possède aucun casier judiciaire.
Pas de casier judiciaire mais une cause pendante

Me Guy LeBlanc, le pdg de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, s’est entretenu avec le maire de Bécancour, Maurice Richard, entre deux séances de la Régie des alcools, des courses et des jeux, hier, à Québec.

L’homme qui demeure dans le secteur Saint-Charles de Drummondville a toutefois une cause pendante devant les tribunaux puisqu’il doit faire face à une accusation de culture de cannabis, tout comme son père, Fernand Allard, sa mère, Clémence Labonté, et son frère, David Allard.

Témoignant, hier, à Québec, à l’audition convoquée par la Régie des alcools, des courses et des jeux, l’agent patrouilleur Rémi Laverdière, de la Sûreté du Québec de la MRC de Bécancour, a indiqué que l’accusation de culture de cannabis contre les quatre membres de la famille avait été portée à la suite de deux perquisitions faites en2007 sur le terrain boisé de la mère, situé dans la rang 3 à Princeville, à la suite d’une information anonyme reçue du public en juillet 2006.

Lors de la première perquisition effectuée dans le cadre d’une opération Cisaille, les policiers ont trouvé 1322 plants de cannabis en terre et 64 autres plants la deuxième fois. Selon le policier, la valeur marchande de cette saisie avait été évaluée à plus de 2 millions $.

André Allard, qui a dû faire face à un interrogatoire serré de la part des deux régisseurs, Me Jean Provencher et Carole Fréchette, et de la procureur de la Régie, Me Joyce Tremblay, a dit que lui et son frère avaient été accusés parce que son père avait dit aux policiers que «lui et son frère étaient là-dedans».

Or le demandeur du permis a soutenu que c’était totalement faux, affirmant même qu’il n’avait jamais vu de sa vie un plant de cannabis. Le policier Laverdière a toutefois lu des déclarations écrites des deux parents qui affirmaient le contraire. La cause est présentement rendue au stade de l’enquête préliminaire.

André Allard a indiqué qu’il n’avait jamais reparlé à ses parents depuis ce temps, et ce, jusqu’à samedi dernier, alors que lui, sa femme et leurs deux enfants âgés de 9 et 12 ans se sont rendus sans prévenir chez ses parents à Princeville pour leur demander des explications.

Dans son témoignage d’hier, André Allard a aussi soutenu que son père allait changer sa version lorsqu’ils vont passer de nouveau en cour et qu’il allait retirer les noms des deux fils du dossier. «Il a fait une erreur. Il a voulu s’en dégager mais il s’est mis les pieds dans les plats», a-t-il dit.

Il a dit aux deux régisseurs que son père pourrait leur écrire une lettre ou même aller les rencontrer pour leur offrir sa nouvelle version des faits. Après avoir pris la chose en délibéré, Me Jean Provencher a indiqué qu’il était prêt à rencontrer le père mais que la mère devra y être aussi.

Une nouvelle date devra donc être fixée pour cette rencontre et ce n’est que par la suite qu’une décision sera rendue sur la demande de permis de bar avec autorisation de spectacles (avec nudité) et danse contact.
Questionné à propos de son expertise

Quand le régisseur, Me Jean Provencher, l’a questionné à propos de son expertise dans le domaine, M. Allard a répondu: «Je sais comment ça fonctionne. Ça fait environ 20 ans que je fréquente les bars de danseuses comme client à raison de 5 ou 6 heures par soir.» Toutefois, quand il a été questionné sur son âge, 34 ans, il a convenu que ça ne faisait que 16 ans puisqu’il avait commencé à fréquenter ces lieux à l’âge de 18 ans.

Jusqu’au 1er janvier dernier, M. Allard, qui souffre d’une limitation fonctionnelle (invalidité partielle) permanente, était propriétaire de la compagnie A. Allard inc. qui avait son siège social à sa résidence. Il y transportait des dépoussiéreurs pour la compagnie qui les fabriquait. C’est en revenant de faire ses livraisons qu’il arrêtait tout le temps dans les bars de danseuses.

S’il obtient son permis, son bar sera ouvert de 15 h à 3 h du lundi au samedi. Il y aura des danseuses à compter de 18 h. Une fois par mois, le dimanche, ce serait des danseurs. Les danseuses entreraient en action à 18 h et lui-même agirait comme portier tous les soirs de 18 h à 3 h.

Il y aurait un système de caméras de surveillance à l’intérieur et à l’extérieur et des affiches indiquant: pas de drogue, pas de cigarettes à l’intérieur. Il y aurait des isoloirs mais n’y tolérerait aucun acte sexuel.

Il a admis être préoccupé par le crime organisé. Quant aux motards, ils sont presque tous en prison, a-t-il dit. Il compte investir entre 50 000 $ et 75 000 $ pour aménager le bâtiment situé au 8405, boulevard Raoul-Duchesne, et un autre 80 000 $ pour en faire l’achat, dans un an ou deux, après l’avoir loué entre-temps.

L’urbaniste de la Ville, Charles Hamel, et le pdg de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Me Guy LeBlanc, ont expliqué pourquoi leurs deux organisations s’opposaient à l’émission du permis. La Ville l’a fait par le biais de sa résolution et M. LeBlanc a surtout invoqué des raisons de sécurité des travailleurs dans les usines et de sécurité aussi en rapport avec la circulation lourde dans le parc industriel.

Présent à l’audition mais sans témoigner toutefois, le maire de Bécancour, Maurice Richard, a indiqué que si le permis était accordé par la Régie, M. Allait devrait remplir des conditions très précises avant d’ouvrir son commerce.

Source (Cyberpress)

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